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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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Couronne de sonnets - la GENESE


 

 

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J’ai donc eu envie de relever ce défi.. Ayant besoin d’un thème digne d’intérêt et gardant toujours une Bible

à proximité, j’ai choisi la GENESE. et j’ai pu mettre en exergue, les références  exactes de chaque Sonnet.

En effet c’est difficile, mais on se prend au jeu, et une fois passé les premiers sonnets, le jeu de reprise du dernier vers,

qui se place en tête du sonnet suivant, devient un peu un automatisme.

Cette Couronne de Sonnets intitulée “Le huitième jour “ a obtenu “Le Prix de La Toison D’or “ en 2003. Prix de Poésie assez

recherché.

J’espère que vous aurez plaisir à lire mon interprétation des premiers jours de la création, ou tout au moins quelques extraits.

 

Denise Bernhardt

Sociétaire des Poètes Français

Société des Gens de Lettres

 

en PJ la définition de cette forme fixe de poèsie.

 

 

 

 

Couronne de sonnets 

 


La Couronne de sonnets est une forme ancienne .Peu de poètes l'ont pratiquée , car très difficile à réussir à la perfection, d'où sa rareté.

*
Caractéristiques :

a - La couronne de sonnet se compose de 15 sonnets ( Le dernier est dit : maître )

b - Le dernier vers du premier sonnet est intégralement repris pour servir de premier vers du deuxième sonnet ; et l'on continue ainsi ...( dernier vers d'un sonnet = premier vers du suivant )

c - Le premier vers du premier sonnet est repris tel quel comme dernier vers du 14ème sonnet.

d - Le quinzième sonnet ( = Sonnet Maître ), se compose du premier vers de chacun des quatorze sonnets de la couronne.

 

 

 

 

 


 

  Que la lumière soit et la lumière fut! Genèse 1.3

 

I

 

L'Esprit de Dieu flottait silencieusement

Le monde sommeillait, muet était le Verbe.

On ignorait encore les âpretés de l'herbe,

Et l'homme n'avait point foulé son élément.

 

La terre suspendue offrait son dénuement;

Masse informe roulant au gré du vide acerbe

Où la ténèbres lourde étendait sa superbe,

Rêvant d'aubes jaspées drapant le firmament.

 

Comme une onde légère apparut la lumière,

Dans l'espace effleuré, montait une prière

Présageant de la vie, que répandrait le jour.

 

Et ce fut le matin et la première nuit.

Le regard bleu des eaux quittait l'obscure séjour

Contemplant l'univers en quête d'harmonie.

 

 

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"Qu'il y ait une étendue entre les eaux "Genèse 1.6

II

 

Contemplant l'univers en quête d'harmonie

Dieu alors sépara, les eaux d'avec les eaux

La terre se taisait en attente d'oiseaux,

Sous la voûte azurée qu'elle savait infinie.

 

L'étendue se paraît de mauves symphonies,

De l'aurore naissante aux soirs tristes et beaux,

Tandis que frissonnait le souffle des roseaux

Ciselant les étangs d'ombres indéfinies.

 

Les eaux se confondaient au loin avec le ciel,

Dans la respiration du courant matriciel

Né de l'enfantement diapré des profondeurs.

 

Alternance de l'aube au courant réunie,

Le monde en devenir louait le créateur,

Devant l'éternité que le temps nous dénie.

 

 

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"Que la terre produise de la verdure" Genèse 1.11

III

 

Devant l'éternité que le temps nous dénie

Dieu rassembla les eaux en un lieu doux-amer,

Et le sec apparu séparé de la mer

Où le roc se dressa, tel une épiphanie.

 

Généreuse nature aux formes inouïes,

Prodiguant tous ses dons au divin magistère,

Les herbes, les arbres surgirent de la terre

Apothéose verte aux sèves éblouies.

 

Comme un secret jaloux dans un cœur en dormance

Chaque espèce portait en elle sa semence,

S'inscrivant tour à tour dans la pérennité.


