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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 21:20
Tekst artykułu po polsku można znaleźć na stronie: www.serafitki.pl
 
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Biographie de Sœur Eligia Léopoldine STAWECKA

(1896-1933)

 

Née le 11 novembre 1896, à Bochnia (près de Cracovie- Pologne), s. Eligia était la fille de Michel et Marie, née Depta. Au baptême, elle a reçu deux prénoms: Léopoldine et Julie, mais on l’appelait par un petit nom, Olga. Elle avait cinq frères et sœurs. Ses parents avaient des caractères différents et leurs conceptions du monde comme de l’éducation des enfants était également à l’opposé. Michel employé au chemin de fer est devenu pensionné civil après un grave accident de travail. Il s’est alors désintéressé de sa famille et s’est lié avec les libres-penseurs. Sa mère, par contre, très pieuse et vertueuse s’est consacrée à l’éducation de ses enfants en leur inculquant les valeurs chrétiennes. Olga a écrit des années plus tard: « inculqué depuis mon enfance, le devoir de travailler pour la communauté est devenu le but de ma vie. » Elle a dédié aussi à sa mère un poème:

« A toi, à toi, Mère, je te dois d’aimer le Maître comme une enfant,

Car cet amour je l’ai tété de ton sein et avec cet amour j’ai aimé Dieu (…)

Mère, tu m ‘as montré

La vie monastique quand j’étais petite

Dans ses actes si grands et saints

Incompris dans le monde. »

 

Olga, grâce à sa mère, pouvait développer les traits positifs de son caractère. Son frère la décrite ainsi: « Depuis son plus jeune âge, elle se distinguait par un vif tempérament, une grande sensibilité, l’ambition, l’honneur et l’amour de la patrie. »

Elle était animée par le besoin d’agir. De même, se développait chez elle la recherche de la contemplation, de la nature, de la solitude et des conversations avec Dieu et les Saints. Elle a écrit à sa camarade: « Elevée au milieu de la nature riche et sauvage, j’aime du fond du cœur chaque brin d’herbe, fleur, etc.…, car tout ceci me lie avec ce que j’aime. »

Elevée au milieu de la confrontation entre son père et sa mère, elle a développée les qualités de courage, volonté, prise de risques, sacrifice. Elle a appris à surmonter le mal, aller toujours de l’avant, éviter la passivité et l’ambiguïté ainsi que combattre pour le bien.

Depuis son enfance, elle rêvait de partir en mission et de subir le martyr. A six ans, elle priait: «  Père, Toi qui à réalisé tant de miracles, fais pour moi un miracle, que je devienne un garçon et remplisse la mission pour mourir pour Ta vérité. »

Elle confiait ses rêves à un Saint imaginaire qu’elle « emmenait » dans les coins solitaires. Lorsqu’elle était déjà religieuse, elle a noté : « Quand le révérend Père Ange parlait du Saint Père, je revenais à la vie et le suivais à Assise, car c’était le Saint de mon enfance. »

 

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Olga grandissait à l’époque où la Pologne, privée de son indépendance, était partagée en trois et se trouvait sous la domination de l’Autriche, la Prusse et la Russie (*1).

*1 . Olga vivait dans la partie annexée par l’Autriche.

Les polonais ont profité de la Première Guerre Mondiale de 1914, pour reconquérir leur liberté. A l’âge de dix-sept ans, elle a participé activement à la renaissance du pays en faisant partie des Légions Polonaises. L’amour de sa Patrie, est devenu pour elle une grande passion. En évoquant ce moment, elle a écrit: «  L’âme et le corps étaient libres- les ailes brisées se sont levées sur mes épaules- je pouvais voler, réaliser mes espoirs d’enfant, le rêve s’est concrétisé, le profond désir est devenu réalité, j’étais un soldat polonais et j’allais au combat pour la sainte cause. Je ne désirais rien d’autre. »

 

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Elle n’est pas restée longtemps au front, car, après la mort de son père, elle est revenue à Bochnia à la demande de sa mère. Après avoir suivi les cours d’infirmière à Cracovie, elle a commencé à travailler à l’hôpital de Cracovie et ensuite à l’hôpital autrichien de Bochnia, où elle a soigné les légionnaires et facilité leur fuite.

