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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2008-Orędzie Benedykta XVI na Wielki Post 2008

Lumiere

Chers frères et soeurs !

1. Chaque année, le Carême nous offre une occasion providentielle pour approfondir le sens et la valeur de notre identité chrétienne, et nous stimule à redécouvrir la miséricorde de Dieu pour devenir, à notre tour, plus miséricordieux envers nos frères. Pendant le temps du Carême, l’Église propose certains engagements spécifiques pour accompagner concrètement les fidèles dans ce processus de renouvellement intérieur : ce sont la prière, le jeûne et l’aumône. Cette année, en ce traditionnel Message pour le Carême, je voudrais m’arrêter pour réfléchir sur la pratique de l’aumône : elle est une manière concrète de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, et, en même temps, un exercice ascétique pour se libérer de l’attachement aux biens terrestres. Combien forte est l’attirance des richesses matérielles, et combien doit être ferme notre décision de ne pas l’idolâtrer ! Aussi Jésus affirme-t-il d’une manière péremptoire : « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » (Lc 16,13). L’aumône nous aide à vaincre cette tentation permanente : elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain et à partager avec les autres ce que, par grâce divine, nous possédons. C’est à cela que visent les collectes spéciales en faveur des pauvres, qui sont organisées pendant le Carême en de nombreuses régions du monde. Ainsi, à la purification intérieure s’ajoute un geste de communion ecclésiale, comme cela se passait déjà dans l’Église primitive. Saint Paul en parle dans ses Lettres à propos de la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem (cf. 2 Cor 8-9 ; Rm 15, 25-27).

2. Selon l’enseignement de l’Évangile, nous ne sommes pas propriétaires mais administrateurs des biens que nous possédons : ceux-ci ne doivent donc pas être considérés comme notre propriété exclusive, mais comme des moyens à travers lesquels le Seigneur appelle chacun d’entre nous à devenir un instrument de sa providence envers le prochain. Comme le rappelle le Catéchisme de l’Église Catholique, les biens matériels ont une valeur sociale, selon le principe de leur destination universelle (cf. n° 2404). Dans l’Évangile, l'avertissement de Jésus est clair envers ceux qui possèdent des richesses terrestres et ne les utilisent que pour eux-mêmes. Face aux multitudes qui, dépourvues de tout, éprouvent la faim, les paroles de saint Jean prennent des accents de vive remontrance : « Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? » (1 Jn 3, 17). Cet appel au partage résonne avec plus de force dans les pays dont la population est formée ’une majorité de chrétiens, car plus grave encore est leur responsabilité face aux multitudes qui souffrent de l'indigence et de l’abandon. Leur porter secours est un devoir de justice avant même d'être un acte de charité.

3. L’Évangile met en lumière un aspect caractéristique de l’aumône chrétienne : elle doit demeurer cachée. « Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite », dit Jésus, « afin que ton aumône se fasse en secret » (Mt 6, 3-4). Et juste avant, il avait dit qu’il ne faut pas se vanter de ses bonnes actions, pour ne pas risquer d’être privé de la récompense céleste (cf. Mt 6, 1-2). La préoccupation du disciple est de tout faire pour la plus grande gloire de Dieu. Jésus avertit : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5, 16). Ainsi, tout doit être accompli pour la gloire de Dieu et non pour la nôtre. Ayez-en conscience, chers frères et soeurs, en accomplissant chaque geste d'assistance au prochain, tout en évitant de le transformer en un moyen de se mettre en évidence. Si, en faisant une bonne action, nous ne recherchons pas la gloire de Dieu et le vrai bien de nos frères, mais nous attendons plutôt en retour un avantage personnel ou simplement des louanges, nous nous situons dès lors en dehors de l’esprit évangélique. Dans la société moderne de l’image, il importe de rester attentif, car cette tentation est récurrente. L’aumône évangélique n’est pas simple philanthropie : elle est plutôt une expression concrète de la charité, vertu théologale qui exige la conversion intérieure à l’amour de Dieu et des frères, à l’imitation de Jésus Christ, qui, en mourant sur la Croix, se donna tout entier pour nous. Comment ne pas rendre grâce à Dieu pour les innombrables personnes qui, dans le silence, loin des projecteurs de la société médiatique, accomplissent dans cet esprit des actions généreuses de soutien aux personnes en difficulté ? Il ne sert pas à grand chose que de donner ses biens aux autres si, à cause de cela, le coeur se gonfle de vaine gloire : voilà pourquoi celui qui sait que Dieu « voit dans le secret » et dans le secret le récompensera, ne cherche pas de reconnaissance humaine pour les oeuvres de miséricorde qu’il accomplit.

