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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 21:34

Sancja.jpg

29 Novembre: Tous les saints de la famille franciscaine.
La famille franciscaine compte des centaines de saints et bienheureux dont la saintété est officiellement reconnue et des nombreux frères et soeurs dont la cause a été introduite.
A côté de ceux-là, il y a une multitude de frères et de soeurs dont l'histoire n'a pas toujours retenu les noms, mais qui tous, à leur manière, ont suivi le Seigneur en suivant la voie ouverte par François  
d'Assise:martyrs, prédicateurs infatigable, missionnaires, savants et travailleurs manuels, contemplatifs et solitaires; des soeurs contemplatives du deuxième et du troisième Ordre voués aux oeuvres apostoliques les plus variées; des frères et des soeurs, mariés ou non, mais vivant dans le monde,depuis les princes jusqu'aux serviteurs et aux humbles mendiants. C'est cette multitude de frères et de soeurs que l'Ordre veux fêter en ce jour, afin que ceux de la terre soient unis à ceux du ciel dans une action de grâce unanime envers le Seigneur qui nous a conduits sur la voie franciscaine. Ensemble rendons gloire et honneur à celui qui est Tout.  
Parmi les saintes franciscaines se trouve bienheureuse Sancja Szymkowiak-Serafitka, une religieuse polonaise. Elle a commencé la vie religieuse en France comme postulante à Montluçon et aujourd'hui en relique elle est arrivé dans le diocèse de Créteil. Le prêtre écrit:"je serais heureux d'avoir des reliques du CORPS de la bienheureuse Sancja Szymkowiak, l'"ange de bonté" qui a brillé au milieu de la barbarie de la guerre et a suporté avec foi la maladie. Je serais dans la joie de pouvoir la faire vénerer en France!". Elle va visiter les malades atteints du cancer.


29 listopada: Wszystkich Świętych Zakonu Serafickiego

W tym dniu rodziny franciszkańskie czczą Wszystkich Świętych, którzy naśladując Chrystusa i św. Franciszka oraz zachowując Regułę Biedaczyny z Asyżu osiągnęli ewangeliczną doskonałość.

 

Od XIII wieku aż do naszych czasów Zakon Franciszkański wydał ponad dwustu pięćdziesięciu świętych i błogosławionych. Są wśród nich kapłani, bracia zakonni, siostry zakonne i ludzie świeccy z III Zakonu. Są oni naszymi orędownikami u Boga.
Jedną z błogosławionych jest Sancja Szymkowiak- Serafitka.  W dniu dzisiejszym jej relikwie zostały przekazane przez Matkę Generalną Joannę Wiśniowską do jednej z parafii francuskich w diecezji Créteil koło Paryża.  Kapłan proszący o relikwie pisze:pragnę aby "anioł dobroci" która świeciła pośród okrucieństw wojennych i która z wiarą przyjmowała chorobę, była czczona we Francji.
Bł. Sancja będzie pomagać chorym na raka w jednym ze szpitali podparyskich.
Siostra Sancja rozpoczynała swoje życie zakonne we Francji i tu też wróciła by leczyć nie tylko ciało ale i dusze osób potrzebujących anielskiej dobroci. 

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 19:41

Fête Saint Martin le samedi 10 novembre 2007 à la Collégiale de Montmorency

Le 16 novembre 2007, par Béatrice,

Samedi 10 novembre, la collégiale Saint Martin a particulièrement fêté son saint patron. La célébration était placée sous le signe de la lumière. 400 lampions avaient été confectionnés. L’église, pleine à craquer, accueillait un nombre impressionnant d’enfants.

Avant la cérémonie, une projection sur l’histoire de Saint Martin, mettait en exergue sa générosité et son empathie face à la pauvreté. De grandes figures du christianisme se sont dévoués corps et âme pour les autres, tels que l’Abbé Pierre ou mère Teresa mais aussi, et aujourd’hui encore, beaucoup d’anonymes. Cette projection nous a mis dans un état de disponibilité et d’écoute face à la misère du monde.

La messe qui a suivi était marquée par la lumière des lampions signe de la lumière que porte chaque chrétien et qu’il a le devoir de partager.

Cette célébration illustrait d’une belle façon le thème que la communauté paroissiale de Montmorency a choisi cette année : « Celui qui est dans la foi, rayonne de joie ».

A la fin de la messe, le Père Rémy Kurowski, curé de la paroisse, suivi de très nombreux enfants et adultes munis de leur lampion, témoins de lumière dans l’obscurité de la nuit, ont fait le tour la collégiale en procession.

La cérémonie s’est terminée par un moment très convivial autour d’un chocolat ou d’un vin chaud. Merci aux organisateurs et notamment à Birgit Belling qui a élaboré et mis en pratique ce projet. 

                                                                       

 10 listopada 2007 roku w Kolegiacie w Montmorency obchodzono w sposób wyjątkowy patronalne święto św.Marcina pod znakiem światła. Kościół był wypełniony po brzegi. Większość stanowiły dzieci, które niosły lampiony (około 400).
Przed rozpoczęciem Mszy św. wyświetlony został film o świętym, ukazano jego hojność i wrażliwość na biednych. Mówiono o księdzu Piotrze i Matce Teresie z Kaltuty oraz wielu innych anonimowych ludziach, którym sprawa ludzi ubogich leży na sercu.
Po Mszy św. proboszcz parafii Remigiusz Kurowski-pallotyn, udał się z dziećmi niosącymi lampiony na procesję wokół Kolegiaty. Procesja przypominała wierzącym że od chwili chrztu św. nosimy w sobie swiatło Chrystusowego życia i nim mamy promieniować na świat, który niekiedy znajduje sie w ciemności nocy i grzechu.
Wspólnota parafialna spotkala się przy gorących napojach z radością w sercu.

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 21:31

 

Sœurs Franciscaines de Pologne à l’œuvre en France entre 1964 et 2001

 

Les Sœurs écoutant les paroles et l’esprit de leur constitution : « Guidé par la règle de la mère fondatrice, nous voulons participer aux œuvres miséricordieuses de notre Sauveur.

Nous essayons d’être ouverte à toute pauvreté matérielle et spirituelle pour pouvoir satisfaire les besoins des corps et des âmes de nos pauvres ».
 Elles fondent de nouvelles communautés à l’étranger. Dans les années 1960 elles partent en France, Amérique et Suède.

