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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 22:52
13.5.2017 le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima.

Qui était Francisco Marto, le petit berger qui a vu la Vierge à Fatima ?

 
 
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Le 13 mai prochain, le pape François sera au Portugal pour le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima. À cette occasion seront canonisés deux des trois enfants qui y ont vu la Sainte Vierge en 1917 : Francisco et Jacinta Marto.

Nous sommes en 1917, l’Europe est en pleine guerre. Les trois petits bergers – Francisco, Jacinta et Lucia — font paître leur troupeau dans la Cova da Iria (« Anse d’Irène »), à environ 2 kilomètres de Fatima, lorsqu’une « Dame plus resplendissante que le soleil » leur apparaît, tenant dans ses mains un chapelet tout blanc. Par trois fois, avant cette première apparition (sur six), un ange était venu les avertir, leur prédisant « un événement de grâce divine » et les invitant à offrir « prières et sacrifices en guise de réparation pour les péchés des hommes ». Une vision qui restera gravée dans leurs cœurs et dont ils ne parleront à quiconque, si ce n’est Lucia, leur cousine, bien plus tard.

Qui sont les deux jeunes enfants que le pape François canonisera le 13 mai prochain, lors de son pèlerinage à Fatima ? Aleteia vous propose de commencer par la découverte de Francisco, dont beaucoup de témoins affirment avoir reçu des « dons de grâce » après lui avoir demandé de prier pour eux. En attendant le deuxième volet de la série, consacré à Jacinta.

Francisco, sa vocation

Francisco était le dixième d’une fratrie de onze enfants. Il était d’une « obéissance exemplaire » confièrent ses parents Olimpia et Manuel Marto. Un enfant « patient, doux et réservé, enclin à la contemplation ». Dans le jeu, il acceptait gentiment la défaite, et même s’il gagnait et ses camarades s’obstinaient à lui ravir sa victoire, il se pliait sans broncher. Il avait également une tendance à l’isolement et ne se préoccupait pas si les autres tendaient à le laisser un peu à l’écart. Selon divers témoins, il aimait le silence et ne cherchait jamais la bagarre. Le petit berger adorait la nature, la poésie et la musique, et avait un grand cœur.

 

La Vierge Marie, lors de sa première apparition, le 13 mai 1917, lui prédit qu’il irait bientôt au ciel, mais qu’avant il devait réciter beaucoup de chapelets. Ce que je le jeune Francisco fit jusqu’à sa mort, le 4 avril 1919, emporté par une grippe espagnole, qu’il accueillit comme « un don immense » pour consoler le Christ — »si triste à cause de tant de péchés « , disait-il — pour racheter les péchés des âmes et gagner le paradis », rapportent les biographes. Le site de référence des apparitions de Fatima en Belgique, Fatima.berapporte le récit de personnes présents durant ses derniers jours :

« Un jour, deux dames s’entretenaient avec lui, et l’interrogeaient au sujet de la carrière qu’il voudrait suivre quand il serait grand:
— Tu veux être charpentier ? dit l’une d’elles ;
Non, madame, répondait l’enfant.
— Tu veux être militaire ? dit l’autre dame ;
Non, madame.
— Tu ne désirerais pas être médecin ? ;
Non plus.
— Moi je sais bien ce que tu voudrais être… Être prêtre ! Dire la messe, confesser, prêcher… N’est-ce pas vrai ? ;
Non madame, je ne veux pas être prêtre.
— Alors que veux-tu être ? ;
Je ne veux rien ! Je veux mourir, et aller au Ciel !  »

« C’était là une vraie décision », confia Antonio, le père de Francisco. Deux jours avant sa mort, Francisco demanda à faire sa première communion et confia à sa petite sœur Jacinta : « Aujourd’hui je suis plus heureux que toi, parce que j’ai Jésus dans mon cœur ! ». Le 10 au soir, avant d’expirer, il dira à sa maman : »Regarde maman, cette belle lumière, là près de la porte ! Maintenant je ne la vois plus ! », dans un beau sourire angélique, sans souffrance ni gémissement. Le jeune garçon n’avait pas encore 11 ans ! La Mère de Jésus le lui avait promis. Elle serait venue s’il priait beaucoup de chapelets. « Il en priait neuf par jour et avait fait des sacrifices héroïques », pour éviter les péchés. Et quand il n’eut plus la force de les réciter — « Oh, maman ! Je n’ai plus la force de dire le chapelet, et les Ave Maria que je dis, je les dis avec tellement de vide ! », disait-il — sa maman consola son âme plein d’amertume en lui disant : « Si tu ne peux réciter le chapelet avec les lèvres, lui disait sa mère, récite-le avec le cœur. Notre-Dame l’entend aussi bien ; elle en est aussi contente ! ».

La dépouille de Francisco restera dans le cimetière paroissial jusqu’au 13 mars 1952, date à laquelle elle fut transférée dans la chapelle à droite du Grand Autel de la basilique Notre-Dame du Rosaire à Fatima. Juste en face de la dépouille de sa petite sœur, déposée le 1er mai 1951, soit un an auparavant. À leurs côtés, la dépouille de leur cousine, sœur Lucia, déposée le 19 février 2006.

Les humiliations de Francisco

Que d’humiliations subies par ce petit garçon, lorsque la nouvelle de la première apparition de la Vierge s’ébruita dans le village d’Aljustrel où il vivait avec sa famille. À l’école, on se moquait de lui, jusqu’à son propre maître qui ne croyait pas en Dieu et le traitait de « faux voyant ». Mais Francisco ne se plaignait jamais, supportait tous les affronts verbaux et physiques sans rien dire, au point que ses parents n’en surent jamais rien. « Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort », avait prévenu la Vierge Marie aux trois pastoureaux.

© Public domain
Les trois pastoureaux de Fatima © Public domain

Sa récompense sur Terre

17 ans après le pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, en mai 2000, au cours duquel Francisco fut béatifié avec sa sœur Jacinta (48 ans après l’ouverture du procès), le pape François revient sur les lieux pour célébrer le centenaire des apparitions et proclamer, le 13 mai prochain, leur canonisation, qui fera d’eux les premiers enfants, frère et sœur,  non-martyrs, à devenir saints ensemble, et ouvrira la voie à la béatification d’autres enfants morts si jeunes en « odeur de sainteté ». Le premier miracle obtenu par leur intercession et retenu pour leur béatification, était la guérison, le 25 mars 1987, de María Emilia Santos, de Leiria (Portugal), paraplégique, suite à une neuvaine récitée lors d’une retraite pour les malades, à Fatima. Le deuxième miracle retenu pour leur canonisation est la guérison d’un bébé portugais mais vivant en Suisse, Felipe Moura Marques, diabétique de naissance (diabète 1) et déclaré « incurable »

Lucie, leur cousine, qui fut aussi témoin des apparitions, pourrait elle aussi être béatifiée puis canonisée, mais son décès est récent (2005). L’enquête diocésaine pour sa béatification a été clôturée solennellement le 13 février dernier.

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Published by Soeurs Franciscaines de N Dame des Douleurs - dans Biographie
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