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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LE CARÊME 2019

MESSAGE DU SAINT-PÈRE POUR LE CARÊME 2019
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MESSAGE DU SAINT-PÈRE
POUR LE CARÊME 2019

 

« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19)

 

Chers frères et sœurs,

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance » (Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême.

1. La rédemption de la Création.

La célébration du Triduum pascal de la passion, mort et résurrection du Christ, sommet de l’année liturgique, nous appelle, chaque fois, à nous engager sur un chemin de préparation, conscients que notre conformation au Christ (cf. Rm 8,29) est un don inestimable de la miséricorde de Dieu.

Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint (cf. Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en œuvre la loi de Dieu, en commençant par celle qui est inscrite en son cœur et dans la nature, alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption. C’est pourquoi la création, nous dit Saint Paul, a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain. Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints – esprit, âme et corps –, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le « Cantique des créatures » de saint François d’Assise (cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde, cependant, l’harmonie produite par la rédemption, est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort.

2. La force destructrice du péché

En effet, lorsque nous ne vivons pas en tant que fils de Dieu, nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. Nous suivons alors des désirs incontrôlés que le Livre de la Sagesse attribue aux impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas Dieu comme référence dans leur agir, et sont dépourvus d’espérance pour l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du « tout et tout de suite », du « posséder toujours davantage » finit par s’imposer.

La cause de tous les maux, nous le savons, est le péché qui, depuis son apparition au milieu des hommes, a brisé la communion avec Dieu, avec les autres et avec la création à laquelle nous sommes liés avant tout à travers notre corps. La rupture de cette communion avec Dieu a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres.

Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer. Le péché qui habite dans le cœur de l’homme (cf. Mc 7, 20-23) – et se manifeste sous les traits de l’avidité, du désir véhément pour le bien-être excessif, du désintérêt pour le bien d’autrui, et même souvent pour le bien propre – conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle.

3. La force de guérison du repentir et du pardon

C’est pourquoi la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu, ceux qui sont devenus “une nouvelle création” : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5,17). En effet, grâce à leur manifestation, la création peut elle aussi « vivre » la Pâque : s’ouvrir aux cieux nouveaux et à la terre nouvelle (cf. Ap 21,1). Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal.

Cette “impatience ”, cette attente de la création, s’achèvera lors de la manifestation des fils de Dieu, à savoir quand les chrétiens et tous les hommes entreront de façon décisive dans ce “labeur” qu’est la conversion. Toute la création est appelée, avec nous, à sortir « de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). Le carême est un signe sacramentel de cette conversion. Elle appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône.

Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “ dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur.

Chers frères et sœurs, le « carême » du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13 ; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable ! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus : faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante.

Du Vatican, le 4 octobre 2018

Fête de Saint François d’Assise.

François

 

ORĘDZIE
OJCA ŚWIĘTEGO FRANCISZKA
NA WIELKI POST 2019 ROKU

 

«Stworzenie z upragnieniem oczekuje objawienia się synów Bożych» (Rm 8, 19)

 

Drodzy bracia i siostry!

Każdego roku, za pośrednictwem Kościoła, który jest naszą Matką, Bóg pozwala swoim wiernym «z oczyszczoną duszą radośnie oczekiwać świąt wielkanocnych, aby (…) przez uczestnictwo w sakramentach odrodzenia osiągnęli pełnię dziecięctwa Bożego» (1. Prefacja Wielkopostna). W ten sposób, od Wielkanocy do Wielkanocy możemy podążać do pełni tego zbawienia, które już otrzymaliśmy dzięki tajemnicy paschalnej Chrystusa: «W nadziei bowiem już jesteśmy zbawieni» (Rz 8, 24). Ta tajemnica zbawienia, działająca w nas już podczas ziemskiego życia, jest procesem dynamicznym, który obejmuje także historię i całe stworzenie. Św. Paweł dochodzi do stwierdzenia: «Bo stworzenie z upragnieniem oczekuje objawienia się synów Bożych» (Rz 8, 19). W takiej perspektywie chcę podzielić się z wami kilkoma refleksjami, które niech nam towarzyszą na drodze nawrócenia w nadchodzącym Wielkim Poście.