En 1918, lorsque les ukrainiens ont envahi la Galicie, des combats ont eu lieu entre les polonais et les ukrainiens. Léopoldine ayant réuni quelques dizaine de camarades est partie pour Lwow et s’est engagé dans la légion en cour de formation, nommée « Légion des femmes volontaires ». Elle a offert toute son énergie et son enthousiasme à la nouvelle organisation et était prête à donner sa vie pour sa Patrie. Elle écrivait: « On nous nourrissait avec des betteraves, le froid était intense, nous étions peu couverts, nous obéissions aux ordres- non pour des couronnes (*2), ah non-nous donnions avec joie tout ce que nous avions de plus cher à notre Patrie. »

D’autres personnes ont évoqué leurs souvenirs: « Elle s’est distinguée par sa bravoure exceptionnelle sans se ménager avec les « orleta », dont le sang a coulé généreusement dans ce mémorable combat. »

Elle était très estimée et sa piété comme sa droiture étaient soulignées. Au front, elle continuait à combattre aux côtés de son frère pour Lwow. Ce dernier a précisé: « Plus d’une fois, elle passait plusieurs heures dans les tranchées sous le feu de l’artillerie. »

En 1918, elle a obtenu le diplôme de « maturité de l’Armée » et en 1919, la distinction « orleta » avec le grade de sous-lieutenant. Après le combat à Leodyka, elle a assurée à Stanislawow le commandement du régiment en qualité de première commandante indépendante. Puis en janvier 1920, celui de la légion de Lwow. Pendant les combats, elle rencontrait de fortes personnalités qui l’entraînaient à réaliser de grandes actions et à réfléchir sur la vie. Elle admirait, en particulier, Joseph Pilsudski, le considérant comme modèle de chef de patriote et Père de la Patrie. Elle admirait aussi les commandants de l’armée auprès desquels elle trouvait le même idéal de la Patrie. Ce sont eux, en grande partie, qui l’ont formé en confirmant le bien-fondé du sacrifice et de l’enthousiasme. Les écrivains polonais l’influençaient également. Elle s’était liée d’amitié avec Gabriela Zapolska et a noté dans ses mémoires: « Zapolska m’a donné beaucoup d’elle-même, elle m’a donné l’arme pour combattre et m’a ordonné d’en sortir invaincue. »

Parmi les personnes qu’elle admirait il y avait le capitaine Joseph Popkowski, plus âgé de douze ans. Elle l’a aimé en voyant en lui le reflet de sa propre âme. Le considérant comme ami et patriote au même idéal, elle a consenti à l’épouser en février 1920.

En prenant cette décision, elle n’a pas pensé aux droits et devoirs qu’impliquait le mariage. Après la victoire des armées de Pilsudski, le gouvernement soviétique se préparait à la contre offensive. Léopoldine a combattu aux différents points stratégiques ( Bérézina, Wilno, Varsovie). Elle a été blessée au poumon droit, mais sans attendre la guérison, elle a participé activement, en août 1920, à la défense victorieuse de Varsovie appelée « Miracle sur la Vistule ».

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*2. Monnaie autrichienne.

Pour son combat à Wilno, elle a été promue lieutenant de l’Armée polonaise et a reçu les distinctions « Croix des Valeureux » et « Pour la Peine Offerte ».

En décembre 1920, elle a pris le commandement de la légion de Varsovie.

L’idéalisme qu’elle ressentait depuis son enfance et qui s’est développé dans ses rêves et actes héroïques, sa foi en Dieu et sa fascination de l’homme ont été soumis à rude épreuve. Avec la stabilisation politique, la légion des femmes volontaires a été réorganisée et l’enthousiasme et grandeur d’âme des soldats et femmes légionnaires sont retombés. La vie quotidienne a pris le dessus et il lui était difficile d’admettre les faiblesses des gens qu’elle considérait sans défauts, sa foi en l’homme s’était brisée. Ceci a provoqué chez elle une crise intérieure. « Je voulais me porter ainsi que d’autres sur les cimes-la douleur, hélas, a brisé mes envolées. »

Ce qui la faisait souffrir c’était l du gain dans les milieux militaires et la recherche du confort. Déçue, elle a demandé, en février 1921, un congé indéterminé suivi de sa démission du service militaire. Son monde étant tombé en ruines, elle s’est trouvée plongée dans une profonde souffrance.