Montmorency– Première destination :

la collègiale St.Martin de Montmorencyles vitraux à la collègiale de Montmorencyl'entrée principale de la collègiale

La Collégialle St. Martin de Montmorency

 

Leur première halte, Montmorency, les sœurs s’installent dans l’école St Martin. Avant de parler de leur conditions d’installation, il serait souhaitable de décrire cette ville, et surtout ses liens historiques avec la Pologne.

tombe de Boznanska Olga peintre polonaisela tombe de Cyprian Norwid au cimetière de Montmorency

La tombe de Cyprian Norwid et Olga Boznanska

Devenu aujourd’hui le plus prestigieux cimetière des émigrés polonais e France, souvent appelé « Le Panthéon de l’Emigration Polonaise », des insurrections polonaises du XIX siècle, à travers les guerres mondiales et jusqu’à ce jour, il symbolise, par son pèlerinage annuel, la devise polonaise DIEU ET PATRIE qui résume bien l’esprit qui anime la Pologne depuis toujours. A travers le pèlerinage, ce cérémonial religieux et patriotique fait revivre une foi fortifiée en l’immortalité de la nation et de la grande vocation que lui ont prescrite la Providence et l’Histoire. De nombreux représentants du peuple français participent aux pèlerinages pour célébrer ma mémoire des Polonais exilés qui unissent les deux peuples par la force de leurs liens d’amitiés.

Les premiers contacts entre Montmorency et la Pologne remontent au XVII siècle lorsque Jean Bléranval-Laboureur habitant de ce hameau, fait partie de la suite du voyage en Pologne de Marie- Louise de Gonzague, mariée à  Wladyslaw IV Wasa, Roi de Pologne et qu’il ramène un carnet d’impressions de ce voyage. Un autre exemple est le contact entre J.J. Rousseau qui réside dans ce qui est appelé l’Ermitage de Montmorency, et Michal Wielhorski, participant à la Confédération de Bar, venu lui demander de l’aide pour mettre au point un projet de réforme républicain, en cas de succès de l’entreprise.

Grande Emigration polonaise commence à partir de 1830. Ce sont plusieurs milliers d’émigrants qui arrivent et s’installent en France. Maurycy et Kamil Mochnacki sont parmi les premiers à s’établir à Montmorency, village situé près de la capitale et célèbre pour son climat salubre.

A partir de 1833, Karol Kniaziewicz, compagnon de Kosciuszko, membre des Légions polonaises d’Italie, héros de la bataille de Hohenlinden, vétéran de la compagne napoléonienne de 1812, représentant diplomatique en France de l’Insurrection de 1830, initie vraiment les voyages et villégiatures du printemps et de l’été à Montmorency. En 1834, son ami Julian Ursyn Niemcewicz, auteur, publiciste, homme politique, ami de Kosciuszko et de Czartoryski vient le rejoindre. Delphine Potocka reçoit dans son salon, et l‘on y remarque Berlioz, Krasinski, Slowacki, Mickiewicz et Chopin. Le pianiste fait au moins deux séjours à Montmorency en 1835 et en 1837.

Niemcewicz et Kniaziewicz, frappés par la beauté de ces lieux souhaitent alors être enterrés à Montmorency, au seul cimetière de l’époque, celui de l’Eglise Saint Martin.

Niemcewicz est le premier Polonais à être inhumé au nouveau cimetière des Champeaux, le 21 Mai 1841.

Un an plus tard le 9 Mai 1842, pour ce même dernier voyage se met en route le cercueil avec les cendres de Kniaziewicz, général de l’armée de Kosciuszko et de Napoléon.

Il est enterré auprès de Niemcewicz avec les honneurs militaires français et polonais en présence des autorités religieuses et civiles.

Niemcewicz et Kniaziewicz- mausolée à la collègiale de Montmorencyles tombes de Kniaziewicz et Niemcewicz au cimetière des Champeaux

              Kniaziewicz et Niecewicz

En mars 1850, le mausolée de Kniaziewicz et Niemcewicz est terminé dans la Collégiale St Martin, sous forme de gisants, les deux amis côte à côte, entourés des ailes protectrices d’un ange. Leurs cendres     y sont déposées en 1851, puis ramenées au cimetière des Champeaux en 1909.

Depuis le début, et sauf pendant la Révolution Français de 1848, la Commune de 1871 et des messes secrètes sous l’occupation allemande de 1940 à 1944, le pèlerinage annuel a lieu au cimetière des Champeaux commençant avec la messe a la Collégiale Saint Martin, à la mémoire de Niemcewicz et Kniaziewicz.

La cérémonie de 1843 ne compte que 24 émigrés et leurs familles, en plus du prince Czartoryski et de ses proches. Cette initiative prend plus d’ampleur les années suivantes grâce à une meilleure information et à davantage de facilités pour s’y rendre par de plus nombreux transports.

L’événement majeur de la seconde moitié du XIX siècle pour les participants du pèlerinage à Montmorency et l’enterrement d’Adam Mickiewicz le 21 Janvier 1856 ainsi que l’exhumation de ses cendres le 28 juin 1890 et leur transfert de Montmorency à Cracovie, au Wawel.
la tombe de la famille d' Adam Mickiewiczles plaques commémoratives au cimetière de Montmorency

En 1934, le Cardinal August Hlond, Primat de Pologne, préside aux cérémonies, honorant de sa présence le pèlerinage.

En 1935, le deuil national est proclamé en Pologne à l’occasion du décès de maréchal Pilsudski. Il donne au pèlerinage un caractère particulièrement grave.

14 juin 1970 a lieu inauguration officielle du Mausolée, le dévoilement de plus 30 plaques en marbre apposées sur l’un des murs du cimetière de Montmorency, dédiées à ceux qui n’ont pas de tombeaux, martyrisées et tués dans les camps allemands et soviétiques, déportés et exilés, assassinés à Katyn ou morts au champ d’honneur sur les fronts occidentaux.

En 1981, le pèlerinage se déroule en prières pour les quelques 15000 officiers polonais assassinés à Katyn, par les Soviets. En 1982 et 1983, les pèlerinages prennent un caractère franco-polonais affirmé. Les pèlerins se rendent de Notre Dame de Paris aux cimetière de Champeaux  sous le thème : »20 kilomètres à pied pour la Pologne, dans la prière et l’effort » avec le cardinal Jean-Marie Lustiger.  C’est la réponse à l’état de guerre du 13 décembre 1981  imposé par le gouvernement communiste polonais contre « Solidarité » et tout le peuple polonais.

En 1990, à l’occasion du 50 ème anniversaire du massacre à Katyn, Stanislaw Lucki, Président de la Société  pou la Protection des Souvenirs et Tombeaux Historiques Polonais en France, dépose une poignée de terre en provenance  des tombes des officiers de Katyn, dans une urne placée au pied  du Mausolée au cimetière des Champeaux.