4. En nous invitant à considérer l’aumône avec un regard plus profond, qui transcende la dimension purement matérielle, les Saintes Écritures nous enseignent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir (cf. Act 20, 35). Quand nous agissons avec amour, nous exprimons la vérité de notre être : nous avons en effet été créés non pour nous-mêmes, mais pour Dieu et pour nos frères (cf. 2 Cor 5, 15). Chaque fois que, par amour pour Dieu, nous partageons nos biens avec notre prochain qui est dans le besoin, nous expérimentons que la plénitude de la vie vient de l’amour et que tout se transforme pour nous en bénédiction sous forme de paix, de satisfaction intérieure et de joie. En récompense de nos aumônes, le Père céleste nous donne sa joie. Mais il y a plus encore : saint Pierre cite parmi les fruits spirituels de l’aumône, le pardon des péchés. «La charité – écrit-il – couvre une multitude de péchés» (1 P 4, 8). La liturgie du Carême le répète souvent, Dieu nous offre, à nous pécheurs, la possibilité d’être pardonnés. Le fait de partager ce que nous possédons avec les pauvres, nous dispose à recevoir un tel don. Je pense en ce moment au grand nombre de ceux qui ressentent le poids du mal accompli et qui, précisément pour cela, se sentent loin de Dieu, apeurés et pratiquement incapables de recourir à Lui. L’aumône, en nous rapprochant des autres, nous rapproche de Dieu, et elle peut devenir l’instrument d’une authentique conversion et d’une réconciliation avec Lui et avec nos frères.

5. L’aumône éduque à la générosité de l’amour. Saint Joseph-Benoît Cottolengo avait l’habitude de recommander : « Ne comptez jamais les pièces que vous donnez, parce que, je le dis toujours : si en faisant l’aumône la main gauche ne doit pas savoir ce que fait la droite, de même la droite ne doit pas savoir ce qu’elle fait elle-même » (Detti e pensieri, Edilibri, n. 201). À ce propos, combien significatif est l’épisode évangélique de la veuve qui, dans sa misère, jette dans le trésor du Temple «tout ce qu’elle avait pour vivre» (Mc 12, 44). Sa petite monnaie, insignifiante, devint un symbole éloquent : cette veuve donna à Dieu non de son superflu, et non pas tant ce qu’elle a, mais ce qu’elle est. Elle, tout entière. Cet épisode émouvant s’insère dans la description des jours qui précèdent immédiatement la passion et la mort de Jésus, Lui qui, comme le note saint Paul, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Cor 8, 9) ; Il s’est donné tout entier pour nous. Le Carême nous pousse à suivre son exemple, y compris à travers la pratique de l’aumône. À son école, nous pouvons apprendre à faire de notre vie un don total ; en l’imitant, nous réussissons à devenir disposés, non pas tant à donner quelque chose de ce que nous possédons, qu’à nous donner nous mêmes. L’Évangile tout entier ne se résume-t-il pas dans l’unique commandement de la charité ? La pratique quadragésimale de l’aumône devient donc un moyen pour approfondir notre vocation chrétienne. Quand il s’offre gratuitement lui-même, le chrétien témoigne que c’est l’amour et non la richesse matérielle qui dicte les lois de l’existence. C’es donc l’amour qui donne sa valeur à l’aumône, lui qui inspire les diverses formes de don, selon les possibilités et les conditions de chacun.