Connaîtrons nous jamais, l'espace d'un moment

La Geste créateur dispensant sa Bonté

Pour un délire d'homme épris de firmament.

 


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"Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel" Genèse 1.14

IV

 

Pour un délire d'homme épris de firmament,

Jaillirent du néant des ruisseaux de soleil

Des poussières d'étoiles et des astres pareils,

Eclairant l'étendue des nuits, infiniment.

 

Le cosmos tout entier se mit en mouvement,

L'univers ressembla tiré d'un long sommeil

A ces fleuves en crue que grise leur éveil

Dans le vertige pur de leur scintillement.

 

L'ordre avait succédé au chaos initial,

Les planètes rythmaient l'espace sidéral

Et la respiration de la céleste horloge.

 

Le soleil diffusait un doux rayonnement

La lune chaque nuit, déclinait son éloge,

Ainsi le monde nu, trouva son fondement.

 

 

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"Dieu créa les grands poissons, aussi tout oiseau ailé" Genèse 1.21

V

 

Ainsi le monde nu, trouva son fondement

La vie se déploya portée par la lumière,

Les poissons vif-argent filaient l'onde première

En se multipliant prodigieusement.

 

Le royaume des airs s'ouvrit en un instant

A des nuées d'oiseaux striant toute la terre,

Survolant les sommets de la montagne austère

Les rapaces planaient majestueusement.

 

Dans les eaux fécondées scintillait la laitance

Descendant lentement en un nuage dense

Vers les fonds sablonneux aux courants nourriciers

 

 

Tandis que les oiseaux s'affairaient près des nids

Habiles couturiers ou patients liciers,

Dieu étant l'Officiant de la cérémonie.

 

 

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"Que la terre produise des animaux vivants. Genèse 1.24

VI

 

Dieu étant l'Officiant de la cérémonie

Paracheva Son œuvre en peuplant les forets

Les mouvantes prairies, les vals et les marais

D'espèces composant l'auguste symphonie.

 

Un caravansérail, où furent réunies,

Les pattes élancées, les fourrures moirées

Les écailles polies, les griffes acérées

Vivantes profusions, vastes polyphonies.

 

Cependant un regard planait sur cet ouvrage,

Dieu rêvait d'un reflet exaltant son image,

Pour que l'œuvre accomplie ne le fut pas en vain.

 

Au mystère essentiel l'Eternel nous convie:

Sur un peu de limon, soufflant l'Esprit divin

Il fit l'homme et la femme en glorifiant la Vie.

 

 

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"Dieu créa l'homme à son image….il créa l'homme et la femme" Genèse 1.27

VII

 

Il fit l'homme et la femme en glorifiant la Vie

Puis Il se recueillit à l'ombre bleue du soir

Dont le rayonnement paisible d'ostensoir

Irradiait le silence et l'espace à l' envie.

 

Divines proportions, de la glaise asservie,

L'antique Nombre d'Or, l' alchimique savoir

Transmis au fil du temps, a ceux qui pourraient voir

Le secret de la pierre enfouie dans les parvis.

 

Adam ouvrit les yeux qui se remplirent d'âme;

Voyant à son côté les douceurs de la femme,

Il su qu'ils étaient UN et lui ouvrit les bras.

 

Car le Geste initial fut émerveillement

Si pur, si innocent, que Dieu le consacra,

Sanctifiant la Genèse en son commencement.


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"Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia" Genèse 2.3

VIII

 

L'Eden

Sanctifiant la Genèse en son commencement

Il fit régner la paix, l'ordre, la tolérance,

On ignorant alors le sens du mot "souffrance"

 

 

Et la peur demeurait loin de l'entendement.

 

Tout n'était que bonheur, douceur, apaisement,

Les hommes vivaient nus, mais vêtus d'innocence,

Protégés du savoir et de la connaissance.

La mort n'existait pas, non plus que son tourment.

 

Dieu bénit les pairies et les moissons futures

Les vents et les nuées, toutes les créatures,

L'orgueilleuses forêt jusqu'aux humbles rameaux.