Elle pensait que son mari était en grande partie responsable de sa déception. Elle se sentait trompée par son changement d’attitude en ce qui concerne, en particulier, les idéaux et promesses faîtes avant le mariage.

Très jaloux, il limitait son cadre de vie ce qui la rabaissait douloureusement aux affaires terre à terre. Terriblement déçue, elle n’a pas rempli le devoir de vie maritale en tenant compte que c’est par la grâce de Dieu qu’elle a pu rester fidèle à ses idéaux. En qualité de « virgo intacta » elle a entrepris des démarches pour annuler son mariage. Au printemps 1921, elle a réussi, pendant son séjour dans le berceau familial de Bochnia, a surmonter sa crise intérieure. « J’ai tellement ressenti de déceptions auprès des gens que je vénérais comme des Saints, que j’admirait, que je prenais comme exemple et que j’aimais, que maintenant dés qu’on me parle de grandeur d’âme je répète tristement comme Tetmajer: « Je ne vais plus jamais chercher l’âme chez l’homme, moins il y en a, mieux c’est. » Mais quelque fois une petite lueur d’espoir éclairera ma pensée que je rencontrai des gens- sans chercher. »Leopoldyna pełna życia

Avec l’espoir est né le désir de recommencer une nouvelle vie. Elle a écrit:

« Christ, mon Maître

Sans Toi, sans la foi forte,

Chaude comme les rayons du soleil

Je ne serai que poussière

Je ne suis pas seule

Lui, mon Dieu, est avec moi. »

Elle priait de plus en plus souvent en lui demandant aide et grâce. A nouveau, elle s’est intéressée activement au plébiscite qui a eu lieu en Haute Silésie et a pris part, en mai 1921, à l’insurrection de la Silésie. C’était son dernier ralliement ou combat armé.

Elle a également essayé de sortir de sa crise en correspondant avec l’écrivain polonaise Hélène Mniszek, correspondance qui s’est poursuivie jusqu’à la fin de sa vie. Au moment de sa déception sur le genre humain, elle a trouvé une amie qui lui a permis de s’ouvrir sur autrui. L’optimisme revenu, l’incitait à travailler pour sa Patrie bien-aimée. Elle a crée avec une amie une école ménagère pour les femmes pauvres ou démunies dans la rue. Elle pensait aussi au travail d’infirmière et ressentait de plus en plus en fort l’appel de la vocation et le besoin de rentrer dans un monastère.

Dans ses mémoires, elle a écrit: « J’ouvre grand les yeux et regarde le monde. J’aimerais travailler, mais que ce travail soit productif et remplisse un but ici, hélas, malgré mes recherches je ne trouve rien (…). J’aimerais tellement donner quelque chose de moi à ces petits, faibles. J’ai encore assez de forces. Si je n’étais pas idéaliste, rêveuse, je me sentirais bien ici, comme d’autres (…) j’irais au pied du Crucifié et lui ferais une promesse de toujours le servir. »

Elle est rentrée en juin 1922 chez les sœurs Felicjanki à Czechowice-Dziedzice. En qualité de postulante, elle a travaillé comme institutrice à l’école communale dirigée par les Sœurs. Elle a quittée la Congrégation en décembre 1923, car elle devait régler la dispense de son mariage qu’elle n’a obtenue seulement qu’au mois d’août 1924. Après avoir reçu la dispense « Matrimonium ratum non consumatum », de Rome, elle a été reçue à la Congrégation des Filles de Notre-Dame des Douleurs-Serafitki à Oswiecim. Elle a évoqué son attente patiente en vue de la réalisation de sa vocation dans le poème:

« A travers le champ ensanglanté de mon âme

Je vais où est mon Dieu, mon Maître

Au milieu des fleurs, à travers les épines

Je vais avec constance et fidélité

Là ! Sur les cimes du seul Golgotha

D’où je développerai les envols de mon âme. »

L’amour du Christ ainsi que le renoncement de soi-même étaient ses motivations pour rentrer dans les ordres. Dès le début, elle a pris des décisions concrètes: ne rien désirer sauf l’amour de la volonté de Dieu et les moyens de se sanctifier, rechercher l’humilité, la patience et le silence.