6. Chers frères et soeurs, le Carême nous invite à nous « entraîner » spirituellement, notamment à travers la pratique de l’aumône, pour croître dans la charité et reconnaître Jésus lui-même dans les pauvres. Les Actes des Apôtres racontent que l’apôtre Pierre s’adressa ainsi au boiteux de naissance qui demandait l’aumône à la porte du Temple : « Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche » (Act 3, 6). Par l’aumône, nous offrons quelque chose de matériel en signe de ce don plus grand que nous pouvons offrir aux autres, l’annonce et le témoignage du Christ : en son Nom est la vraie vie. Que ce temps soit donc caractérisé par un effort personnel et communautaire d’adhésion au Christ pour que nous soyons des témoins de son amour. Que Marie, Mère et Servante fidèle du Seigneur, aide les croyants à livrer le « combat spirituel » du Carême avec les armes de la prière, du jeûne et de la pratique de l’aumône, afin de parvenir aux célébrations des fêtes pascales en étant entièrement renouvelés en esprit. En formulant ces voeux, j’accorde volontiers à tous la Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 30 octobre 2007
BENEDICTUS PP. XVI
© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana



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Środa Popielcowa rozpoczyna w Kościele katolickim okres Wielkiego Postu. Z tej okazji papież Benedykt XVI wystosował orędzie na Wielki Post 2008 r. Publikujemy pełny tekst papieskiego orędzia.

"Chrystus dla was stał się ubogim" (por. 2 Kor 8, 9)

Drodzy bracia i siostry!

1.Wielki Post każdego roku stwarza nam opatrznościową okazję do refleksji nad sensem i wartością naszego życia chrześcijańskiego i pobudza nas do odkrywania miłosierdzia Bożego, abyśmy sami z kolei stawali się bardziej miłosierni względem braci. W okresie Wielkiego Postu Kościół przypomina pewne szczególne zobowiązania, które w konkretny sposób mają pomagać wiernym w tym procesie wewnętrznej odnowy; są nimi modlitwa, post i jałmużna. W tym roku w tradycyjnym orędziu wielkopostnym pragnę wziąć pod rozwagę praktykę jałmużny, która jest konkretnym sposobem przyjścia z pomocą temu, kto jest w potrzebie, a zarazem praktyką ascetyczną, pozwalającą uwolnić się od przywiązania do dóbr ziemskich. O tym, jak wielka jest siła przyciągania bogactw materialnych i jak wyraźna musi być nasza decyzja nieczynienia z nich bóstwa, mówi w sposób kategoryczny Jezus: "Nie możecie służyć Bogu i Mamonie!" (Łk 16, 13). Jałmużna pomaga nam przezwyciężyć tę nieustanną pokusę, ucząc nas wychodzenia naprzeciw potrzebom bliźniego i dzielenia się z innymi tym, co dzięki dobroci Bożej posiadamy. Taki jest cel specjalnych zbiórek na rzecz ubogich, organizowanych w okresie Wielkiego Postu w wielu częściach świata. I tak z wewnętrznym oczyszczeniem łączy się konkretny wyraz komunii kościelnej, tak jak było już w pierwotnym Kościele. Mówi o tym św. Paweł w swoich Listach odnośnie do zbiórki na rzecz wspólnoty w Jerozolimie (por. 2 Kor 8-9; Rz 15, 25-27).

2. Ewangelia naucza, że nie jesteśmy właścicielami, lecz zarządcami dóbr, które posiadamy; nie można zatem traktować ich jako wyłącznej własności, lecz trzeba uznać je za środki, którymi posługuje się Pan, wzywając każdego z nas, by stał się pośrednikiem Jego opatrzności względem bliźniego. Jak przypomina Katechizm Kościoła Katolickiego, dobra materialne zyskują wartość społeczną zgodnie z zasadą ich powszechnego przeznaczenia (por. n. 2404). W Ewangelii Jezus jasno napomina tych, którzy posiadają bogactwa ziemskie i je wykorzystują jedynie dla siebie. Wobec wielkiej rzeszy ludzi, którzy cierpią głód, pozbawieni wszystkiego, brzmią niczym mocny wyrzut słowa św. Jana: "Jeśliby ktoś posiadał na świecie majątek i widział, że brat jego cierpi niedostatek, a zamknął przed nim swe serce, jak może trwać w nim miłość do Boga?" (1 J 3, 17). Tym mocniejsze jest wezwanie do dzielenia się w krajach, gdzie większość ludności stanowią chrześcijanie, albowiem ich odpowiedzialność za tłumy, które cierpią z powodu nędzy i opuszczenia, jest jeszcze większa. Przyjście im z pomocą, bardziej niż aktem miłosierdzia, jest wymogiem sprawiedliwości.