En 1991, le pèlerinage est l’une des nombreuses cérémonies organisées à Paris à l’occasion  du 200 ème anniversaire de la Constitution du 3 Mai 1791. Sur la tombe de Niemcewicz, l’un de rédacteurs du texte, le professeur Tadeusz Wyrwa prononce quelques mots.

En 1993 participation polonaise au pèlerinage de Montmorency. Cérémonie patriotique et surtout religieuse pour fêter  le 15O ème anniversaire de leur  présence, en souvenir des grands événements vécues par notre « Mère Pologne » ; soulèvement, guerre,  état de guerre,  et enfin la liberté retrouvée.

Cette tradition est transmise de siècles en siècles, de génération en génération, d’organisation en organisation, à l’intérieur de l’église, et dans l’ombre de la collégiale Saint Martin de Montmorency par la Pologne, toujours fidele a son idéal.

Aujourd’hui nous sommes une nation libre, grâce aux héros et à tous les polonais reposant à Montmorency, de par leur sang versé, leur volonté inflexible, leur foi et leur amour pour la patrie.

Maintenant, nous avons encore de nouvelles obligations pour la Pologne.

La ville de Montmorency est située sur une colline. Autrefois on y parvenait a dos d’âne. Par la suite un petit train partant d’Enghien remplaça les carrioles. Actuellement la voiture et le bus ont remplacé le anciens moyens de transport .On peut s’apercevoir que la ville se divise en deux parties, d’un coté le quartier ouvriers et de l’autre la bourgeoisie, les riches et les pauvres. Il y a beaucoup d’étrangers, Portugais et  la population du Maghreb s’y côtoie. Chose curieuse, il y a relativement peu de Polonais .

Montmorency est ville de 25000 habitants avec seulement 5% de catholique pratiquant, possède deux églises et une chapelle. La collégiale de St Martin de Montmorency, est célèbre pour ses chapelles souterraines où repose le comte de Montmorency, de splendide vitraux ornent la collégiale. Il existe aussi un patrimoine Polonais, sous la forme de gisants les généraux  Kniaziewicza et Nieemcewicza, les plaques commémoratives et le tableaux représentant Notre Dame de Czestochowa. 


icône de N.D de Czestochowa dans la collègiale de Montmorency

Il est assez rare de voir 16 maisons de retraite en une même ville, celle des Arméniens, des Russes, de la Croix Rouge, des journalistes ......etc. Elles sont la preuve que la population vieillit et que les jeunes veulent mener une vie tranquille et insouciante loin des personnes âgées. A notre époque il est vital de s’occuper dans personnes âgées à domicile pour éviter des placements dans les maisons de retraite. C’est dans cette optique que les sœurs sont venues en France. Elles soignent à domicile et vont parfois dans les maisons de retraite quand le placement est devenu nécessaire. Elles suivent les gens ou ils sont.






Siostry Serafitki z Polski opiekunkami opuszczonych i chorych we Francji (1964-2001).

 

            Siostry, posłuszne słowom i duchowi Konstytucji: „Kierując się duchem Matki Założycielki pragniemy uczestniczyć w miłosiernym działaniu Zbawiciela. Staramy się, więc być otwarte na wszelkie przejawy ubóstwa materialnego i duchowego, abyśmy mogły zawsze zaspokajać potrzeby duszy i ciała biednych naszych”otwierają nowe obecności poza granicami Polski. W latach sześćdziesiątych wyjeżdżają do Francji, Ameryki i Szwecji.

 

Kolegiata sw. Marcina w MontmorencyGłówna fasada kościoła św Marcina w Montmorencywitraże w kolegiacie w Montmorency

Kolegiata w Montmorency 

Montmorency jako pierwsza placowka

          
Pierwszym miejscem, w którym osiedliły się Siostry, stało się miasto Montmorency. Zanim jednak opiszemy jak do tego doszło, warto słów kilka poświęcić temuż miastu, a zwłaszcza jego powiązaniom historycznym z Polską
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            Montmorency to najstarsza nekropolia polska we Francji, nazywana często ”Panteonem polskiej emigracji”. Znajdują się tu bardzo liczne groby ludzi, którzy gorąco czuli się Polakami. Cmentarz ten stanowił dla nich cząstke Ojczyzny.

 

grób Olgi Boznańskiejwspólna mogiła gdzie spoczywał Norwid

 Grób Norwida i Olgi Boznańskiej na cmentarzu w Montmorency

           
Pierwsze kontakty między Montmorency a Polską sięgają XVII wieku, kiedy to Jean de Bléranval, mieszkaniec tego miasteczka, odbywał podróż do Polski w orszaku Marie Louise de Gonzague, poślubionej przez Władysława IV Wazę, króla Polski. Innym przykładem jest kontakt Jean Jacques Rousseau, zamieszkałego w tak zwanej „Pustelni”(„Ermitage”) w Montmorency, z Michałem Wielhorskim, uczestnikiem Konfederacji Barskiej, który prosił pisarza o opracowanie projektu reform Rzeczypospolitej na wypadek zwycięstwa jego zwolenników.

            Wielka Emigracja po 1830 roku, to kilka tysięcy wychodźców polskich, którzy przyjeżdżali i osiedlali się we Francji. Maurycy i Kamil Mochnaccy byli jednymi z pierwszych Polaków, którzy zamieszkali w Montmorency, miasteczku położonym blisko stolicy, słynnym dzięki zdrowemu klimatowi.

 

            Od 1833 roku, Karol Kniaziewicz, uczestnik Powstania Kościuszkowskiego, Legionów Polskich we Włoszech, bohater bitwy pod Hohenlinden, weteran wojny 1812 roku oraz przedstawiciel dyplomatyczny Powstania Listopadowego we Francji, zapoczątkował systematyczne wyjazdy na wypoczynek do Montmorency, wiosną lub latem. Od 1834 roku przyjeżdżał tam również jego przyjaciel, Julian Ursyn Niemcewicz, pisarz, publicysta, działacz polityczny. W salonie Delfiny Potockiej w Montmorency gościli między innymi Krasiński, Słowacki, Mickiewicz i Chopin. Pianista przyjeżdżał do tego miasteczka co najmniej dwa razy, w 1835 i 1837 roku. Niemcewicz i Kniaziewicz, zachwyceni urokiem miejsca, pragnęli być pochowani w Montmorency, na cmentarzu należącym do kościoła pod wezwaniem św. Marcina, zresztą jedynym istniejącym w owym czasie.

