Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
L'obéissance à Dieu par la médiation de l'homme
C'est une expression prise de l'Instruction citée. Elle nous ouvre à une dimension très importante de notre obéissance chrétienne et religieuse: l'obéissance à Dieu par la médiation de l'homme. Il est à noter que cette pensée a clairement exprimé aussi la pensée de Saint François d'Assise quand il a écrit dans "Salutations des vertus ": "Sainte Obéissance confond toute volonté propre et tout charnel attachement, et toute charnelle obstination. C'est elle qui tient le corps mortifié pour qu'il obéisse à l'esprit, pour qu'il obéisse à son frère. C'est elle qui rend l'homme docile et soumis à n'importe quel homme de ce monde, et non seulement aux hommes, mais aux bêtes et aux fauves eux-mêmes, les laissant disposer de lui comme ils le veulent, autant que d'en-haut leur permet le Seigneur".(SV,14)
Soumission aux Frères, l'obéissance à tous les hommes et même aux animaux, si c'est une entrée dans le plan de Dieu - c'est une obéissance par médiation. François veut que les frères découvrent l'action de Dieu d'abord par ses confrères. C'est pourquoi il écrit que l'écoute de son frère est un véritable obéissance à Dieu: "Par l'amour de l'Esprit qu'ils soient prêt à se rendre service mutuellement et d'obéir. C'est une vraie et sainte obéissance du Seigneur Jésus Christ" (1 Reg 5, 16).
Par les frères, François entend, tous les frères, sans distinction de subordonnés et supérieurs, car ils sont tous appelés à écouter Dieu et à s'entraider dans cette obéissance.
A cela les supérieurs sont invités plus que d'autres parce que leur travail consiste également à aider leurs frères en lecture et en exécution de la volonté de Dieu. Voici les paroles de l'Instructions: "La personne appelée à exercer l'autorité doit savoir qu'elle ne pourra le faire que si auparavant elle entreprend le pèlerinage qui conduit à rechercher avec intensité et droiture la volonté de Dieu. Le conseil que saint Ignace d'Antioche adressait à un confrère évêque est valable pour elle : « Que rien ne se fasse sans ton avis, et toi non plus, ne fais rien sans Dieu ». L'autorité doit agir en sorte que les frères et les sœurs puissent percevoir que, quand elle commande, elle le fait uniquement pour obéir à Dieu. (cf. n ° 12).
Les supérieurs, pour leur part, doivent sérieusement, avec l'aide de la prière, de la réflexion et des conseils des autres - comprendre ce que Dieu veut vraiment. Dans le cas contraire, le supérieur ou la supérieure, au lieu de représenter Dieu, risquent de se mettre témérairement à sa place. (cf. ibid.)
François l'a inclus dans d'autres termes, quand il dit à ses supérieurs indiquant leurs tâches:
"Et les ministres et les fonctionnaires se rappelleront que le Seigneur dit: Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir; ils se rappelleront que l'âme de leurs frères leur a été confiée: si l'un d'eux se perd par leur faute et par leur mauvais exemple, ils auront à en rendre compte au jour du Jugement devant le Seigneur Jésus-Christ".(1 Reg 4, 6).
Avec cette assurance spirituelle que le supérieur vit dans ce climat de recherche de la volonté de Dieu et tente d'aider ses frères à la réaliser, François est d'avis qu'il faut l'écouter en tout ce qui ne s'oppose pas à une règle ou une conscience",
"Quant aux frères, qui sont subordonnés, ils se rappelleront que, pour Dieu ils ont renoncé à leur propre volonté. Je leur prescris donc avec force d'obéir à leurs ministres en tout ce qu'ils ont promis au Seigneur d'observer et qui n'est pas contraire à leur âme et à notre règle"(2 Reg 10,2-3).