 

Répandant Son amour, Il étendit les mains;

De la geste sacrée, Il enfanta les mots

Pour nous léguer enfin de vivants parchemins.

 

terre

IX

Le Choix

 

Pour nous léguer enfin un vivant parchemin

Il transforma la terre en un vert Paradis

A l'enivrant parfum de roses de Saadi,

Aux fruits délicieux, d'un soleil magicien.

 

Dans une apothéose au milieu du jardin

Deux arbres se dressaient sombres comme un édit

L'un messager de Mort, l'autre porteur de Vie,

Un serpent maléfique en était le gardien.

 

De ce fait, Dieu offrait la décision suprême

Aux hommes indécis, "Vois combien Je t'aime,

La liberté de choix constitue ta grandeur."

 

Pourtant ce fut le mal qui séduisit l'humain,

L'Eternel eut pitié, et saisi de douleur,

Il déposa Son sceau dans le creux de nos mains.

 

 

X

Le Bien et le Mal

 

Il déposa Son sceau dans le creux de nos mains

Avant de fermer le Grand Livre du Monde

Qu'Il bénit par sept fois, liant la bête immonde

La privant de pouvoir jusqu'aux Temps de la Fin.

 

Comment imaginer les sombres lendemains,

Où les hommes issus de la terre féconde,

Formant sur la planète une infernale ronde

Y sèmeraient l'ivraie bien plus que le bon grain

 

Parce que toute vie est porteuse de mort,

Que le moindre bonheur secrète le remord

Et que toute clarté présage de la nuit.

 

Dieu ne voulu point nous laisser sans recours

A ce funeste sort Son regard s'attendrit,

Faisant naître en son cœur, la flamme de l'amour.

 

XI

Le Don de l'Amour

 

Faisant naître en nos cœurs la flamme de l'amour

Le don mystérieux, la source adamantine,

Le ciel devenant bleu, la ramure églantine,

La lumière ruisselant de l'espace à l'entour.

 

Ce sentiment si fort qu'il nous prend sans détour,

Pour un geste ébauché, une moue enfantine,

Un regard caressant la bouche purpurine,

Les âmes éperdues s'égarent sans retour.

 

L'amour, la seule arme et l'unique défense

Contre la nuit amère où sombre la souffrance,

Le feu qui nous consume en la même douceur.

 

La Sourire de Dieu, fut comme un jour d'été,

Mais Son Front tout à coup devint triste et songeur

Puis nous fûmes plongés dans les eaux de Léthé.

 

 

XII

L'Oubli

 

Puis nous fûmes plongés dans les eaux du Léthé.

Et l'homme s'éveilla dans la forêt première,

L'Eden n'existait plus, ni la rose trémière

Les ombres répandaient leur pâle nudité.

 

Des regards terrifiés fixaient l'immensité

Ponctuée de l'éclat d'étoiles serpentaires.

Dans l'espace désert, des êtres solitaires

Survivaient inconscients de leur identité.

 

Des primates debout, ils prirent l'apparence

Dieu avait-Il ici nié Sa ressemblance.

L'animal pour toujours s'inscrivait dans l'humain.

 

Bien des millions d'années ont accompli leurs cours,

Du tendre Paradis, s'est perdu le chemin

Depuis lors nous cherchons au fil ténu des jours.

 

 

XIII

La Quête

 

Depuis lors nous cherchons au fil ténu des jours

Celui qui nous dira d'un mot ce que nous sommes

Ce vers quoi nous allons et d'où viennent les hommes

Autant d'opacités en notre amer séjour.

 

A la philosophie nous demandons secours.

Scrutant le ciel en vain, le savant astronome

N'a jamais expliqué notre univers en somme,

Et le vide a scandé les plus brillants discours.

 

Parce que la raison n'est pas la connaissance

Elle cerne le réel mais en masque le sens,

"On ne voit bien qu'avec le cœur "dit le poète*

 

Aux chemins de l'amour et de la vérité

Nous irons découvrir tout au bout de la quête

D'où nous vient ce désir, plein de félicité.

