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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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Peur ou confiance?

Jubilé de 100 ans de notre patiente

Jubilé de 100 ans de notre patiente

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Il est encore trop tôt pour résumer la période pandémique, mais il faut néanmoins examiner de près cette situation qui nous a surpris et qui persiste.

Nous sommes les Sœurs Franciscaines de N.D des Douleurs, nous travaillons comme infirmières pour les malades à domicile et en résidence pour personnes âgées à Montmorency et Deuil-la Barre. La pandémie nous a surprises par le fait que deux infirmières sont parties en vacances en Pologne et n'ont pas pu revenir pendant près de 2 et 3 mois, en raison de la fermeture des frontières. Elles étaient indispensables pour travailler, car les deux infirmières suivantes sont tombées malades du coronavirus. Deux autres, qui avaient été en contact avec des infirmières malades ont dû être mises en quarantaine et l'effectif a donc été réduit au minimum. La directrice est également tombée malade et les sœurs  ont continué à travailler avec beaucoup de mal. L'une des sœurs était très fatiguée, mais elle a travaillé et il s'est avéré plus tard, après avoir fait la recherche, qu’elle avait également le coronavirus mais elle ne le savait pas. Remerciant Dieu de n'avoir infecté personne.

Auprès des malades, les sœurs portaient des masques et des gants et faisaient une désinfection obligatoire des mains et, après le travail, une désinfection des vêtements, des chambres, des portables (avec des lampes ultra-violet). Nous avons fait très attention à ne pas être infectées et à ne pas infecter les autres. Les sœurs ont pris divers vitamines et fortifiants.

La peur a saisi tout le monde. Les familles n'avaient pas le droit de voir les leurs , les infirmières restantes étaient les êtres les plus proches, qui se voyaient confier des tâches supplémentaires grâce à des permissions de quitter leur maison. Premièrement, il était nécessaire d'apporter une aide psychologique, de calmer les personnes et de raviver l'espoir d'un avenir meilleur. Il n'y avait pas d’aides à domicile, de bureaux ouverts, de services techniques, rien ne fonctionnait. Faire les courses dans un magasin ou une pharmacie et même balayer la chambre ou réchauffer les aliments, c'était aussi le travail de l'infirmière, car il n'y avait pas de nourriture à la cantine, elle était distribuée dans les chambres, où chaque personne devait s'occuper de ses repas. Il était interdit de se réunir en groupe.

Les églises et les lieux de culte ont  été fermés. L'évêque du diocèse a publié une lettre interdisant le culte public. Il n'y avait pas non plus de messe à la chapelle des sœurs. Certains prêtres ont célébré la messe en privé, dans une église ouverte, de sorte que les gens y assistaient officieusement. Un des prêtres polonais célébrait la Sainte Messe à son domicile et des Polonais venaient même de Paris pour y participer. En cette période d'incertitude, les gens ont plus que jamais cherché l'aide de Dieu pour préserver leur équilibre et celui de leurs familles. Personne n'a été en mesure de répondre à la question de savoir ce qu’est et d'où vient cette maladie. Il y a eu un très grand nombre de morts. Nous n'avons perdu aucun patient dans cette épidémie, mais il y a eu beaucoup de cas dans les hôpitaux. Il n'était pas possible d'enterrer les morts, il fallait attendre des semaines pour le faire. Les familles ne pouvaient voir les leurs, même gravement malades et mourants, les gens ont quitté le monde dans la solitude.

La solidarité interpersonnelle, les signes de gentillesse et d’aide fraternelle ne manquaient pas non plus. Nous avons demandé à un plombier polonais de changer la chaudière d'eau pour une pensionnaire malade, car l'ancienne fuyait, il était impossible de laver la patiente et il n'était pas possible de trouver un ouvrier sur place.

En tant que communauté religieuse, nous nous sommes joints à la prière de toute l'Église pour demander la fin de la pandémie. Nous n'avons pas multiplié les prières supplémentaires, mais avons essayé d'offrir à Dieu des désagréments qui nous sont arrivés. Nos communautés de Deuiil et de Montmorency ont été aidées spirituellement par la célébration de la messe  à laquelle nous avons participé chaque jour, grâce à l'ouverture et à la confiance de nos prêtres, du curé français de Deuil et du recteur de la communauté pallottine polonaise de Montmorency.

Certes, grâce à l'aide de nos Fondateurs, nous n'avons pas ressenti la peur de l'épidémie, mais nous avons été submergés par la paix et la confiance que nous sommes en route pour aider ceux à qui nous sommes envoyés. Par notre charisme nous nous sentons proche des gens souffrants avec notre Patrone, la Mère Douloureuse sous la Croix du Christ.

 

 

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