L’entrée dans la Grâce de Dieu liée à son engagement dans la vie monastique lui a apporté la paix. Hélène Mniszek a fait ce commentaire: « Après ces combats et ses dépressions, un revirement salutaire de l’âme et du cœur s’est manifesté relativement vite. J’ai eu l’impression que c’est Dieu lui-même qui l’a inspirée, car elle a réussi à éliminer toutes ses idées, pensées et sacrifier sa vie au Christ. Je peux dire que ce revirement est arrivé presque brutalement. L’amour de Dieu lui a permis d’accepter la vie monastique et de se soumettre aux habitudes et aux règlements de l’Ordre. Cela n’a pas été facile. Avec patience, elle apprenait à se surpasser pour s’ouvrir aux valeurs des vocations. Elle suivait volontiers la formation en se soumettant à l’Esprit Saint et aux directives de la Communauté. Après le Postulat, elle a été reçue au Noviciat qu’elle a commencé le 29 novembre 1925. Au moment de la prise d’habit, elle a reçu le nom de Marie Eligia. A cette occasion elle a écrit: « Je vis dans la plénitude du plus grand bonheur sur Terre. »

 

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Les Sœurs se souvenaient de S.Eligia comme d’une novice soumise, obéissante, travailleuse, pratiquant la mortification, se distinguant par une grande humilité et un esprit de sacrifice. On remarquait son renoncement à soi même et son esprit de pénitence. Elle mentionnait dans ses souvenirs qu’elle se sentait aimée de Dieu et qu’elle était prête à tout pour son amour. Les Sœurs la voyaient souvent à genoux en adoration. Sa participation à la Crucifixion du Christ a été renforcée par son acceptation de la maladie des poumons. C’est pendant la préparation d’une jeune fille de vingt-deux ans au baptême que la tuberculose, contractée déjà dans l’armée, s’est développé complètement. Elle a été transportée au sanatorium pour une cure de longue durée et a dû interrompre son noviciat. Interrogée si elle n’a pas peur d’une grave maladie, elle a répondu: « Selon la volonté de Jésus même si je reste peu de temps au couvent, mais pour Jésus pourvu que je sois Sainte. »


Après sa convalescence, elle a pu entrer pour la seconde fois au noviciat en 1927. Elle a prononcé ses premiers vœux le 20 juin 1928.

Porucznik Olga Stawecka

Les fruits d’ouverture à la grâce de Dieu sont apparus chez S.Eligia dans sa manière de vivre le vœu d’obéissance. Auparavant, en tant que soldat, elle affirmait : « dans la vie il faut savoir donner des ordres ». Par la suite, elle répétait souvent  « l’accomplissement de la volonté de Dieu c’est la prière de mon cœur ».

Cela a été pour elle un grand acte d’obéissance d’accepter de travailler à la Maison de l’enfant à Oswiecim en qualité d’éducatrice. Elle ne se sentait ni prédisposée ni préparée à cette tâche.  De plus, les capacités pédagogiques lui faisaient défaut. D’après les Sœurs, elle ne réussissait pas parfaitement dans ce travail bien qu’elle y mettait tout son cœur. Son entourage se rendait compte que pour accomplir la volonté de Dieu, elle était prête à se perdre.

S.Eligia se distinguait par la pauvreté et l’humilité. En particulier, la petite croix en bois qu’elle portait sur son habit depuis ses premiers vœux l’aidait à appliquer son vœu de pauvreté :

«  Oh repose sur mon cœur, Toi ma richesse

Tu es plus précieuse que les Rois, les Seigneurs,

Et mon cœur te présente au-dessus du sceptre

Pauvre croix en bois!

Le vœu de pauvreté la confrontait aux idées actuelles en ce qui concerne l’autosuffisance. Devoir solliciter le nécessaire provoquait son refus. Elle tâchait de surmonter ces difficultés et humblement elle imitait le Maître. En contemplant la souffrance de Jésus-Christ, elle se contentait des affaires usagées ou refusées par les autres. Sa liberté intérieure se développait de plus en plus en se limitant à ce qui est simple et modeste. Les Sœurs dans leurs souvenirs soulignaient son extrême pauvreté. En plus des vœux de pauvreté et d’obéissance elle désirait profondément observer le vœu de pureté. Elle considérait ce vœu comme un joyeux don à Dieu. Autant dans le passé il lui coûtait de rester vierge autant maintenant tout son amour était dirigé vers le Bien-aimé et ce grand amour la rendait heureuse. Elle priait le Christ :

(…) je désire que l’amour vers Toi, mon Maître et Seigneur, fasse des brèches dans mon pauvre cœur en se développant pour que tout mon être appelle ! Que chaque mouvement! Que chaque action! Que tout et tous aiment le Seigneur!

