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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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Beatification du Pape Paul VI 19.10.2014

 

Paolovi

 

(RV) Le Pape François a béatifié Paul VI, le 19 octobre 2014 à la messe de clôture des travaux de l’Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques sur le thème : « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'Évangélisation ».

Sait-on seulement que le nouveau béatifié a entretenu d’heureux rapports avec l’Afrique ? 

Le Pape Paul VI, est en effet né à Concesio, près de Brescia en Italie, le 26 septembre 1897, sous le nom de Giovanni Battista Montini.

Après avoir étudié chez les jésuites, il est ordonné prêtre en 1920. Dans les années 1921, il fait ses premiers pas au Vatican où il accompli une carrière ecclésiastique brillante et rapide.

Saint Jean XXIII le fera cardinal et à la mort de celui-ci durant le concile Vatican, II, le cardinal Giovanni Battista Montini est élu 262e souverain pontife le 21 juin 1963.

Le Pape Paul VI, est le premier saint Père à avoir visité l’Afrique. Il s’y est rendu notamment lors d’un pèlerinage Apostolique en Ouganda du 31 juillet au 2 août 1969.

Lors de sa visite au Palais du Parlement à Kampala le 1er août 1969, le Bienheureux Paul VI a notamment adressé un Message aux peuples d'Afrique. « Permettez, a-t-il affirmé que de Notre cœur monte à Nos lèvres, au sens le plus plénier et le plus vrai, le souhait de: Vive l'Afrique! »

Dans son encyclique Populorum progressio, où il prône le développement des Peuples, Paul VI a réaffirmé des directives dans son message adressé précisément à l'Afrique le 29 octobre 1967, Africae terrarum (AAS, 1967, p. 1073 ss.).

Concernant le dossier toujours brûlant en Afrique, du colonialisme et du néocolonialisme, le Bienheureux a également évoqué une « Afrique dirigée par les Africains ». Il n’a pas manqué de souligner que les Africains ont « un sens profond de la communauté – car dit-il – c'est une de vos caractéristiques les plus belles et les plus humaines. »

« Paix à l'Afrique entière! » n’a pas manqué d’affirmer Paul VI. Le Mardi 28 octobre 1969, au terme du synode des Evêques, le Pape Paul VI a également salué de façon particulière le « groupe de pasteurs africains », qui d’après lui, tout en développant un zèle spirituel à l’endroit de leur populations, ils continuent de garder le souci d’attachement filial au Saint-Siège, fondement et principe de l’unité.

Une autre grande réalisation de Paul VI pour l’Afrique fut son affection pour les saints martyrs de l’Ouganda. Le samedi 02 aout 1969, Paul VI n’a pas manqué d’affirmer que son arrivée au sanctuaire des martyrs de Namugongo(Ouganda) visait à « rendre honneur aux martyrs ».

« J’ai voulu a encore affirmé le bienheureux Paul VI, venir de Rome pour bénir l'autel de ce Sanctuaire. Mon intention est de vénérer aussi, par cet acte, tous les autres chrétiens qui ont donné leur vie pour la foi catholique en Afrique, ici et partout. »

Le 06 aout 1978, lors de la Fête de la Transfiguration, le Seigneur a rappelé le bienheureux Paul VI.

 

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Intégralité de l’homélie du Pape traduite en français :

Nous venons d'entendre une des phrases les plus célèbres de tout l'Évangile : "Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" (Mt 22, 21). À la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre en défaut, Jésus répond avec cette phrase ironique et géniale. C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours.

L’accent de Jésus retombe sûrement sur la seconde partie de la phrase : "Et (rendez) à Dieu ce qui est à Dieu". Cela signifie reconnaître et professer – face à n’importe quel type de pouvoir – que seul Dieu est le Seigneur de l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu.

Lui n’a pas peur de la nouveauté ! C’est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous fait “nouveaux”, continuellement. Un chrétien qui vit l’Évangile est “la nouveauté de Dieu” dans l’Église et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette “nouveauté” !

« Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », signifie s’ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.

Là se trouve notre force véritable, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi : c’est rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie – les pieds bien plantés sur la terre – et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis.

Nous l’avons vu ces jours-ci durant le Synode extraordinaire des Évêques – “Synode” signifie « marcher ensemble ». Et en effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Églises particulières pour aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de l’Évangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit Saint qui guide et renouvelle toujours l’Église appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour beaucoup de gens sans espérance.

Pour le don de ce Synode et pour l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières » (1 Th 1, 2). Et que l’Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Églises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode Ordinaire des Évêques d’octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé (cf. 1 Co 3, 6).

En ce jour de la béatification du Pape Paul VI, me reviennent à l’esprit ses paroles, par lesquelles il a institué le Synode des Évêques : « En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d’adapter les orientations et les méthodes … aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société » (Lett. ap. Motu proprio Apostolica sollicitudo).

À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église !

Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105). Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.

Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l’engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnement, Documentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l’Église et en la guidant pour qu’elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue).

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