Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 21:16

La Bienheureuse, Sœur Sancja Janina Szymkowiak, est née le 10 juillet 1910 au village de Mozdżanów près d'Ostrów en Pologne. Elle est la plus jeune et la seule fillette des cinq enfants d'Augustin et Marianne née Duchalska.

Ses parents, gens consciencieux, travailleurs et profondément religieux avaient à cœur d'élever leurs enfants suivant les valeurs authentiquement chrétiennes. Ils commençaient et terminaient chaque jour et chaque repas par la prière, allaient souvent à l'Eglise, communiaient et le vif contact avec Dieu guidait leurs actes quotidiens à la lumière de leur foi. Lorsque les enfants faisaient des choses contraires à la morale chrétienne, leur mère leur disait: "Ceci ne plaît pas à Dieu". L'éducation religieuse dans la famille de Szymkowiak allait de paire avec l'éducation patriotique, car ils habitaient le territoire annexé par la Prusse où la politique d'occupation allemande était axée sur la lutte contre la nationalité polonaise et le catholicisme.

Jeanne, enfant vive et gaie, amenait à la maison un sourire insouciant et un bonheur joyeux. Les parents l'entouraient d'un amour particulier et son père l'appelait sa princesse. Elevée en contact direct avec la nature, dans un cercle de gens les plus proches et loin du tumulte, elle aimait la solitude. Enfant sage, elle obéissait à ses Parents et montrait de l'affection à ses frères.

            Ainsi, la Bienheureuse a emporté de la maison familiale une foi profonde, un amour chaleureux du cœur de Jésus, de forts principes moraux, un goût marqué pour le travail consciencieux et systématique ainsi qu'un comportement sérieux de ses obligations.

            Après trois ans d'études à l'école élémentaire allemande à Szklarce, elle a commencé à fréquenter, en 1919, le Lycée à Ostrów en Poznanie. A l'âge de 9 ans, elle a dû quitter ses parents et vivre en pension. Elle se comportait dans son nouveau milieu comme à la maison en priant tous les jours dans le recueillement et allant souvent à l'église. Bien que naturelle et gaie, on pouvait remarquer qu'elle était d'un autre monde qu'elle ne découvrait pas à son entourage; elle aimait Dieu par dessus tout et Il était le seul but de ses aspirations. En 1921, ses parents ont acheté une maison  à Ostrów  et grâce à cela elle a pu retrouver sa famille. 

A l'école, elle était une élève assidue et ambitieuse; elle se distinguait par sa conduite exemplaire, sa simplicité exceptionnelle et sa grande honnêteté. C'était une camarade éprouvée prête à venir en aide à tout instant.

Elle ne montait jamais qu'elle était issue d'une famille aisée. Au contraire, elle attirait ses camarades grâce à sa simplicité, sa spontanéité et son sens de l'humour. L'amour délicat de ses proches et l'écoute de leurs besoins caractérisaient les dispositions de son âme. De ce fait, son influence était ennoblissant.

En mai 1928, elle a passé le Baccalauréat et pour la première fois ses projets personnels divergeaient de ceux de ses parents qui désiraient la marier et la garder près d'eux pour leurs vieux jours.

Elle a réussi à les convaincre et en 1929 elle a entamé ses études de Philologie romaine à l'Université de Poznań. La période des études a été caractérisé par un travail intellectuel intensif, une profonde vie intérieure et une activité caritative et apostolique.

Elle commençait chaque jour, par aller à la messe ; sa foi profonde donnait un sens et une valeur à toute sa conduite qui se manifestait dans des actions concrètes, d'amour du prochain. Comme étudiante, elle prenait une part active dans les travaux de la Société des Enfants de Marie: réunions, conférences, retraites tout en faisant de l'apostolat discrètement et efficacement. Les différents miséreux du quartier pauvre de Poznan, appelé "quartier des plaisirs" la connaissaient bien, car elle leur venait en aide en fonction de ses forces et de ses possibilités. Ce travail exigeait non seulement un sacrifice héroïque mais également du courage.

                    Dans le milieu étudiant, elle était connue comme toujours gaie, sereine, équilibrée et pieuse. Une de ses camarades racontait: "Elle n'émettait aucune critique et ne parlait de personne. Je ne me serais pas risquée de dire du mal de quelqu'un en sa présence". Bien qu'elle fut plutôt une personne secrète et ne s'imposant pas, elle exerçait inconsciemment, par sa conduite et sa vie, une influence sur son entourage qui percevait sa "différence"- ses propres paroles dites à une camarade au sujet de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus prouvaient que ses aspirations étaient clairement définies. Elle m'a dit - se rappelle Janina Gołębiowska- "Son nom (Ste Thérèse) était inscrit au Ciel et moi également je veux devenir sainte". Ce désir devenait réalité dans la vie ordinaire d'étudiante au milieu du travail et de la prière.