L’acceptation héroïque de la douleur indiquait son développement spirituel. Les progrès de sa maladie des poumons l’empêchaient de travailler et de servir. Ils l’obligeaient à être dépendante des autres et de supporter la douleur aussi bien physique que morale. Se sentant sans forces, elle demandait à Dieu : « Seigneur, je confie entre Tes mains saintes ma santé et ma maladie. Fais de moi ce que tu veux pourvu que je Te reste fidèle en tout ».

La vie monastique de S.Eligia entièrement consacrée à la profonde communion avec Dieu, était également vouée au service de l’homme. Cet amour du prochain provenant de l’amour de Dieu était chez elle très apparent et s’est manifesté dans la Communauté en essayant de rendre service aux Sœurs, de les écouter et prier pour chacune d’elles. Elle devait aussi, humblement, surmonter les tensions qui apparaissaient à cause de son tempérament et sa façon d’être. Sa personnalité hors du commun éveillait, en effet, dans son entourage: différents sentiments : très positifs chez certains, plus hostiles chez d’autres. Elle demandait de lui pardonner et de prier pour elle et présentait à Jésus tout mauvais sentiment provoqué par les méchancetés et accusations dans la prière :

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«  Maître bien-aimé, ne me permet pas de voir ce qui attiserait la révolte dans l’âme, entendre ce qui ne me concerne pas et prend dans l’âme une place inutile. Maître bien-aimé, je te supplie avec toute ma pauvreté infinie de me donner l’humilité du cœur et le discernement. Donne-moi l’oubli des moments douloureux par l’intermédiaire des mains chéries de la très Sainte Petite Mère. »

Une des Sœurs a fait ce commentaire : » Elle faisait impression, était énergique, bonne et intelligente. Elle était travailleuse, pleine d’amour et bienveillante envers les Sœurs.

Elle aimait aussi les enfants dont elle s’occupait à la Maison de l’Enfant. Malgré le manque de capacités elle essayait de créer une bonne ambiance. Elle exigeait l’ordre, la discipline, l’obéissance, mais était bonne, juste et charitable. Les Sœurs se souvenaient que les enfants l’aimaient et se rendaient compte qu’elle n’aurait pu réussir sans l’aide de Dieu :

« (…) C’était un être entier (…) Elle a dû beaucoup prier pour tout surmonter, car sans avoir faim de Dieu on ne sait que faire. C’était une personne agréable, belle, intelligente. » Elle donnait aux enfants ce quelle pouvait - amour temps, travail. Elle faisait le ménage, lavait, réparait les chaussures, cousait. Elle assurait par-dessus toute une éducation pratique en donnant un exemple personnel et des conseils. Tous ses efforts étaient soutenus par la prière et la confiance en Dieu. A la demande de ses supérieurs, elle a suivi les cours pour les éducateurs à Varsovie.

Le cœur de Sœur Eligia, rempli de Dieu, n’oubliait pas non plus sa famille. Des textes attestent ses prières fréquentes, neuvaines, offrandes de sa souffrance et même le sacrifice de sa vie.

Il faut également ajouter son profond sentiment d’appartenance à la Congrégation des Filles de N. D. des Douleurs. Elle s’intéressait vivement aux problèmes courants et consacrait son temps à les aider. Grâce à son travail et son sacrifice, elle obtenait des moyens financiers pour ses protégés, par exemple en vendant des objets de piété ou quêtant. Elle se sentait toujours et partout Séraphite et voulait être, comme elle le disait, une religieuse fidèle en granite. Sans relâche elle se façonnait pour parvenir à l’idéal tracé dans la Règle et les Constitutions.

Néanmoins, la fatigue et les sacrifices ont aggravé sa maladie des poumons. Tant qu’elle a pu elle a pris part aux prières communes et a assuré le service. Avec la perte de ses forces, elle continuait à servir la Communauté par la souffrance et l’acceptation de la volonté de Dieu. Elle a souligné son appartenance à la Congrégation en refusant à son frère Stanislas d’être enterrée dans le tombeau familial. Elle a écrit : « (…) Je désirais vivre dans la communauté et tu sais combien cela m’a coûté pour arriver au but, alors pour quelle raison je devrais maintenant la quitter. » Elle a prononcé ses vœux perpétuels sur son lit de mort en l932.S.Eligia Stawiecka est morte à Bialka Tatrzanska le 7 Janvier l933 à l’âge de 37 ans.

