Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
Par Soeurs Franciscaines de N Dame des Douleurs

Alors que nous fêtons les 800 ans de la création de l’ordre franciscain, des religieuses franciscaines du diocèse s’expriment sur l’esprit qui anime leur congrégation.
Assise. Début du XIIIe siècle. Un jeune bourgeois dépense sans compter, rêve de gloire et de hauts-faits. François Bernardone aspire à être chevalier et part en guerre. Ce qui lui vaut une année d’emprisonnement. A sa sortie, François comprend qu’il doit changer de vie. Dans les ruines de l’église de St Damien, il entend le Christ qui lui parle au cœur. Il se fait alors maçon. Il n’a pas 25 ans. En épousant « Dame Pauvreté », il devient pauvre au service des plus pauvres, les lépreux. Sa règle de vie ? Tout l’Evangile, rien que l’Evangile.
1209, François se rend à Rome pour rencontrer le pape et lui demander d’approuver son désir de vivre selon l’Evangile. Huit cent ans plus tard, des milliers de frères, religieux, religieuses, laïcs à travers le monde suivent les pas de Saint-François. Lui qui n’a jamais eu l’intention de faire de disciples.
Elles aussi, ont choisi de vivre dans le sillage du « Poverello ». Deux communautés Franciscaines, les sœurs Réparatrices de Jésus-Hostie et les sœurs polonaises de Notre-Dame des Douleurs sont implantées dans notre diocèse. Que signifie pour elles « être Franciscaines », à l’heure où nous fêtons les 800 ans de la création de l’ordre ? « C’est tout amour de Dieu, confie l’une d’entre-elle. Malgré la croix, il faut rayonner de joie ». Une joie, dont la spiritualité franciscaine est toute empreinte. Autre congrégation, même élan dans le cœur d’une des sœurs Réparatrice, « être Franciscaine, c’est transmettre ma joie de croire, ma foi, avec l’enthousiasme de St François. C’est aider mes frères humains à retrouver la paix et la joie de François ». Un soucis que les sœurs portent au quotidien dans leurs activités avec les jeunes.
Infirmières, les religieuses polonaises « voient dans l’Autre, dans le malade - un frère, une sœur - comme le voyait St François ». Il s’agit alors « de vivre selon l’Evangile, d’être messagère de paix et de bonté, d’annoncer par la parole et par les actes, les merveilles de Dieu, là où elles sont envoyées, parmi les malades ou les biens portants, les croyants ou non ». L’une d’entre-elle évoque ce symbole du don de soi lorsque le Saint embrassa un lépreux. « Saint François est un exemple pour vivre l’évangile. Sa pauvreté, sa joie et sa simplicité m’appellent à avancer toujours plus loin dans mon engagement. Son baiser au lépreux m’enseigne amour et patience envers les malades. Si Saint François était capable de le faire, pourquoi pas moi ? »
Humilité, fraternité, joie et emerveillement, artisant de justice et de paix. Autant de termes qui, 800 ans plus tard définissent toujours l’esprit franciscain. D’une étonnante actualité.
Caroline Monssarat
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