1. Odkupienie stworzenia

Celebracja Triduum Paschalnego męki, śmierci i zmartwychwstania Chrystusa, szczyt roku liturgicznego, za każdym razem zaprasza nas do przeżywania pewnego procesu przygotowania, ze świadomością, że nasze stawanie się na wzór obrazu Chrystusa (por. Rz 8, 29) jest bezcennym darem miłosierdzia Bożego.

Jeśli człowiek żyje jak dziecko Boga, jak osoba odkupiona, która pozwala się prowadzić Duchowi Świętemu (por. Rz 8, 14) i wie, jak rozpoznać i zastosować w praktyce prawo Boże, począwszy od tego zapisanego w jego sercu i naturze, czyni dobro także stworzeniu, współpracując w jego odkupieniu. Dlatego właśnie stworzenie – mówi św. Paweł – posiada usilne pragnienie objawienia się synów Bożych, to znaczy tych, którzy ciesząc się łaską paschalnej tajemnicy Jezusa w pełni żyją jej owocami, przeznaczonymi do osiągnięcia pełnej dojrzałości przy odkupieniu ciała ludzkiego. Kiedy miłość Chrystusa przemienia życie świętych - ducha, duszę i ciało - oddają oni chwałę Bogu, a przez modlitwę, kontemplację i sztukę angażują w to także stworzenia, jak pięknie wyraża to "Pieśń Słoneczna" św. Franciszka z Asyżu (por. Enc. Laudato si, 87). Jednak w tym świecie harmonia płynąca z Odkupienia jest wciąż zagrożona przez negatywną moc grzechu i śmierci.

2. Destrukcyjna siła grzechu

Rzeczywiście, kiedy nie żyjemy jak dzieci Boże, często zachowujemy się destrukcyjnie nie tylko wobec nas samych, ale także w stosunku do bliźnich i do innych stworzeń, uważając, mniej lub bardziej świadomie, że możemy ich używać według własnej woli. Zaczyna wtedy dominować brak umiarkowania, prowadząc do stylu życia naruszającego te granice, które nasza ludzka kondycja i natura każą nam szanować, podążając za tymi niekontrolowanymi pragnieniami, które w Księdze Mądrości przypisuje się ludziom niegodziwym, lub tym, którzy nie uznają Boga jako punkt odniesienia dla swoich działań i nie mają nadziei na przyszłość (por. 2: 1-11). Jeśli nie jesteśmy stale ukierunkowani ku Wielkanocy, w stronę horyzontu Zmartwychwstania, to oczywiste jest, że zwycięża logika wszystkiego i natychmiast, oraz mieć coraz więcej.

Wiemy, że przyczyną każdego zła jest grzech, który od czasu jego pojawienia się wśród ludzi zerwał komunię z Bogiem, z innymi i ze stworzeniem, z którym jesteśmy połączeni przede wszystkim przez nasze ciało. Zerwanie komunii z Bogiem naruszyło także harmonijny związek ludzi ze środowiskiem, w którym zostali powołani do życia, zamieniając ogród w pustynię (cfr Gen 3,17-18). Chodzi tutaj o grzech, który sprawia, że człowiek uważa siebie za boga stworzenia, czuje się jego absolutnym panem i używa go nie tak, jak chciał tego Stwórca, ale w swoim własnym interesie, ze szkodą dla stworzeń i innych ludzi.

Kiedy zostaje odrzucone prawo Boże, prawo miłości, wtedy potwierdza się prawo panowania silniejszego nad słabszym. Grzech, który mieszka w sercu człowieka (por. Mk 7, 20-23) - i objawia się jako chciwość, pragnienie nadmiernego dobrobytu, brak zainteresowania dobrem innych, a często także własnym - prowadzi do wykorzystywania stworzenia, osób i środowiska, zgodnie z tą niezaspokojoną żądzą, która każde pragnienie uważa za prawo, a która prędzej czy później doprowadzi do zniszczenia nawet tych, którzy są przez nią zdominowani.