 

*Antoine de Saint Exupéry

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XIV

L'idéal

 

D'où nous vivant ce désir plein de félicité,

Méditait le vieil homme en regardant la mer

Embrasé chaque soir d'une gloire éphémère,

D'où nous vient de si loin, l'amour de la beauté.

 

L'idéal est en nous; secrète volupté

Qui élève les âmes au-delà de la terre.

O se laisse porter, créatures aptères

Par le souffle sacré de la Divinité.

 

Ainsi pensait le Sage en sa barque fragile

Remontant lentement d'une main malhabile

Les filets bien trop lourds à la fin d'une vie.

 

Alors la nuit tomba sur le Commencement,

La vieil homme rêvait tandis qu'à l'infini

L'Esprit de Dieu flottait silencieusement.


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XV

Sonnet Maître

 

L'Esprit de Dieu flottait silencieusement

Contemplant l'univers en quête d'harmonie

Devant l'éternité que le temps nous dénie,

Pour un délire d'homme épris de firmament.

 

Ainsi le monde nu, trouva son fondement,

Dieu étant l'Officiant de la cérémonie

Il fit l'homme et la femme en glorifiant la vie,

Sanctifiant la Genèse en son commencement.

 

Pour nous léguer enfin de vivants parchemins

Il déposa Son sceau dans le creux de nos mains

Faisant naître en nos cœurs la flamme de l'amour.

 

Puis nous fûmes plongés dans les eaux du Léthé.

Depuis lors nous cherchons au fil ténu des jours,

D'où nous vient ce désir plein de félicité.

 