Siostra Eligia Stawecka

La Congrégation des Filles de N.D. des Douleurs pouvaient être fières d’avoir eu une Sœur aussi «  mûrie » par l’amour. La Communauté a organisé son enterrement en rapport avec la manifestation le 10.01.1933 à Oswiecim. Y ont pris part l’Armée polonaise, les représentants officiels de la ville et principalement t les camarades d’armes. Le cercueil était porté par les officiers et au cimetière des salves ont été tirées. De nombreux discours ont rappelé les mérites du Lieutenant Léopoldine Stawiecka - S.Eligia. En remerciements et pour honorer S.Eligia, les Sœurs ont organisé une réception. La mort de S.Eligia a attristé de nombreuses personnes. Pou r preuves les nombreux souvenirs et réflexions sur sa vie ainsi que des attestations des personnes affirmant avoir reçu l’aide de Dieu grâce à son intercession.

Hélène Mniszek a écrit :

«  Nature généreuse et exaltée, pleine d’enthousiasme pour tout c e qui est beau et élevé, nature particulièrement riche, héroïque, sincère et ensoleillée, pleine d’élan (…)On ne rencontre pas souvent un esprit semblable à Olga - S.Eligia un esprit capable de s’élever au-dessus de la vulgarité et l a grisaille de la vie matérielle, un esprit où se développe et fleurit l’idéal…Esprit clair, trouve là où tu t’es envolé tout ce que tu n’as pas atteint sur la terre. »

Extraits du carnet de S. Léopoldine Stawiecka - s. Eligia

1. L’âme et le corps étaient libres. Les ailes brisées se sont levées à mes épaules - il était permis de voler, réaliser les songes d’enfant, le rêve s’est accompli, le désir a pris corps, j’étais un soldat polonais et j’allais au combat pour la « Sainte Affaire «, je ne désirais rien de plus.

2. Je désire profondément donner encore quelque chose de moi à ces petits, faibles, prêterais un serment de soldat - je vais Le servir.

3. Je vis la plénitude du plus grand bonheur qui puisse exister sur terre.

4. (…) Je désire que l’amour envers Toi, mon Maître et Seigneur, fasse des brèches

dans mon pauvre cœur en se développant - pour que tout mon être appelle chaque

mouvement et chaque acte ! Que tout et tous aiment le Seigneur !!!

5. Christ, mon Seigneur, - sans Toi - sans la foi forte et chaude comme les rayons du soleil, je ne serais que poussière (…) Je ne suis pas seule, Lui, mon Dieu, est avec moi !

6. Je désire être une religieuse fidèle - en granite.

7. Mon très Cher Maître, je te supplie avec ma misère infinie de me donner l’humilité du cœur et de l’intelligence.

8. Réaliser la volonté de Dieu c’est la prière de mon cœur.

 

 

CONGREGATIONS DES FILLES DE NOTRE-DAME DES DOULEURS

Sœurs séraphites

La Congrégation a été créée à ZAKROCZYN - Pologne - en 1881 par le Bl. Père Honoré KOZMINSKI et la Mère Marguerite Lucja SZEWCZYK.

Le but principal de la Congrégation des Sœurs Séraphites est le service auprès des plus pauvres, des plus nécessiteux, délaissés religieusement et moralement. Le service parmi les malades et défavorisés est considéré comme un don particulier de Dieu. Les sœurs Travaillent également parmi les enfants handicapés, participent à l’œuvre d’Évangélisation en faisant le catéchisme et en éduquant dans les écoles maternelles ou foyers. Elles évangélisent dans les paroisses en qualité d’infirmières, d’aides à la sacristie et organistes.

La Patronne principale est Notre-Dame des Douleurs.

La Fête Patronale de la Congrégation tombe le l5 Septembre Notre-Dame des Douleurs.

La devise des Sœurs Séraphites : Tout pour Jésus par le Cœur souffrant de Marie.

 

 

(l'article traduit de polonais en français par Mme M.Renteux)

 

Leopoldyna przy chorych

 

 

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  • : Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
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