3. Uzdrawiająca moc skruchy i przebaczenia

Dlatego stworzenie pilnie potrzebuje objawienia się synów Bożych, tych, którzy stali się "nowym stworzeniem": «Jeżeli więc ktoś pozostaje w Chrystusie, jest nowym stworzeniem. To, co dawne, minęło, a oto stało się nowe» (2 Kor 5, 17). W rzeczywistości, wraz z ich objawieniem się, także stworzenie może "przeżyć Wielkanoc": otworzyć się na nowe niebo i na nową ziemię (por. Ap 21, 1). A droga do Wielkanocy wzywa nas właśnie do odnowienia naszego oblicza i naszego serca chrześcijan przez pokutę, nawrócenie i przebaczenie, aby móc żyć pełnią łask Tajemnicy Paschalnej.

Ta „niecierpliwość”, to oczekiwanie stworzenia spełni się, kiedy objawią się synowie Boga, to znaczy, gdy chrześcijanie i wszyscy ludzie podejmą zdecydowanie ten „ból rodzenia”, którym jest nawrócenie. Razem z nami całe stworzenie jest powołane do wyjścia «z niewoli zepsucia, by uczestniczyć w wolności i chwale dzieci Bożych» (Rz 8, 21). Wielki Post jest sakramentalnym znakiem tego nawrócenia. Wzywa on chrześcijan do intensywniejszego i konkretniejszego wcielania Tajemnicy Paschalnej w życie osobiste, rodzinne i społeczne, szczególnie poprzez post, modlitwę i jałmużnę.

Pościć, czyli uczyć się zmieniać nasz stosunek do innych i do stworzeń: przechodzić od pokusy "pożerania" wszystkiego, celem zaspokojenia naszej chciwości, do umiejętności cierpienia z miłości, która może wypełnić pustkę naszego serca. Modlić się, aby umieć wyrzec się bałwochwalstwa i samowystarczalności naszego ja i uznać, że potrzebujemy Boga i Jego miłosierdzia. Dawać jałmużnę, czyli porzucić nierozsądny styl życia i gromadzenie wszystkiego dla siebie w iluzji zabezpieczania przyszłości, która do nas nie należy. I w ten sposób na nowo odkryć radość z planu, którym Bóg objął stworzenie i nasze serca, planu miłości Boga, naszych braci i całego świata, i w tej miłości odnaleźć prawdziwe szczęście.

Drodzy bracia i siostry, "Wielki Post" Syna Bożego polegał na tym, że wyszedł On na pustynię stworzenia, aby wprowadzić je na nowo do tego ogrodu komunii z Bogiem, który był wcześniej niż grzech pierworodny (por. Mk 1, 12-13; Iz 51, 3). Niech nasz Wielki Post będzie kroczeniem po tej samej ścieżce, aby zanieść nadzieję Chrystusową także stworzeniu, które «zostanie wyzwolone z niewoli zepsucia, by uczestniczyć w wolności i chwale dzieci Bożych» (Rz 8, 21). Nie pozwólmy, aby ten błogosławiony czas upłynął bezowocnie! Prośmy Boga, aby pomógł nam wejść na drogę prawdziwego nawrócenia. Porzućmy egoizm i zapatrzenie się w siebie a wpatrujmy się w Paschę Jezusa; zbliżmy się do braci i sióstr znajdujących się w trudnej sytuacji, dzieląc się z nimi naszymi duchowymi i materialnymi dobrami. W ten sposób, przyjmując w konkretach naszego życia zwycięstwo Chrystusa nad grzechem i śmiercią, ukierunkujemy Jego przemieniającą moc także na całe stworzenie.

Watykan, 4 października 2018
Święto św. Franciszka z Asyżu

 

Franciscus

 
 

 


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