            Niemcewicz był pierwszym Polakiem pochowanym na nowym cmentarzu Champeaux, 21 maja 1841 roku. W rok później, 9 maja 1842 roku, w tę samą, ostatnią wędrówkę wyruszyła trumna ze zwłokami Kniaziewicza, generała Armii kościuszkowskiej i napoleońskiej. Został on pochowany obok Niemcewicza, z honorami wojskowymi francuskimi i polskimi, w obecności przedstawicieli duchowieństwa i rządu.

            W marcu 1850 roku, w Kolegiacie św. Marcina ukończone zostało mauzoleum Kniaziewicza i Niemcewicza z leżącymi posągami dwóch przyjaciół. W 1851 roku umieszczono w nim ich prochy. Dodajmy, że w 1909 roku były one ponownie przeniesione na cmentarz Champeaux. 
tablice pamiątkowe na cmentarzu w Montmorencygrób rodziny Adama Mickiewicza

Grób rodziny Mickiewicza i tablice pamiątkowe na cmentarzu w Montmorency

            Od samego początku, z wyjątkiem Rewolucji 1848 i Komuny Paryskiej 1871 oraz tajnych Eucharystii podczas okupacji niemieckiej 1940-1944, doroczne pielgrzymki na cmentarz Champeaux rozpoczynały się Mszą św. w Kolegiacie św. Marcina, by uczcić pamięć Niemcewicza i Kniaziewicza. Kazanie stało się jednym z dominujących elementów uroczystości wraz z przemówieniami na cmentarzu, gdzie pielgrzymi udawali się pieszo z Kolegiaty. Organizacja pielgrzymki przypadała Polskiemu Towarzystwu Literackiemu.

            W 1843 roku tylko 24 emigrantów z rodzinami oraz książę Czartoryski wraz ze swą świtą uczestniczyli w uroczystościach. W następnych latach pielgrzymki przybierały większego rozmachu dzięki lepszej informacji i udogodnieniom dojazdu do Montmorency.

            W drugiej połowie XIX wieku ważniejszymi wydarzeniami dla stałych uczestników pielgrzymek i Emigracji polskiej były: Pogrzeb Adama Mickiewicza 21 stycznia 1856 roku oraz exhumacja i przewiezienie prochów poety 28 czerwca 1890 roku z cmentarza w Montmorency na Wawel.

            W 1934 roku Kardynał August Hlond, Prymas Polski, zaszczycił swoją obecnością Montmorency i przewodniczył uroczystościom pielgrzymkowym.

W 1935 roku, żałoba narodowa w Polsce z powodu śmierci marszałka Piłsudskiego nadała pielgrzymce do Montmorency charakter szczególnie poważny.

            14 czerwca 1970 roku odbyła się oficjalna inauguracja „Mauzoleum”, odsłonięcie ponad 30 pamiątkowych tablic z marmuru umieszczonych na jednym z murów cmentarza w Montmorency, poświęconych tym, którzy grobów nie mają, zamęczonym i zabitym w obozach niemieckich i sowieckich, deportowanym czy zesłanym, zamordowanym w Katyniu czy poległym w walce na frontach zachodnich. Przedstawiciele kościoła katolickiego, ewangelickiego i wyznania mojżeszowego uczestniczyli w uroczystości.

            W latach 1982 i 1983, pielgrzymi szli z Paryża do Montmorency, pod hasłem „20 km pieszo z modlitwą za Polskę” z udziałem Kardynała Jean-Marie Lustiger. Było to odpowiedzią na stan wojenny z 13 grudnia 1981 roku ogłoszony przez komunistyczny Rząd polski przeciw ”Solidarności” i przeciw całemu narodowi polskiemu.

            W 1990 roku, w pięćdziesiątą rocznicę mordu w Katyniu złożona została garstka ziemi, przywieziona z mogił ofiar Katynia, w specjalnej niszy przy Mauzoleum na cmentarzu w Montmorency. W 1991 roku pielgrzymka do Montmorency była jedną z licznych uroczystości zorganizowanych w Paryżu z okazji 200-lecia Konstytucji 3 Maja. Przy grobie Niemcewicza, jednego z redaktorów Ustawy Rządowej przemawiał profesor Tadeusz Wyrwa.

            W 1993 roku, polska pielgrzymka do Montmorency, patriotyczna i przede wszystkim religijna, obchodziła swoje 150 lecie, wzbogacona wielkimi wydarzeniami przeżytymi przez „Matkę – Polskę” - powstania, wojny, stan wojenny i wreszcie odzyskanie wolności.

Tradycja przekazywana była z wieku na wiek, z pokolenia na pokolenie, z organizacji na organizację, wewnątrz Kościoła i w cieniu Kolegiaty świętego Marcina w Montmorency przez Polskę zawsze wierną swoim ideałom. Dzięki bohaterom i wszystkim Polakom spoczywającym w Montmorency, ich przelanej krwi, niezłomnej woli, niezachwianej wierze i miłości do Ojczyzny zawdzięczamy to, że dziś jesteśmy narodem wolnym. Ale dziś mamy nowe, inne obowiązki wobec Polski.

            Miasto Montmorency usytuowane jest na wzgórzu. Niegdyś wjeżdżało się tu na ośle, potem kolejką a obecnie można wjechać wygodnie autobusem lub samochodem. Widać wyraźny podział miasta na dwa okręgi, dzielnicę robotniczą i burżuazyjną. Bogaci i biedni, wielu obcokrajowców jak np. Portugalczycy i liczne rodziny arabskie. Zaskakującym jest to, że obecnie nie ma tu zbyt wielu Polaków. Montmorency liczy około 25 000 mieszkańców, 5% deklaruje się praktykującymi katolikami. Posiada dwa kościoły i kaplicę. Kolegiata pod wezwaniem św. Marcina słynie z podziemnej kaplicy, gdzie spoczywają słynni szlachcice Montmorency, oraz ze wspaniałych witraży. Są też i polskie pamiątki jak nagrobki Kniaziewicza i Niemcewicza, tablice pamiątkowe i obraz Matki Bożej Częstochowskiej.
obraz Matki Bożej Częstochowskiej w kolegiacie w Montmorency

            Do rzadkości należy fakt, by jedno miasto posiadało na swoim terenie tyle domów starców co Montmorency. Znajduje się tu 16 takich domów, a wśród nich: dom Armeńczyków, Rosjan, Czerwonego Krzyża, Dziennikarzy i inne. Świadczą one o starzejącym się społeczeństwie oraz o wygodnym życiu młodych, którym rodzice wydają się być przeszkodą.