Denise Bernhardt

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Couronne de sonnets<br /> Sonnet I<br /> Ma mère, mon amante.<br /> <br /> <br /> Ensorceleuse, femme aux multiples visages, <br /> La vie, en elle-même, un merveilleux jardin, <br /> Je porte dans mon cœur sa lampe d’Aladin<br /> Et parcours, en chantant, ses plus beaux paysages. <br /> <br /> Leurs horizons de braise, infusés de présages,<br /> Renouvellent le chant du premier baladin, <br /> L’amour, de ses doigts d’or, empaille son destin,<br /> Je respecte et célèbre, en tous lieux, ses messages.<br /> <br /> De mes pas dans les siens, l’étoile au firmament <br /> Embaume mon chemin d’un tendre sentiment ;<br /> Je compose, pour elle, une ballade charmante.<br /> <br /> Sur le fil continu de ton layon princier, <br /> Tous les sens en éveil, ma mère, mon amante, <br /> Je cueille l’harmonie à ton sein nourricier. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet II<br /> À l’ourlet de tes lèvres.<br /> <br /> <br /> Je cueille l’harmonie à ton sein nourricier,<br /> Et butine le miel laissé par un poème,<br /> Chacun de ses mots trace un layon de bohème,<br /> Ses souffles épicés m’en font le préfacier. <br /> <br /> J’imagine les vers d’un long sonnet princier,<br /> En regardant le ciel, quand la nuit est d’ébène, <br /> J’effleure tes cheveux coiffés d’un diadème,<br /> Je les étoile d’or en bon artificier. <br /> <br /> À l’heure où le soleil apprête son navire, <br /> Pour simplement flotter sur l’eau de ton sourire, <br /> Je taille dans le buis un bâton de sourcier. <br /> <br /> Ruisseau clair au matin, à l’ourlet de tes lèvres,<br /> Un baiser de lumière enlumine mes rêves ;<br /> J’en écoute l’éveil à l’ombre d’un roncier.<br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet III<br /> Sublime apothéose.<br /> <br /> <br /> J’en écoute l’éveil à l’ombre d’un roncier,<br /> Résonne dans l’azur une ode intemporelle,<br /> Sous un passement bleu festonné d’aquarelle <br /> Dans les près déambule un carrosse princier.<br /> <br /> Sous les yeux attendris du divin romancier,<br /> Sur les lutrins du temps, je joue à la marelle<br /> Et j’effleure le ciel ; assis sous son ombrelle, <br /> Rose noire et lys blanc un joyeux nuancier.<br /> <br /> Quand ma muse revêt son long manteau d’hermine, <br /> De couleurs et parfums le monde s’enlumine ; <br /> Un gazouillis d’oiseau verdit la feuillaison.<br /> <br /> Sublime apothéose, au fil des paysages,<br /> Les doigts d’or d’une fée embrasent l’horizon,<br /> Des jours en devenir, je bénis les présages. <br /> <br /> <br /> Sonnet IV<br /> Présages.<br /> <br /> <br /> Des jours en devenir, je bénis les présages,<br /> Guilleret, le soleil s’enivre d’hydromel,<br /> De drapés d’aquarelle en coulées caramel, <br /> Sur l’horizon, il peint mille et un paysages. <br /> <br /> De l’ailleurs à l’ici, j’entrevois les passages <br /> La vie ourle ses yeux de fins traits de rimmel, <br /> Conquis par sa beauté, j’ai le cœur béchamel ;<br /> Je lui baisse la main, fidèle aux bons usages. <br /> <br /> Poète agenouillé, je lui prête serment, <br /> Sur ses lèvres s’estampe un tendre sentiment, <br /> Apparaît le chemin du royaume des sages.<br /> <br /> J’en ai poussé la porte avec joie et honneur, <br /> Gazouillent, dans les bois, les oiseaux du bonheur, <br /> Le vent fou du désir colporte leurs messages. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet V<br /> Ode aux clairs matins.<br /> <br /> <br /> Le vent fou du désir colporte leurs messages<br /> Et sur terre et sur mer déferlent des potins,<br /> Pour charmer les grillons, dans les près, les jardins, <br /> Enjôleuses, les fleurs entrouvrent leurs corsages.<br /> <br /> La nature dévoile, un à un, ses visages, <br /> De plaines en vallons, des elfes libertins <br /> Fredonnent, en chorus, une ode aux clairs matins ;<br /> S’étoilent dans le ciel de sublimes tissages…<br /> <br /> Sous un voile éthéré, formant des bataillons, <br /> De toutes les couleurs, il pleut des cotillons, <br /> Dans les ruchers du cœur butinent des abeilles. <br /> <br /> Dans ma tête chuchote un parfait romancier,<br /> Des escadres de mots me content des merveilles ; <br /> Des perles de musique ornent leur nuancier.