                   En 1934, profitant de l'invitation des Oblates du Cœur de Jésus, elle est partie pour Montluçon afin d'améliorer son français en vue de sa Maîtrise. Pendant son séjour en France, elle a pris part à un pèlerinage à Lourdes qui comme elle l'écrit elle-même: "a décidé de tout mon avenir et ne rentrant pas dans ma famille, j'ai commencé le postulat chez Oblates". La graine de vocation qui s'est développée chez elle depuis son enfance a mûri, probablement, là-bas aux pieds de la Mère de Dieu qu'elle aimait tellement et s'est manifestée par une décision claire et nette. 

                     La Providence néanmoins avait d'autres projets à son égard. Rapidement, à la suite de fortes pressions de sa famille, elle a été obligée de quitter le couvent, après 7 mois de séjour, et de rentrer dans son pays. Cela a été une profonde épreuve morale. Pourtant, elle ne se décourageait pas. Son entier dévouement au Christ lui a donné des forces pour surmonter toutes les difficultés et sa confiance illimitée en Dieu lui a permis d'être heureuse de ce qu'elle endurait.

                     De retour à la maison, elle pensait toujours à sa vocation religieuse et ses parents voyant sa façon de vivre étaient sûrs qu'elle ne renoncerait pas à ses projets malgré leurs exhortations. Sa mère l'a envoyée chez son frère  l'Abbé Eryk, curé à Drobnin, en espérant qu'il l'en dissuaderait. L'Abbé Eryk, par contre a compris sa Sœur mieux que quiconque et a voulu l'aider à découvrir la volonté de Dieu. Pour ce faire, il l'a mise en contact avec les Sœurs  de Notre Dame des Douleurs qui travaillaient dans sa paroisse. Lorsqu'elle a connu le travail des Sœurs, elle s'est rendu compte que Dieu l'appelait justement dans cette Congrégation  et le 27 Juin 1936 elle a demandé qu'on l'accepte à la Maison Provinciale de Poznań sise 13, rue St. Rocha.

                     Lors de la prise d'habit, le 29 juillet 1937, elle a reçu un nouveau prénom: Maria Sancja. Elle a décidé alors fermement: "Je dois devenir sainte à tout prix" et sans réserve elle s'est donnée à Dieu. Fidèle à la règle conventuelle, obéissante aux recommandations des supérieures, elle savait, grâce à sa foi profonde, percevoir la volonté de Celui qu'elle a choisi. Depuis le début de sa vie monacale, elle désirait faire partie des Sœurs humbles et oubliées. Pour ce faire, elle évitait toute manifestation qui la distinguerait et attitude qui l’élèverait au-dessus des autres. Son esprit de prière, de mortification et de reniement rayonnait sur l'entourage et éveillait une opposition chez les moins ferventes. La Mère Générale de l'époque en a témoigné par ses paroles: "dans une certaine mesure, l'entourage n'est pas capable de la comprendre".

                  Au couvent, la Bienheureuse était chargée de différentes activités: éducatrice, institutrice, interprète, tourière, responsable du réfectoire. Les travaux nombreux et pénibles ne la détournait pas de Dieu, car elle réalisait la moindre chose par Amour pour Lui. Ce grand amour vers Dieu engendrait l'amour du prochain. Elle était toujours prête à rendre service, remplacer, aider. Les Sœurs affligées, brisées, souffrantes trouvaient en elle la consolation, la lumière et l'assistance morale. Elle avait un mot gentil pour chacun et un sourire. C'est ainsi que pendant l'occupation, les prisonniers français et anglais à qui elle servait d'interprète l'appelaient "l'Ange de bonté" et après sa mort baisaient ses mains en disant: " Sainte Sancja ".

                  Lors de l'avènement de durs moments de l'occupation hitlérienne, de nombreuses Sœurs sont rentrées dans leur famille. Sœur Sancja est restée, néanmoins, dans la Communauté Religieuse où la vie devenait de plus en plus difficile. En ces moments, sa forte et inébranlable foi, son courage ainsi que sa confiance filiale en Dieu devenaient particulièrement évidents.

                  Les dures épreuves, le froid, la faim ont affaibli son organisme fragile et elle a contracté la tuberculose de la gorge. Comme elle recevait tous les événements favorables ou défavorables  en tant que volonté de Dieu, c'est également, avec une entière soumission à Dieu qu'elle a accepté la maladie, la souffrance et la mort en les offrant pour les pécheurs et la liberté de la Pologne. Pendant la maladie, elle a donné un exemple héroïque pour supporter toutes les souffrances tout en se souciant des besoins spirituels des Sœurs et des tous ceux qui s'adressaient à elle confiants dans son aide.

                   Le 6 juillet, c'est avec une grande joie qu'elle a prononcé ses vœux perpétuels sur son lit de mort. C'était, pour elle, en quelque sorte, une préparation mystique à la mort prochaine.

Elle n'était pas tourmentée par l'appréhension ni la peur, mais attendait le moment où son âme, libérée des liens du corps, rencontrerait Jésus.