            W dzisiejszych czasach koniecznością stała się opieka ludzi „starych” po domach, aby nie musieli opuszczać swych mieszkań i udawać się do domów starców. Między innymi i w tym celu przybyły siostry do Francji. Śpieszyły niejednokrotnie z posługą pielęgniarską nie tylko do prywatnych domów ale i do różnych domów starców, gdyż brakowało tam fachowej siły. Często Siostry trafiały do tych domów idąc za staruszkami, którzy ze swoich domów tam się przenosili.

 

 
 
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 21:07

Historia

Zgromadzenie Córek Matki Bożej Bolesnej powstało w 1881 r. w Zakroczymiu z inicjatywy bł. Honorata Koźmińskiego i m. Małgorzaty Łucji Szewczyk w celu odrodzenia religijnego i moralnego narodu. Łucja Szewczyk w maju 1881 r. razem z pierwszą kandydatką do zakonu zaczęła w Zakroczymiu pod kierownictwem bł. Honorata formować nowe bezhabitowe zgromadzenie zakonne. W początkowym okresie przez 10 lat siostry pracowały na terenie zaboru rosyjskiego i mimo trudności opiekowały się chorymi i bezdomnymi staruszkami w Zakroczymiu, Warszawie i Częstochowie.
W 1891 r. przeniosły swą działalność na teren ówczesnej Galicji. 14 sierpnia 1891 r. siostry przyjęły habity z rąk ordynariusza krakowskiego kard. Albina Dunajewskiego i odtąd zgromadzenie zaczęło występować jako habitowe. Było to możliwe gdyż w zaborze austriackim panowała większa swoboda religijna. 

pierwszy dom w Galicji (Hałcnów koło Bielsko Białej)

 

M. Małgorzata Szewczyk kierowała zgromadzeniem przez 20 lat, do 1904 r.
W okresie międzywojennym zgromadzenie rozwijało się bardzo intensywnie w całej Polsce, a w 1932 r. doszło do podziału na prowincje: poznańską, lwowską (obecnie przemyską) i oświęcimską. Po II wojnie światowej siostry objęły działalnością charytatywną biednych i chorych poza granicami Polski: w Algierii, Francji, Szwecji, USA, Włoszech oraz na Białorusi i Ukrainie. Obecnie zgromadzenie kontynuuje działalność zapoczątkowaną przez założycieli. Dominuje praca na rzecz ludzi niesamodzielnych, nieuleczalnie chorych, osób starszych i upośledzonych dzieci. Siostry angażują się też w pracę przy parafiach jako katechetki, pielęgniarki, kancelistki, organistki. 

 

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Kapitu--a-generalna-001.jpg


kościoł w Oświęcimiu gdzie
spoczywają szczątki m. Małgorzaty

 

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 21:05

Założyciele

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Błogosławiony Honorat Koźmiński urodził się w Białej Podlaskiej 
16 października 1829 r..

W kwietniu 1846 r. Wacław został niespodziewanie aresztowany i osadzony w Cytadeli Warszawskiej z oskarżeniem o spisek przeciw carowi. Po ciężkim śledztwie zachorował na tyfus i był bliski śmierci. Po zmaganiach z chorobą , a także z Bogiem i samym sobą 15 sierpnia 1846 r. przeżył nawrócenie i zaczął wracać do zdrowia. Po wyjściu na wolność zaczął prowadzić surowe ascetyczne życie. Pełen wdzięczności Bogu za otrzymany dar wiary i życie, jako 20 letni młodzieniec 8 grudnia 1848 r. wstąpił do zakonu kapucyńskiego w Warszawie. Po powstaniu styczniowym wzmogły się prześladowania duchowieństwa. Decyzją cara miała również nastąpić całkowita zagłada życia zakonnego, policja carska zamknęła klasztor warszawski, a zakonników wywieziono do Zakroczymia, gdzie pozostawali pod ścisłą kontrolą. Ojciec Honorat działał poprzez konfesjonał. W ten sposób poderwał do działania tysiące ludzi. Przez konfesjonał i kierownictwo duchowe założył ponad 20 bezhabitowych rodzin zakonnych, prowadzących na wzór Jezusa i Maryi życie ukryte. Po kasacie klasztoru w Zakroczymiu, 8 czerwca 1892 r. kapucyni wraz z bł. Honoratem zostali przeniesieni do Nowego Miasta nad Pilicą.


Bł. Honorat Koźmiński zmarł tam 16 grudnia 1916 r.w opinii świętości. Beatyfikował go papież Jan Paweł II 16 pażdziernika 1988 r. w Rzymie . Jest patronem trudnych czasów.

 

 

Małgorzata Łucja Szewczyk 

 

Matka Małgorzata Łucja Szewczyk urodziła się na Wołyniu w 1828 r. Była osobą wrażliwą na działanie Boże i potrzeby bliźnich. Szukając drogi swego życia odważnie włączała się w pomoc potrzebującym. Wyraźnym znakiem świadczonego przez nią miłosierdzia była dwuletnia praca w Ziemi Świętej mająca na celu bezinteresowną opiekę nad chorymi i potrzebującymi pielgrzymami. Przemierzając drogi, którymi chodził Jezus zanurzona w paschalnej kontemplacji dostrzegała, jak Mistrz, najbiedniejszych i zagubionych. Żyjąc tak w nurcie Dobrej Nowiny odczytała swoje powołanie jako "siostrzyczka ubogich".
Po powrocie do Polski rozpoczęła realizacje swoich postanowień. Ok. 1880 r. udała się do Zakroczymia, aby odprawić rekolekcje pod kierunkiem bł. Honorata Koźmińskiego - kapucyna. Otworzyła swe miłosierne serce szczególnie na ludzi starszych, opuszczonych, bezdomnych. Zaangażowała się w opiekę i utrzymanie kilku staruszek wynajmując poddasze. Zafascynowana duchowością maryjna i franciszkańską z pokorą właściwą Oblubienicy Pana opatrywała rany, myła, żywiła swoje podopieczne. Nie wahała się iść po kweście, samej cierpiąc niedostatek. Radość i piękno jej życia świadczyły, że to wszystko czyniła z pobudek nadprzyrodzonych, w mądrości Jezusowych błogosławieństw.
Będąc Matką powstałego Zgromadzenia przez 20 lat odznaczała się prostotą i zawierzeniem wszystkiego Bogu. Jej apostolstwo było konsekwencja otwartości na znaki czasu. Poświęcając się starszym widziała też nędzę opuszczonych dzieci. Zakładała domy starców, ochronki domy dziecka. Posyłała siostry do szpitali i domy ubogich.
Ostatnie miesiące życia spędziła w domu zakonnym w Nieszawie, gdzie zmarła 5 czerwca 1905 r. Ciało jej pochowano na miejscowym cmentarzu. Od 1951 r. doczesne szczątki m. Małgorzaty znajdują się w kruchcie kościoła serafitek w Oświęcimiu. Jej proces beatyfikacyjny rozpoczął się w Krakowie 9 listopada 1993 r., a 15 czerwca 1996 r. akta procesu zostały przekazane do Rzymu.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 21:03

Zgromadzenie Córek Matki Bożej Bolesnej

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Siostry służą najuboższym, opuszczonym, potrzebującym pomocy w domach prywatnych i domach opieki. Zajmują się przede wszystkim ludźmi niesamodzielnymi, nieuleczalnie chorymi, osobami starszymi i upośledzonymi dziećmi.