<br /> <br /> <br /> Sonnet VI<br /> Sous les doigts d’un sorcier.<br /> <br /> <br /> Des perles de musique ornent leur nuancier,<br /> La rose et l’hibiscus s’en nomment les choristes, <br /> La comptine naissante étonne les fleuristes,<br /> De leurs étals s’évade un parfum nourricier. <br /> <br /> Sous les yeux complaisants d’un noble primicier, <br /> La clarté de leurs voix enchante les puristes,<br /> Sur les tréteaux du temps s’assoient des guitaristes <br /> Leurs rimes trouvent corps sur des cordes d’acier. <br /> <br /> L’envol d’un papillon pointille l’amplitude,<br /> Des volutes d’amour prennent de l’altitude,<br /> La lumière jaillit sous les doigts d’un sorcier. <br /> <br /> Sur les grands boulevards et sous toutes poternes, <br /> Les maîtres des tarots allument des lanternes ; <br /> Au firmament s’égaie un cortège princier.<br /> <br /> <br /> Sonnet VII<br /> Au fil des paysages.<br /> <br /> <br /> Au firmament s’égaie un cortège princier, <br /> Tous les enfants d’Éros suivent sa trajectoire,<br /> Résonne, dans l’espace, un hymne incantatoire<br /> Et, pour l’harmoniser nul besoin de placier. <br /> <br /> Sur les cadrans du temps ondule un balancier,<br /> L’obscur et la lumière en font un moratoire, <br /> Des flèches de phosphore enchantent l’oratoire<br /> Qui applaudit, très fort, le bel artificier. <br /> <br /> La féérie est là, présente en toutes choses, <br /> J’encense la nature et ses métamorphoses ; <br /> Aucun être, en son sein, ne nourrit de rancœur.<br /> <br /> Errance de mon âme au fil des paysages, <br /> Je dessine le monde aux couleurs de mon cœur ; <br /> Gambadent, dans le ciel, de joyeux métissages. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet VIII<br /> Sous l’aile d’un oiseau. <br /> <br /> <br /> Gambadent, dans le ciel, de joyeux métissages, <br /> Hommes, femmes, enfants, de toutes les couleurs,<br /> Se tiennent par la main, leurs joies et leurs douleurs<br /> Brûlent d’un même bois rouge, sous leurs corsages. <br /> <br /> Fascinante, la vie a de nombreux visages, <br /> Sur des roues de silex de divins rémouleurs<br /> Abrasent les éclats du monde et ses malheurs, <br /> Une blanche colombe en signe les messages.<br /> <br /> Des guirlandes d’œillets fêtent l’événement,<br /> Dans les près déambule un tendre sentiment<br /> Qui, dans les cœurs, compose une ligne harmonique. <br /> <br /> L’agapanthe courtise un jeune damoiseau, <br /> Apothéose bleue, aubade symphonique, <br /> L’amour a fait son nid sous l’aile d’un oiseau. <br /> <br /> <br /> Sonnet IX<br /> Dieu que la terre est belle !<br /> <br /> <br /> L’amour a fait son nid sous l’aile d’un oiseau, <br /> Sur le fil ténu des jours, telle une épiphanie,<br /> Tous les cœurs prennent part à la cérémonie, <br /> Sur le bord d’un étang babille un bécasseau. <br /> <br /> À l’heure bénite où s’éveille le Verseau, <br /> Sur les rives d’un rêve, une douce symphonie<br /> Cajole l’enfant roi. L’ample polyphonie<br /> Des astres, sur le monde, estampille son sceau. <br /> <br /> Amoureux, l’olivier reverdit son ombelle,<br /> De toutes les couleurs, Dieu que la terre est belle !<br /> Son haleine bleuit le firmament et l’eau. <br /> <br /> Gaia sème le grain propice à la jeunesse, <br /> L’iris et le jasmin se font une promesse ; <br /> Sur les berges du temps fleurit un arbrisseau. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet X<br /> Je peins avec des mots. <br /> <br /> <br /> Sur les berges du temps fleurit un arbrisseau,<br /> Les herbes, sous le vent, font de la balancelle, <br /> Dans l’ombre des sous-bois, frissonne une étincelle, <br /> Des sabots de Vénus chérissent son berceau.<br /> <br /> Asperges et lupins tricotent son trousseau, <br /> L’arc-en-ciel des parfums en truffent l’escarcelle,<br /> Sur le cadran solaire, une onde universelle<br /> Emperle de saphirs le rire d’un ruisseau.<br /> <br /> Bouquets de boutons d’or moutardent les charmilles,<br /> La grâce et la beauté germent sur les ramilles, <br /> Entre deux feuillaisons musent des papillons.