Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

Texte de Monseigneur Pierre PICAN, Évêque de Bayeux et Lisieux :
Voici 150 ans, Louis et Zélie Martin, parents de Thérèse, s'engageaient dans le mariage, à Alençon et envisageaient de réaliser leur projet de vie en constituant une grande famille.
Pour vivre leur amour, ils eurent à renoncer à leurs aspirations vocationnelles antérieures d'appel à la vie religieuse. Ils intégrèrent à leur vie de couple, comme nombre de leurs contemporains, la participation intense, active, régulière et ardente à la vie de l'Église. Ils se nourrirent des sacrements, s'investirent dans leur paroisse et consacrèrent un temps quotidien à la prière partagée, au recueillement, à la méditation et au rythme respectueux et discret de la vie personnelle de chacun. Ils ne manquaient pas non plus de recevoir le sacrement de la réconciliation au rythme régulier préconisé par l'Église et à vivre de la grâce reçue. Engagés dans la confiance sur cette voie ordinaire de la sanctification de leur vie de couple, ils donnèrent la vie à neuf enfants, tout en conservant, l'un et l'autre, leur profession.
Les épreuves familiales allaient ponctuer leur vie et solliciter leur foi, en intensifiant leur confiance dans le Seigneur. Ils ont mené une vie de labeur intense et éprouvante, affronté la maladie et la mort de quatre de leurs enfants et surmonté ces décès en bas âge de leurs chers petits. Il ne leur restait que les cinq filles dont Thérèse, la plus jeune, demeure la plus connue en raison de l'accomplissement évangélique de sa vie et de son rayonnement missionnaire.
Cinq ans après leur mariage, en 1858, Louis et Zélie créent leur propre entreprise de point d'Alençon. Louis travaille avec son épouse. Il s'ingénie à mettre au point de nouveaux modèles. Les résultats sont probants. Il faut trouver des débouchés. Il prend fréquemment la route d'Alençon à Paris pour élargir la clientèle, fidéliser celle qui existe et s'assurer du bon écoulement de la production de Zélie et de ses employés. C'est durant cette période qu'il transmet son horlogerie à son neveu Adolphe Leriche. Louis et Zélie quittent la rue du Pont-Neuf à Alençon et installeront leurs activités rue Saint Blaise.
Durant toute cette période, Zélie assume avec un courage extraordinaire sa responsabilité maternelle, son engagement professionnel, son douloureux combat avec le cancer qui l'emportera le 28 août 1877. Elle avait 46 ans et laissait à son mari -dont elle pressentait la fragilité- ses cinq filles. L'aînée, Marie, n'avait que 17 ans et la petite Thérèse courait paisiblement sur ses cinq ans. Pour elle, la période d'Alençon s'achevait sans sa Maman. Celle de Lisieux s'ouvrait.
Dans cette famille ordinaire, éclairée par la foi, confrontée aux aléas de la vie, minée par la maladie, émergent, s'affirment et se déploient les réponses et les vocations des cinq filles. Quatre choisiront le même carmel, celui de Lisieux. Léonie répondra de son choix à la Visitation de Caen.
La béatification des parents mettra en lumière l'humble réponse de ce couple attentif à inscrire sa réponse quotidienne dans l'engagement pour ses enfants et la croissance spirituelle de chacune d'entre elles. Ils seront confrontés aux événements les plus douloureux de leur vie. Leur foi paisible, humble, ardente et enracinée dans la vie de l'Église leur permettra de tenir. Dans l'élan de cette passion aimante, Thérèse n'hésite pas à écrire au père Bellière, deux mois avant sa mort, fin juillet 1897 : " Le bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre, ils demandèrent au Seigneur de leur donner beaucoup d'enfants et de les prendre pour lui. Ce désir fut exaucé : quatre petits anges s'envolèrent aux cieux et les cinq enfants restées dans l'arène prirent Jésus pour époux. " Nous sommes en bonne compagnie.
„Jeśli Zelia i Ludwik Martin zostaną beatyfikowani niebawem, to nie dlatego, że byli rodzicami świętej Teresy. Stanie się tak dlatego, ponieważ byli zwykłymi chrześcijanami żyjącymi święcie w świecie” – stwierdził metropolita poznański podczas Mszy św. w kościele ojców karmelitów bosych w liturgiczne święto Teresy z Lisieux, które jest świętem patronalnym tego zakonu.
Wiceprzewodniczący Episkopatu podkreślił, że rodzice św. Teresy „są wzorem dla rodziców chrześcijańskich”, a „ich przykład pokazuje, że świętość nie jest nieosiągalnym ideałem nawet dla osób żyjących w małżeństwie, zajmujących się rodziną, prowadzących interesy”.
„Wypełniając każdego dnia obowiązki stanu, przyjmując i zgadzając się na wszystkie związane z tym trudy i nieszczęścia, wypełnili oni wolę Bożą. W prostocie ich życia zawiera się, jakby przedsmak małej drogi dziecięctwa duchowego, czyli życia, które staje się aktem doskonałej miłości pogłębionej i doświadczonej przez cierpienie” – mówił abp Gądecki o przyszłych błogosławionych.
Żyjący w XIX wieku we Francji Zelia i Ludwik Martin zasłynęli z wielkiej pobożności, a ich życie obfitowało w trudne doświadczenia. Czworo spośród ich dziewięciorga dzieci zmarło w młodym wieku. Chora na raka Zelia zmarła w 1877 roku, w wieku 46 lat, a jej mąż – w 1894 roku, dotknięty na starość chorobą umysłową. 19 października Benedykt XVI ogłosi ich błogosławionymi.
Urodzona w 1873 roku św. Teresa, nazywana też Teresą od Dzieciątka Jezus lub Małą Tereską, była najmłodszym dzieckiem małżeństwa Martin. Jako piętnastoletnia dziewczyna wstąpiła do zakonu karmelitanek. Zmarła w 1897 roku na gruźlicę, przeżywszy zaledwie 24 lata. Pozostawiła po sobie zapiski zatytułowane „Dzieje duszy”. W 1925 roku została kanonizowana, a w 1997 roku Jan Paweł II ogłosił ją Doktorem Kościoła.
Relikwie św. Teresy peregrynują po całym świecie. Trzy lata temu sarkofag z doczesnymi szczątkami świętej karmelitanki pielgrzymował przez cztery miesiące po polskich diecezjach dla uczczenia czterechsetlecia obecności w Polsce zakonu karmelitów. Zakończenie peregrynacji odbyło się 15 sierpnia 2005 roku w kościele karmelitów w Poznaniu.