Charyzmat:

służba najuboższym, opuszczonym, potrzebującym opieki w domach prywatnych i domach opieki

Hasło:

 "Wszystko dla Jezusa przez bolejące Serce Maryi"

Data założenia:

18 kwiecień 1881 r., zatwierdzone przez Stolicę Apostolską 3 marca 1953r

Założyciele:

bł. Honorat Koźmiński, współzałożyciela: m. Małgorzata Łucja Szewczyk 

Statystyka na dzien 1.01.2007 r.

Ogólna liczba sióstr w trzech prowincjach:Oświęcimskiej, Poznańskiej i Przemyskiej oraz za granicą wynosi 680. 
Białoruś 5, Ukraina 6, Francja 9, Szwecja 14, USA-Texas 17, Włochy 8.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 18:00
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Contactez-nous
 
Pour toutes les informations vous pouvez nous joindre aux adresses suivantes: 
 
en Pologne:
 
Supérieure Générale:
ul. Łowicka 3,
30-106 Kraków,
tel/fax 12- 4271283
téléphone 48 12 424 92 00

Soeurs Serafitki
pl. Kościuszki 8,
32-600 Oświęcim,
tel. (0-33) 842 47 50

e-mail: serafos@wp.pl

 

Soeurs Serafitki
ul. Bednarska 20
60-571 Poznań,
tel. (0-61 ) 847 50 17

e-mail:serafitkipoznan@pro.onet.pl 

 

 

Soeurs Serafitki
ul. Reymonta 12,
37-700 Przemyśl,
tel. (0-16) 676 95 80

e-mail: serafprzem@pro.onet.pl
 

 

en France:

Soeurs Serafitki
Place des Victimes du V2
95170 Deuil la Barre
tel. 0139831552
e-mail:csi.mty@wanadoo.fr

http://www.serafin.over-blog.fr

Soeurs Franciscaines
29,rue du Marché
95160 Montmorency
tel. 01 39647540
e-mail:csi.dlb@wanadoo.fr
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:53

Prière pour l'obtention des grâces par l'intercession de la Bienheureuse, Soeur Sancja Janina Szymkowiak 

 

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 Dieu, Amour Suprême, qui distribue généreusement les dons, souviens-toi de la foi vive et confiance filiale de l'humble Servante, Ta Bienheureuse Sœur Sancja , et accorde moi la grâce que je Te demande chaleureusement par son intercession. Amen.

 

Notre Père…Je vous salue Marie…Gloire au Père…

 Il est demandé de faire part des grâces reçues par l'intercession de la Bienheureuse Sœur Sancja Szymkowiak à:

Zgromadzenie Sióstr Serafitek

ul. Łowiecka 3

30-106 KRAKÓW

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:50

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La Bienheureuse 

Sœur Sancja Szymkowiak

(1910-1942)

Le 18 Décembre 2000, parmi les 19 Décrets promulgués à Rome en présence du Pape Jean-Paul II, un concerne une cause polonaise, celle des vertus héroïques de la Bienheureuse Sœur Sancja Janina Szymkowiak de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame des Douleurs . Le Pape Jean Paul II, le 18.08.2002 la béatifiée à Cracovie pendant sa visite pastorale- voici sa courte biographie. 

La Bienheureuse, Sœur Sancja Janina Szymkowiak, est née le 10 juillet 1910 au village de Mozdzanow près d'Ostrowo en Pologne. Elle est la plus jeune et la seule fillette des cinq enfants d'Augustin et Marianne née Duchalska.

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Ses parents, gens consciencieux, travailleurs et profondément religieux avaient à cœur d'élever leurs enfants suivant les valeurs authentiquement chrétiennes. Ils commençaient et terminaient chaque jour et chaque repas par la prière, allaient souvent à l'Eglise, communiaient et le vif contact avec Dieu guidait leurs actes quotidiens à la lumière de leur foi. Lorsque les enfants faisaient des choses contraires à la morale chrétienne, leur mère leur disait: "Ceci ne plaît pas à Dieu". L'éducation religieuse dans la famille de Szymkowiak allait de paire avec l'éducation patriotique, car ils habitaient le territoire annexé par la Prusse où la politique d'occupation allemande était axée sur la lutte contre la nationalité polonaise et le catholicisme.

Jeanne, enfant vive et gaie, amenait à la maison un sourire insouciant et un bonheur joyeux. Les parents l'entouraient d'un amour particulier et son père l'appelait sa princesse. Elevée en contact direct avec la nature, dans un cercle de gens les plus proches et loin du tumulte, elle aimait la solitude. Enfant sage, elle obéissait à ses Parents et montrait de l'affection à ses frères.


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Ainsi, la Bienheureuse a emporté de la maison familiale une foi profonde, un amour chaleureux du cœur de Jésus, de forts principes moraux, un goût marqué pour le travail consciencieux et systématique ainsi qu'un comportement sérieux de ses obligations.           
Après trois ans d'études à l'école élémentaire allemande à Szklarce, elle a commencé à fréquenter, en 1919, le Lycée à Ostrowie en Poznanie. A l'âge de 9 ans, elle a dû quitter ses parents et vivre en pension. Elle se comportait dans son nouveau milieu comme à la maison en priant tous les jours dans le recueillement et allant souvent à l'église. Bien que naturelle et gaie, on pouvait remarquer qu'elle était d'un autre monde qu'elle ne découvrait pas à son entourage; elle aimait Dieu par dessus tout et Il était le seul but de ses aspirations. En 1921, ses parents ont acheté une maison  à Ostrow  et grâce à cela elle a pu retrouver sa famille.
L'actualité de sa personnalité.