3. Ewangelia uwydatnia charakterystyczną cechę jałmużny chrześcijańskiej: ma być ona dawana w ukryciu. "Niech nie wie lewa twoja ręka, co czyni prawa – mówi Jezus, – aby twoja jałmużna pozostała w ukryciu" (Mt 6, 3-4). A nieco wcześniej powiedział, że nie należy chlubić się własnymi dobrymi czynami, aby nie ryzykować utraty nagrody w niebie (por. Mt 6, 1-2). Uczeń ma troszczyć się o to, aby wszystko służyło większej chwale Boga. Jezus napomina: "Tak niech wasze światło jaśnieje przed ludźmi, aby widzieli wasze dobre uczynki i chwalili Ojca waszego, który jest w niebie" (Mt 5, 16). Wszystko, zatem należy czynić na chwałę Boga, a nie własną. Niech świadomość tego, drodzy bracia i siostry, towarzyszy każdemu gestowi pomocy bliźniemu, nie dopuszczając do tego, aby służył zwracaniu uwagi na samych siebie. Jeżeli wypełniając dobre uczynki nie mamy na względzie chwały Bożej i prawdziwego dobra braci, lecz zabiegamy o korzyści osobiste czy po prostu poklask, nie postępujemy zgodnie z optyką ewangeliczną. We współczesnym społeczeństwie ekspresji wizualnej trzeba zachować dużą czujność, gdyż ta pokusa pojawia się często. Ewangeliczna jałmużna nie jest zwykłą filantropią; jest raczej konkretnym wyrazem miłosiernej miłości, cnoty teologalnej, która wymaga wewnętrznego nawrócenia się na miłość Boga i braci, do naśladowania Jezusa Chrystusa, który umierając na krzyżu, oddał za nas całego siebie. Jak nie dziękować Bogu za tak liczne osoby, które po cichu, z dala od reflektorów medialnego społeczeństwa spełniają w tym duchu wielkoduszne uczynki, wspierając bliźniego w potrzebie? Na niewiele zdaje się dawanie własnych dóbr innym, jeżeli z tego powodu serce napełnia się dumą; dlatego nie szuka u ludzi uznania za swe czyny miłosierdzia ten, kto wie, że Bóg "widzi w ukryciu" i w ukryciu wynagrodzi

4. Pismo Święte zachęcając nas, abyśmy popatrzyli na jałmużnę w sposób głębszy, sięgając poza wymiar czysto materialny, poucza nas, że więcej radości jest w dawaniu aniżeli w braniu (por. Dz 20, 35). Kiedy naszym postępowaniem powoduje miłość, wyrażamy prawdę naszego istnienia: zostaliśmy, bowiem stworzeni nie dla samych siebie, lecz dla Boga i dla braci (por. 2 Kor 5, 15). Ilekroć z miłości do Boga dzielimy się naszymi dobrami z potrzebującym bliźnim, zawsze doświadczamy, że pełnię życia rodzi miłość i że wszystko zwraca się jako błogosławieństwo w postaci pokoju, wewnętrznego zadowolenia i radości. Ojciec niebieski wynagradza nasze jałmużny swoją radością. I jest jeszcze coś więcej: św. Piotr wśród duchowych owoców jałmużny wymienia przebaczenie grzechów. Pisze: "Miłość zakrywa wiele grzechów" (1 P 4, 8). Jak często przypomina liturgia Wielkiego Postu, Bóg daje nam grzesznikom możliwość uzyskania przebaczenia. Dzielenie się z ubogimi tym, co posiadamy, przygotowuje nas do przyjęcia tego daru. Mam na myśli w tej chwili tych, którym ciąży wyrządzone zło i właśnie z tego powodu czują się dalecy od Boga, pełni lęku i niemal niezdolni do Niego się uciec. Zbliżając nas do innych, jałmużna zbliża nas do Boga i może stać się narzędziem prawdziwego nawrócenia i pojednania z Nim i z braćmi.