                  Le 29 août 1942, de bonne heure, elle a appelé la Mère Supérieure et en demandant la Communion elle lui a dit qu'elle mourrait le jour -même et effectivement, elle mourut. Elle a demandé aux Sœurs réunies de lui pardonner toutes ses fautes et lorsque la Mère Supérieure lui a demandé de prier auprès de Dieu, elle a répondu qu'elle doit lui donner des ordres et non la prier, car elle désire être obéissante même après la mort en ajoutant: "Car je meurs d'amour et l'Amour ne peut rien refuser à l'Amour". C'étaient ses dernières paroles.

                   Elle a emporté avec elle le souci du bien des autres. Grâce à son intercession, Dieu a comblé et continue à combler de ses différentes grâces de nombreuses personnes. C'est pour ces raisons que la Congrégation des Sœurs de Notre Dame des Douleurs a commencé des démarches en vue du procès de béatification. Le procès diocésain d'information a été mené à Poznan de 1970 à 1979. Les actes du procès d'information ont été déposés à la Congrégation des Affaires Saintes. Le compte- rendu sur la vie et les vertus de la Servante De Dieu a été soumis à la Congrégation en mai 1992. En l'an 2000 a eu lieu la discussion des Théologiens et Cardinaux au sujet de ses vertus héroïques avec un résultat favorable. Le 18 Décembre de la même année, a été promulgué le décret de ses vertus héroïques. A l'heure actuelle un procès au sujet d'un miracle est en cours à l'Archevêché de Poznań. Après le rassemblement des pièces à conviction, le dossier sera envoyé à la Congrégation des Affaires Saintes.

L'actualité de sa personnalité.

Sœur Sancja a beaucoup de choses à dire à l'époque actuelle, non seulement parce qu'elle est contemporaine, mais également et par-dessus tout à cause de sa vie de jeune chrétienne et jeune religieuse consumée par l'amour et le sacrifice. Par sa vie où la prière et l'apostolat se fondent en un seul désir brûlant d'amour, elle propose des valeurs et vertus toujours actuelles vers lesquelles les jeunes générations de notre temps doivent continuellement se référer pour ne pas se laisser envahir par la mentalité entièrement laïcisée de la société qui croît, peut-être, en Dieu, mais vit comme s'Il n'existait pas.

                  Sœur Sancja montre en particulier aux jeunes générations, que l'amour de Dieu doit occuper une place principale dans la vie. Par son exemple héroïque, elle propose une vie confiante dans la Providence de Dieu et l'amour Paternel. Elle est également un exemple de courage en faisant face aux exigences de la vie quotidienne à travers le radicalisme évangélique qui devient aussi "signe de contradiction".

                   Avec sa fidélité, digne d'admiration, aux conseils évangéliques choisis par amour de Dieu, elle est un exemple lumineux pour tous ceux qui ont choisi la vie monacale. Les Réligieux et Réligieuses d'aujourd'hui peuvent trouver dans la personnalité de la Bienheureuse une invitation et une proposition comment réaliser de façon authentique et parfaite sa propre vocation d'après les conseils évangéliques.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Soeurs Franciscaines de N Dame des Douleurs - dans L'Esprit de St.François
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • : Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
  • Contact

Bienvenue-Witamy

 Pieta-01.jpg         Bonjour à tous -Witamy         
Bienvenue à tous et à toutes .Merci pour votre passage sur notre site.La congrégation des soeurs Franciscaines de Notre dame des Douleurs oeuvre avec volonté et acharnement pour soulager et accompagner les plus meurtris par la vie,en leur prodiguant les soins physiques et spirituels nécéssaires à leur bien-être.

Dziękujemy wszystkim odwiedzającym nasze stronice internetowe za poświecony czas na przeglądnięcie artykułów i zapoznanie się z naszym posłannictwem i misją w Kościele. Zgromadzenie Córek Matki Bożej Bolesnej zgodnie z charyzmatem Założycieli stara się służyć i pomagać ubogim,chorym i cierpiącym.
Zgromadzenie świadome ogromu pracy w tej dziedzinie, przychodzi z pomocą potrzebującym. Podejmuje dzieła z przekonaniem i oddaniem aby w miarę możliwosci poprawić i stworzyć lepsze warunki życia człowieka. 

Centre de soins infirmiers

      
Centre de soins infirmiers des Sœurs

29, rue du Marché
95160 Montmorency
Tel:01.39.64.75.40


Permanence au Centre:
de: 12h à 12h30
      16h à 17h
      19h à 19h30
Soins infirmiers à domicile sur RV

Place des Victimes du V2

95170 Deuil la Barre

Tel :01.39.83.15.52

 

Permanence :

de :   12h à 12h30

et de: 18h à 18h 30
Samedi et Dimanche sur RV

Soins infirmiers à domicile

Sur RV

Messes à Deuil et Montmorency

Messes dominicales à Deuil la Barre
Samedi à 18 h à Notre Dame

dimanche à 9h.30 
en l'église Notre Dame
Place des Victimes du V2
à 11h
en l'église Saint Louis
10 rue du Chateau

 

Messes dominicales à Montmorency

samedi à 18h30 à la Collégiale

dimanche à 10h

en l'église St.François

à 11h15

à la Collégiale

Visit from 10/09/07