Sœur Sancja a beaucoup de choses à dire à l'époque actuelle, non seulement parce qu'elle est contemporaine, mais également et par-dessus tout à cause de sa vie de jeune chrétienne et jeune religieuse consumée par l'amour et le sacrifice. Par sa vie où la prière et l'apostolat se fondent en un seul désir brûlant d'amour, elle propose des valeurs et vertus toujours actuelles vers lesquelles les jeunes générations de notre temps doivent continuellement se référer pour ne pas se laisser envahir par la mentalité entièrement laïcisée de la société qui croît, peut-être, en Dieu, mais vit comme s'Il n'existait pas.

Sœur Sancja montre en particulier aux jeunes générations, que l'amour de Dieu doit occuper une place principale dans la vie. Par son exemple héroïque, elle propose une vie confiante dans la Providence de Dieu et l'amour Paternel. Elle est également un exemple de courage en faisant face aux exigences de la vie quotidienne à travers le radicalisme évangélique qui devient aussi "signe de contradiction".

                   Avec sa fidélité, digne d'admiration, aux conseils évangéliques choisis par amour de Dieu, elle est un exemple lumineux pour tous ceux qui ont choisi la vie monacale. Les Réligieux et Réligieuses d'aujourd'hui peuvent trouver dans la personnalité de la Servante de Dieu une invitation et une proposition comment réaliser de façon authentique et parfaite sa propre vocation d'après les conseils évangéliques.

A l'école, elle était une élève assidue et ambitieuse; elle se distinguait par sa conduite exemplaire, sa simplicité exceptionnelle et sa grande honnêteté. C'était une camarade éprouvée prête à venir en aide à tout instant.

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Elle ne montait jamais qu'elle était issue d'une famille aisée. Au contraire, elle attirait ses camarades grâce à sa simplicité, sa spontanéité et son sens de l'humour. L'amour délicat de ses proches et l'écoute de leurs besoins caractérisaient les dispositions de son âme. De ce fait, son influence était ennoblissant.

En mai 1928, elle a passé le Baccalauréat et pour la première fois ses projets personnels divergeaient de ceux de ses parents qui désiraient la marier et la garder près d'eux pour leurs vieux jours.

Elle a réussi à les convaincre et en 1929 elle a entamé ses études de Philologie romaine à l'Université de Poznan. La période des études a été caractérisé par un travail intellectuel intensif, une profonde vie intérieure et une activité caritative et apostolique.

Elle commençait chaque jour, par aller à la messe ; sa foi profonde donnait un sens et une valeur à toute sa conduite qui se manifestait dans des actions concrètes, d'amour du prochain. Comme étudiante, elle prenait une part active dans les travaux de la Société des Enfants de Marie: réunions, conférences, retraites tout en faisant de l'apostolat discrètement et efficacement. Les différents miséreux du quartier pauvre de Poznan, appelé "quartier des plaisirs" la connaissaient bien, car elle leur venait en aide en fonction de ses forces et de ses possibilités. Ce travail exigeait non seulement un sacrifice héroïque mais également du courage.

Dans le milieu étudiant, elle était connue comme toujours gaie, sereine, équilibrée et pieuse. Une de ses camarades racontait: "Elle n'émettait aucune critique et ne parlait de personne. Je ne me serais pas risquée de dire du mal de quelqu'un en sa présence". Bien qu'elle fut plutôt une personne secrète et ne s'imposant pas, elle exerçait inconsciemment, par sa conduite et sa vie, une influence sur son entourage qui percevait sa "différence"- ses propres paroles dites à une camarade au sujet de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus prouvaient que ses aspirations étaient clairement définies. Elle m'a dit - se rappelle Janina Golebiowska- "Son nom (Ste Thérèse) était inscrit au Ciel et moi également je veux devenir sainte". Ce désir devenait réalité dans la vie ordinaire d'étudiante au milieu du travail et de la prière.
En 1934, profitant de l'invitation des Oblates du Cœur de Jésus, elle est partie pour Montluçon afin d'améliorer son français en vue de sa Maîtrise. Pendant son séjour en France, elle a pris part à un pèlerinage à Lourdes qui comme elle l'écrit elle-même: "a décidé de tout mon avenir et ne rentrant pas dans ma famille, j'ai commencé le postulat chez Oblates". La graine de vocation qui s'est développée chez elle depuis son enfance a mûri, probablement, là-bas aux pieds de la Mère de Dieu qu'elle aimait tellement et s'est manifestée par une décision claire et nette.
 
La Providence néanmoins avait d'autres projets à son égard. Rapidement, à la suite de fortes pressions de sa famille, elle a été obligée de quitter le couvent, après 7 mois de séjour, et de rentrer dans son pays. Cela a été une profonde épreuve morale. Pourtant, elle ne se décourageait pas. Son entier dévouement au Christ lui a donné des forces pour surmonter toutes les difficultés et sa confiance illimitée en Dieu lui a permis d'être heureuse de ce qu'elle endurait.

                     De retour à la maison, elle pensait toujours à sa vocation religieuse et ses parents voyant sa façon de vivre étaient sûrs qu'elle ne renoncerait pas à ses projets malgré leurs exhortations. Sa mère l'a envoyée chez son frère  l'Abbé Eryk, curé à Drobnin, en espérant qu'il l'en dissuaderait. L'Abbé Eryk, par contre a compris sa Sœur mieux que quiconque et a voulu l'aider à découvrir la volonté de Dieu. Pour ce faire, il l'a mise en contact avec les Sœurs  de Notre Dame des Douleurs qui travaillaient dans sa paroisse. Lorsqu'elle a connu le travail des Sœurs, elle s'est rendu compte que Dieu l'appelait justement dans cette Congrégation  et le 27 Juin 1936 elle a demandé qu'on l'accepte à la Maison Provinciale de Poznan sise 13, rue St. Rocha.
Lors de la prise d'habit, le 29 juillet 1937, elle a reçu un nouveau prénom: Maria Sancja. Elle a décidé alors fermement: "Je dois devenir sainte à tout prix" et sans réserve elle s'est donnée à Dieu. Fidèle à la règle conventuelle, obéissante aux recommandations des supérieures, elle savait, grâce à sa foi profonde, percevoir la volonté de Celui qu'elle a choisi. Depuis le début de sa vie monacale, elle désirait faire partie des Sœurs humbles et oubliées. Pour ce faire, elle évitait toute manifestation qui la distinguerait et attitude qui l’élèverait au-dessus des autres. Son esprit de prière, de mortification et de reniement rayonnait sur l'entourage et éveillait une opposition chez les moins ferventes. La Mère Générale de l'époque en a témoigné par ses paroles: "dans une certaine mesure, l'entourage n'est pas capable de la comprendre".
Au couvent, Bienheureuse était chargée de différentes activités: éducatrice, institutrice, interprète, tourière, responsable du réfectoire. Les travaux nombreux et pénibles ne la détournait pas de Dieu, car elle réalisait la moindre chose par Amour pour Lui. Ce grand amour vers Dieu engendrait l'amour du prochain. Elle était toujours prête à rendre service, remplacer, aider. Les Sœurs affligées, brisées, souffrantes trouvaient en elle la consolation, la lumière et l'assistance morale. Elle avait un mot gentil pour chacun et un sourire. C'est ainsi que pendant l'occupation, les prisonniers français et anglais à qui elle servait d'interprète l'appelaient "l'Ange de bonté" et après sa mort baisaient ses mains en disant: " Sainte Sancja ".