Dans son Testament, François avec plus d'insistance souligne son engagement à l'obéissance à Dieu par des intermédiaires - supérieurs: "Je veux fermement obéir au ministre général de cette fraternité et à tout gardien qu'il lui plaira de me donner. Je veux être tellement lié entre ses mains, que je ne puisse faire un pas ni la moindre action en marge de ses ordres et de sa volonté, car il est mon Seigneur……Que tous les autres frères soient tenus d'obéir ainsi à leur gardien …….." (Test.27-29,30)
Ce n'est pas de la servitude, ni l'obéissance aveugle à un tel ou tel supérieur. Cette obéissance est l'expression d'une foi profonde en Dieu agissant par le biais d'intermédiaires, et un dévouement total à sa disposition
François veut être lui-même héroïquement obéissant et apprendre à ces frères à obéir. Mais il faut que cette obéissance soit digne de la raison humaine et libre, sans contrainte, mais par l'amour. Cette attitude montre clairement dans le 3Avertissement quand, en pointant sur différents types d'obéissance il souligne en elle le rôle de la liberté et de l'amour. Le premier type de l'obéissance, qui est appelé la véritable obéissance consiste à faire ce qui est bon spontanément et ne soit pas interdit par le supérieur. Et il n'y a pas d'ordre, l'ordre d'un supérieur pour être en mesure de parler de la véritable obéissance parce qu'elle implique l'écoute de Dieu et d'accomplir sa volonté. Dieu peut nous faire connaître sa volonté par son inspiration, qui doit être obéie. Il n'est donc pas vraiment obéissant celui qui fait ce qui lui a été ordonné. Ce genre d'obéissance exige de la maturité de la part des subordonnés et des supérieurs. Les subordonnés doivent apprendre l'ouverture à l'inspiration, et ne peuvent se permettre une certaine indifférence envers les besoins, et les circonstances dans lesquelles ils sont appelés à faire le bien. Le supérieur par contre doit avoir le courage et la confiance en leurs subordonnés en se fondant sur leur docilité à l'Esprit Saint, et non pas essayer de contrôler chaque étape de leurs frères en les aidant à grandir dans l'attitude de recherche de la volonté de Dieu. Il lui faut l'humilité de ne pas se sentir menacé par les bonnes idées de ses confrères et leur discernement de la volonté de Dieu, se rendant compte qu'il n'a pas vraiment de monopole sur la volonté de Dieu.
En parlant de la seconde forme de l'obéissance, à savoir, l'obéissance de l'amour, François souligne qu'il a lieu quand il y a une différence d'opinion entre subordonnés et supérieurs. L'existence de cet écart est la preuve que Dieu par un vœu d'obéissance ne prive pas un homme de la raison et la volonté, mais il veut que l'homme la lui donne volontairement. C'est pourquoi il dit que si le subordonné voit quelque chose de mieux que les ordres d'un supérieur, il peut volontairement rendre à Dieu un sacrifice en essayant de combler le désir d'un supérieur. C'est l'obéissance de l'amour parce que faire le sacrifice de sa propre opinion de ses propres idées peut être fait par amour de Dieu, du supérieur et de la communauté.
Il est à noter que François ne dit pas de renoncer à sa propre solution, ne dit pas que le subordonné ne doit pas avoir sa propre opinion ou penser que son opinion ne vaut rien, mais il encourage à faire volontairement don de cela par l'amour de Dieu.
Il convient cependant se rappeler d'un avertissement fort que mis François à la fin de cette admonition:" Car bien des religieux malheureusement, s'imaginent découvrir qu'il y a mieux à faire que ce qu'ordonnent leurs supérieurs: ils regardent en arrière et retournent à leur vomissement, c'est-à-dire à leur volonté propre. Ce sont des homicides, car leurs mauvais exemples sèment la mort dans beaucoup d'âmes (Admonitions 3,10).
Garde toi des frères trop hâtifs en ce qui concerne son avis, les solutions d'être meilleur que ce que ses supérieurs l'exigent. L'amour joue également un rôle majeur dans le troisième type d'obéissance, qui est appelée parfaite et il consiste à dire non au supérieur quand il lui livre un ordre contraire à la conscience ou la règle. La non obéissance ne doit cependant pas conduire à la séparation de supérieur, de la communauté mais de se tenir dans l'unité justement par l'amour de Dieu et du prochain; «Mais si le supérieur donnait un ordre contraire au salut de notre âme, il faudrait refuser de lui obéir, sans pour autant, rompre avec lui ou le quitter. Encourrait-on les persécutions de certains à cause de cette attitude, on ne devrait que les en aimer davantage, pour l'amour de Dieu, car celui qui, bien loin de divorcer d'avec ses frères, préfère supporter leur hostilité celui là reste dans l'obéissance parfaite: l'obéissance qui va jusqu'à donner sa vie pour ses frères. (cf. Jn 15, 13) »(Admonition 3,7-9)
Posłuszeństwo Bogu przez pośrednictwa ludzkie
Jest to sformułowanie zaczerpnięte z cytowanej Instrukcji otwiera nas na bardzo ważny wymiar naszego chrześcijańskiego i zakonnego posłuszeństwa: posłuszeństwo Bogu poprzez ludzkie pośrednictwa. Warto zauważyć, że tę myśl jasno wyraził także św. Franciszek kiedy pisał w Pozdrowieniu cnót iż ciało ma być posłuszne duchowi, ale także: aby słuchało swego brata, i czyni człowieka poddanym i uległym wszystkim ludziom, którzy są na świecie, i nie tylko samym ludziom, lecz także dzikim i okrutnym zwierzętom, aby mogły z nim czynić, co zechcą, na ile im Pan z wysoka pozwoli". (Pcn, 14).