5. Jałmużna uczy wielkodusznej miłości. Św. Józef Benedykt Cottolengo napominał niejednokrotnie: "Nie liczcie nigdy monet, które dajecie, bowiem ja zawsze powtarzam:, jeśli przy dawaniu jałmużny lewa ręka nie ma wiedzieć o tym, co czyni prawa, także prawa nie powinna wiedzieć tego, co sama czyni”, (Detti e pensieri, Edilibri, n. 201). W związku z tym niezwykle wymowny jest ewangeliczny epizod, w którym uboga wdowa wrzuca do skarbca świątyni "wszystko, co miała na swe utrzymanie" (Mk 12, 44). Jej mała i niewiele znacząca moneta staje się wiele mówiącym symbolem: ta wdowa daje Bogu nie z tego, co jej zbywa, nie tyle coś, co posiada, lecz to, czym jest – całą siebie. Ten poruszający epizod jest włączony w opis dni bezpośrednio poprzedzających mękę i śmierć Jezusa, który – jak pisze św. Paweł – stał się ubogi, aby nas swoim ubóstwem ubogacić (por. 2 Kor 8, 9); dał za nas całego siebie. Wielki Post, również poprzez praktykę jałmużny, nakłania nas do tego, abyśmy z Niego brali przykład. Od Niego możemy się nauczyć, jak czynić z naszego życia całkowity dar. Poprzez naśladowanie Go stajemy się zdolni i skłonni dać nie tyle trochę z tego, co posiadamy, lecz nas samych. Czyż cała Ewangelia nie streszcza się w jedynym przykazaniu miłości? Wielkopostna praktyka jałmużny ma być zatem środkiem służącym pogłębianiu naszego chrześcijańskiego powołania. Gdy chrześcijanin ofiaruje bezinteresownie samego siebie, daje świadectwo, że to nie bogactwo materialne dyktuje prawa istnienia, lecz miłość. A zatem tym, co nadaje wartość jałmużnie, jest miłość, która inspiruje różne formy daru, odpowiednio do możliwości i warunków każdego.

6. Drodzy bracia i siostry, Wielki Post zachęca nas, abyśmy "ćwiczyli ducha", również przez praktykę jałmużny, co pozwoli nam wzrastać w miłości i rozpoznać w ubogich samego Chrystusa. Dzieje Apostolskie opowiadają, że do chromego, który u drzwi świątyni prosił o jałmużnę, apostoł Piotr rzekł: "Nie mam srebra ani złota (...) ale co mam, to ci daję: W imię Jezusa Chrystusa Nazarejczyka, chodź!" (Dz 3, 6). Jałmużna, którą dajemy, to rzecz, będąca znakiem większego daru, jaki możemy ofiarować innym, głosząc Chrystusa i dając o Nim świadectwo – o Tym, w którego imieniu jest prawdziwe życie. Starajmy się zatem w tym okresie indywidualnie i wspólnotowo bardziej przylgnąć do Chrystusa, abyśmy byli świadkami Jego miłości. Niech Maryja, Matka i wierna Służebnica Pańska, pomaga wierzącym toczyć wielkopostną "duchową walkę" bronią modlitwy, postu i jałmużny, aby mogli obchodzić święta wielkanocne odnowieni w duchu. Życząc tego, z radością udzielam wszystkim Apostolskiego Błogosławieństwa.

Watykan, 30 października 2007 r.

Benedictus PP XVI.

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B
Dziękuję za udostępnienie tekstu Orędzia, gratuluje, blog jest interesujący.
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A
Trés beau site.Bien à vous
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S
Merci pour votre service et votre encourragement.Lid