Lors de l'avènement de durs moments de l'occupation hitlérienne, de nombreuses Sœurs sont rentrées dans leur famille. Sœur Sancja est restée, néanmoins, dans la Communauté Religieuse où la vie devenait de plus en plus difficile. En ces moments, sa forte et inébranlable foi, son courage ainsi que sa confiance filiale en Dieu devenaient particulièrement évidents.

                  Les dures épreuves, le froid, la faim ont affaibli son organisme fragile et elle a contracté la tuberculose de la gorge. Comme elle recevait tous les événements favorables ou défavorables  en tant que volonté de Dieu, c'est également, avec une entière soumission à Dieu qu'elle a accepté la maladie, la souffrance et la mort en les offrant pour les pécheurs et la liberté de la Pologne. Pendant la maladie, elle a donné un exemple héroïque pour supporter toutes les souffrances tout en se souciant des besoins spirituels des Sœurs et des tous ceux qui s'adressaient à elle confiants dans son aide.
Le 6 juillet, c'est avec une grande joie qu'elle a prononcé ses vœux perpétuels sur son lit de mort. C'était, pour elle, en quelque sorte, une préparation mystique à la mort prochaine.

Elle n'était pas tourmentée par l'appréhension ni la peur, mais attendait le moment où son âme, libérée des liens du corps, rencontrerait Jésus.

                  Le 29 août 1942, de bonne heure, elle a appelé la Mère Supérieure et en demandant la Communion elle lui a dit qu'elle mourrait le jour -même et effectivement, elle mourut. Elle a demandé aux Sœurs réunies de lui pardonner toutes ses fautes et lorsque la Mère Supérieure lui a demandé de prier auprès de Dieu, elle a répondu qu'elle doit lui donner des ordres et non la prier, car elle désire être obéissante même après la mort en ajoutant: "Car je meurs d'amour et l'Amour ne peut rien refuser à l'Amour". C'étaient ses dernières paroles.
Elle a emporté avec elle le souci du bien des autres. Grâce à son intercession, Dieu a comblé et continue à combler de ses différentes grâces de nombreuses personnes. C'est pour ces raisons que la Congrégation des Sœurs de Notre Dame des Douleurs a commencé des démarches en vue du procès de béatification. Le procès diocésain d'information a été mené à Poznan de 1970 à 1979. Les actes du procès d'information ont été déposés à la Congrégation des Affaires Saintes. Le compte- rendu sur la vie et les vertus de la Bienheureuse a été soumis à la Congrégation en mai 1992. En l'an 2000 a eu lieu la discussion des Théologiens et Cardinaux au sujet de ses vertus héroïques avec un résultat favorable. Le 18 Décembre de la même année, a été promulgué le décret de ses vertus héroïques. A l'heure actuelle un procès au sujet d'un miracle est en cours à l'Archevêché de Poznan. Après le rassemblement des pièces à conviction, le dossier sera envoyé à la Congrégation des Affaires Saintes.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 17:48

La formation

Le Postulat

"Quelle est belle la vocation de chaque chrétien , quelle est belle votre vocation"

 

 

Le Noviciat

Quand Jésus dit: viens et suis moi cela veut dire"enracine-toi en moi, je veux être la terre fertile où tu croîtras et où tu te renouvelleras dans l'Esprit".

 

 

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Le Juniorat

La vocation religieuse est un don total de soi-même, de son corps et de son esprit à Celui qui se donne à nous par son incarnation, vivant dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance jusqu'à la Croix.

 

 

La Formation permanente

On ne peut pas être un vrai témoin de Dieu si on ne Lui appartient pas de tout son cœur.

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Les Maisons de formation:

Le postulat dans les trois maisons provinciales:

Auschwitz, Poznan, Przemysl (Pologne).

Le noviciat à la maison générale à Cracovie (Pologne).

 

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Présentation

  • : Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • : Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
  • Contact

Bienvenue-Witamy

 Pieta-01.jpg         Bonjour à tous -Witamy         
Bienvenue à tous et à toutes .Merci pour votre passage sur notre site.La congrégation des soeurs Franciscaines de Notre dame des Douleurs oeuvre avec volonté et acharnement pour soulager et accompagner les plus meurtris par la vie,en leur prodiguant les soins physiques et spirituels nécéssaires à leur bien-être.

Dziękujemy wszystkim odwiedzającym nasze stronice internetowe za poświecony czas na przeglądnięcie artykułów i zapoznanie się z naszym posłannictwem i misją w Kościele. Zgromadzenie Córek Matki Bożej Bolesnej zgodnie z charyzmatem Założycieli stara się służyć i pomagać ubogim,chorym i cierpiącym.
Zgromadzenie świadome ogromu pracy w tej dziedzinie, przychodzi z pomocą potrzebującym. Podejmuje dzieła z przekonaniem i oddaniem aby w miarę możliwosci poprawić i stworzyć lepsze warunki życia człowieka. 

Centre de soins infirmiers

      
Centre de soins infirmiers des Sœurs

29, rue du Marché
95160 Montmorency
Tel:01.39.64.75.40


Permanence au Centre:
de: 12h à 12h30
      16h à 17h
      19h à 19h30
Soins infirmiers à domicile sur RV

Place des Victimes du V2

95170 Deuil la Barre

Tel :01.39.83.15.52

 

Permanence :

de :   12h à 12h30

et de: 18h à 18h 30
Samedi et Dimanche sur RV

Soins infirmiers à domicile

Sur RV

Messes à Deuil et Montmorency

Messes dominicales à Deuil la Barre
Samedi à 18 h à Notre Dame

dimanche à 9h.30 
en l'église Notre Dame
Place des Victimes du V2
à 11h
en l'église Saint Louis
10 rue du Chateau

 

Messes dominicales à Montmorency

samedi à 18h30 à la Collégiale

dimanche à 10h

en l'église St.François

à 11h15

à la Collégiale

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