Uległość braciom, posłuszeństwo każdemu człowiekowi a nawet zwierzętom jeśli jest to wejście w plan Boży – to posłuszeństwo przez pośrednictwa. Franciszek chce by bracia odkrywali działanie Boga najpierw poprzez swoich współbraci. Dlatego napisze że słuchanie brata jest prawdziwym posłuszeństwem Bogu:
"Przez miłość Ducha niech chętnie sobie służą jedni drugim i będą sobie posłuszni. To jest prawdziwe i święte posłuszeńs¬two Pana Jezusa Chrystusa" (1 Reg 5, 16).
Przez braci rozumie to Franciszek wszystkich współbraci, bez rozróżniania na podwładnych i przełożonych ponieważ wszyscy są powołani do słuchania Pana Boga i pomagania sobie w tym posłuszeństwie. Przełożeni są do tego wezwani bardziej niż inni ponieważ ich zadaniem jest pomagać także swoim współbraciom w odczytywaniu i wypełnianiu woli Bożej. Znamienne są słowa Instrukcji:
”Osoba powołana do sprawowania władzy winna wiedzieć, że będzie mogła wykonać ją tylko wówczas, gdy jako pierwsza podejmie pielgrzymkę, prowadzącą do poszukiwania woli Bożej z intensywnością i prawością. I do tej osoby odnosi się zachęta, jaka św. Ignacy z Antiochii skierował do współbrata biskupa: ‘Niech niczego nie czyni bez twojej zgody, ale ty nie czyń nic bez zgody Boga’”(nr 12).
Przełożeni winni działać w taki sposób, by bracia czy siostry mogli dostrzec, że gdy wydaje polecenia, czyni to wyłącznie w tym celu, by okazać posłuszeństwo Bogu (por. nr 12). Przełożeni, ze swej strony, winni usilnie, z pomocą modlitwy, refleksji i rady innych – szukać tego, czego naprawdę Bóg chce. W przeciwnym razie przełożony czy przełożona, zamiast reprezentować Boga, podejmuje ryzyko, że postawi samego siebie nierozważnie na Jego miejscu (por. ibidem).
Franciszek ujmie to jeszcze innymi słowami kiedy mówi do przełożonych wskazując na ich zadania:
"A ministrowie i słudzy niech pamiętają, że Pan mówi: nie przysze¬dłem, aby mi służono, lecz aby służyć, i że troska o dusze braci została im powierzona. Jeśliby który z nich zginął z ich winy i przez ich zły przykład, będą musieli w dzień sądu zdać rachunek przed Panem Jezusem Chrystusem" (1 Reg 4, 6).
Mając tę duchową pewność, że przełożony żyje w tym klimacie poszukiwania woli Bożej i stara się braciom pomagać w jej wypełnieniu, Franciszek uważa, że należy go słuchać we wszystkim co nie sprzeciwia się regule lub sumieniu: „Bracia zaś, którzy są podwładnymi, niech pamiętają, że dla Pana Boga wyrzekli się własnej woli. Dlatego nakazuję im stanowczo, aby byli posłusznymi swoim ministrom we wszystkim co przyrzekli Panu zachowywać, a co nie sprzeciwia się ich sumieniu i regule naszej” (2 Reg 10,2-3). W swoim Testamencie jeszcze bardziej dobitnie podkreśli Franciszek swoją wolę posłuszeństwa Bogu przez pośredników – przełożonych: "I bardzo pragnę być posłusznym ministrowi generalnemu tego braterstwa i temu gwardianowi, którego on zechce mi wyznaczyć. I chcę być jakby więźniem w jego rękach, tak żebym bez jego woli i wbrew posłuszeństwu nie mógł się poruszać ani cokolwiek uczynić, gdyż on jest moim panem... I wszyscy inni bracia powinni tak samo słuchać swoich gwardianów..." (Test 33-35).
To nie jest jednak poddaństwo, to nie jest ślepa uległość takiemu czy innemu przełożonemu. Takie posłuszeństwo jest wyrazem głębokiej wiary w działanie Boga poprzez pośredników i całkowite oddanie się Jemu do dyspozycji.
Franciszek chce sam być heroicznie posłuszny i takiego posłuszeństwa uczy braci. Ale ma to być posłuszeństwo godne człowieka a więc rozumne i wolne, nie z przymusu ale z
miłości. Tę postawę wyraźnie ukazuje w Napomnieniu 3 kiedy, wskazując na różne rodzaje posłuszeństwa podkreśla w nich rolę wolności i miłości. I tak pierwszy rodzaj posłuszeństwa, który nazywa prawdziwym posłuszeństwem, polega na czynieniu spontanicznie tego co dobre i nie zakazane przez przełożonego. A więc nie trzeba nakazu, polecenie przełożonego aby można było mówić o prawdziwym posłuszeństwie ponieważ ono polega na słuchaniu Boga i wypełnianiu Jego woli a tę Bóg może dać nam poznać poprzez Swoje natchnienie, któremu powinniśmy być posłuszni. Nie jest zatem prawdziwie posłuszny ten kto robi to i tylko to co zostało mu nakazane. Ten rodzaj posłuszeństwa wymaga dojrzałości tak ze strony podwładnych jak i przełożonych. Podwładny musi się uczyć otwartości na natchnienia, nie może sobie pozwolić na bierność wobec potrzeb, sytuacji poprzez które jest wezwany do czynienia dobra. Przełożony zaś musi mieć odwagę i zaufanie do swoich podwładnych zdając się na ich uległość Duchowi Świętemu i nie starać się kontrolować każdego kroku swoich podwładnych pomagając im we wzrastaniu w postawie poszukiwania woli Bożej.
Potrzebna mu jest pokora aby nie czuć się zagrożonym dobrymi pomysłami swoich współbraci i ich rozeznawaniem woli Bożej zdając sobie sprawę, że i on nie ma monopolu naprawdę, na wolę Bożą.
Mówiąc o drugim rodzaju posłuszeństwa a mianowicie o posłuszeństwie z miłości, Franciszek podkreśla, że ma ono miejsce wtedy kiedy zachodzi różnica zdań pomiędzy podwładnym a przełożonym. Istnienie tej różnicy jest już dowodem na to że Pan Bóg przez ślub posłuszeństwa nie pozbawia człowieka używania rozumu i woli ale chce by człowiek oddawał Mu je dobrowolnie. Dlatego mówi, że gdyby podwładny widział coś lepszego od tego co nakazuje przełożony niech dobrowolnie złoży Bogu ofiarę i niech stara się spełnić życzenie przełożonego. I to jest posłuszeństwo z miłości ponieważ złożyć ofiarę z własnego zdania, z własnych pomysłów można tylko z miłości ku Bogu, ku przełożonemu i wspólnocie.
Warto zauważyć iż Franciszek nie każe się wyrzekać swojego rozwiązania, nie mówi iż podwładny nie ma mieć własnego zdania lub uważać, że jego zdanie nie jest nic warte ale zachęca do oddania go dobrowolnie Bogu z miłości.
Warto jednakże przypomnieć mocną przestrogę jaką Franciszek umieszcza na końce tego Napomnienia: Jest bowiem wielu zakonników, którym się wydaje, że widzą lepsze rzeczy do zrobienia niż te, które nakazują przełożeni; ci oglądają się wstecz (por. Łk 9, 62) i powracają do wymiotów własnej woli (por. Prz 26, 11; 2 P 2, 22). Ci są mordercami i swoim złym przykładem gubią wiele dusz (Np. 3, 10). Ostrzega braci przed zbyt pochopnym uważaniem swojego zdania, swoich rozwiązań za lepsze od tego co nakazują przełożeni.
Miłość odgrywa również główną rolę w trzecim rodzaju posłuszeństwa, które nazywane jest doskonałym a polega tak naprawdę na nieposłuchaniu przełożonego w przypadku wydania przez niego polecenia niezgodnego z sumieniem lub regułą. Nieposłuchanie jednakże nie powinno doprowadzić do oddzielenia się od przełożonego, od wspólnoty lecz do trwania w jedności właśnie z miłości do Boga i do bliźniego:
„Jeśli przełożony wyda jakieś polecenie niezgodne z jego [podwładnego] sumieniem, wolno mu nie posłuchać, niech go jednak nie opuszcza. A jeśli z tego powodu będzie przez kogoś prześladowany, niech go dla Boga miłuje. Kto bowiem woli znosić prześladowanie niż odłączyć się od braci, ten trwa rzeczywiście w doskonałym posłuszeństwie, bo życie swoje oddaje za braci swoich (por. J 15, 13)” (Np. 3, 7-9).