<br /> <br /> Sous le tronc accueillant d’un chêne vénérable, <br /> Nichés dans un couffin pépient des oisillons ; <br /> Je peins avec des mots cette image adorable. <br /> <br /> <br /> Sonnet XI<br /> À l’écoute du beau. <br /> <br /> <br /> Je peins avec des mots cette image adorable,<br /> Pour en conter l’éclat, la pleine humanité<br /> Et, pour du verbe aimer chanter la volupté, <br /> Je quête, éperdument, un langage honorable. <br /> <br /> J’interroge le ciel et l’astre mémorable, <br /> Un rayon de soleil m’en dit l’éternité, <br /> D’en chérir les bourgeons avec sincérité,<br /> Surtout, d’en préserver l’offrande vulnérable. <br /> <br /> De l’oracle divin, je décrypte les vers<br /> D’entendre palpiter le cœur de l’univers <br /> J’appréhende le sens de ses anamorphoses. <br /> <br /> De l’amour, saisissant, à deux mains, le flambeau<br /> Qui, d’une transcendance, anoblit toutes choses ; <br /> Je marche dans la vie à l’écoute du beau. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet XII<br /> À l’encre de mon sang.<br /> <br /> <br /> Je marche dans la vie à l’écoute du beau,<br /> Sur ses flots argentés, longuement, je festine<br /> Et, l’enfant que je fus fredonne une comptine,<br /> Son écho rebondit sous des cieux bleu-barbeau.<br /> <br /> Mon regard ébloui s’emperle d’un jet d’eau. <br /> Sur le trait d’horizon, une femme lutine <br /> Et me montre, du doigt, la source adamantine ;<br /> Le sublime empyrée entrouvre son tombeau.<br /> <br /> L’extase me saisit, des bosquets d’églantines<br /> Dispersent, à tous vents, de blanches étamines ;<br /> Sur la courbe du monde, il n’est plus un corbeau. <br /> <br /> À l’encre de mon sang, j’écris, en majuscule,<br /> Le nom de l’être aimé, le bonheur me bouscule ;<br /> Son souffle, dans mon cou, brûle comme un flambeau.<br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet XIII<br /> Merveilleux calligramme.<br /> <br /> <br /> Son souffle, dans mon cou, brûle comme un flambeau,<br /> J’en dessine, d’un trait, le rêve imputrescible,<br /> Une flèche jaillit l’éternité pour cible ;<br /> De cette chose, en soi, je gravis l’escabeau. <br /> <br /> Sous des cieux étoilés, comme un chanceux rondeau, <br /> Je flotte dans l’immense en quête d’un possible,<br /> Un astre me sourit, son essence sensible <br /> M’emporte au Paradis sans peine, ni fardeau. <br /> <br /> Au sein de l’archipel brille l’arbre de vie,<br /> Au grand bal des saisons, ma muse me convie ; <br /> J’enlace, d’un baiser, la rose et le jasmin. <br /> <br /> Pour célébrer le fruit du chêne invulnérable, <br /> Merveilleux calligramme encré rouge carmin, <br /> J’ai, dans mon cœur, gravé le verbe vénérable.<br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet XIV<br /> Sous quels cieux ?<br /> <br /> <br /> J’ai, dans mon cœur, gravé le verbe vénérable,<br /> J’en conjugue à tous temps la belle expression,<br /> Celle qui, d’un seul mot, nomme ma passion ;<br /> Je chante de l’amour le lien inaltérable. <br /> <br /> Écrit en lettres d’or ce souffle incomparable,<br /> Symbolise l’accord des cœurs en fusion, <br /> Maîtresse du ballet, sous son impulsion,<br /> La vie, une et entière, opère invulnérable. <br /> <br /> La belle, à pleines mains, éparpille, à dessein,<br /> Le grain qu’elle nourrit, tendrement, à son sein,<br /> Des panetons de fruits brodent ses corsages.<br /> <br /> Ô muse ! sous quels cieux, ne t’ai-je point aimé ?<br /> À toi, je dédicace un poème rimé ; <br /> Ensorceleuse, femme aux multiples visages. <br /> <br /> <br /> <br /> Sonnet XV<br /> L’amour a fait son nid. <br /> <br /> <br /> Ensorceleuse, femme aux multiples visages, <br /> Je cueille l’harmonie à ton sein nourricier,<br /> J’en écoute le chant à l’ombre d’un roncier,<br /> Des jours en devenir, je bénis les présages.<br /> <br /> Le vent fou du désir colporte leurs messages, <br /> Des perles de musique ornent leur nuancier.<br /> Au firmament s’égaie un cortège princier, <br /> Gambadent, dans le ciel, de joyeux métissages. <br /> <br /> L’amour a fait son nid sous l’aile d’un oiseau,<br /> Sur les berges du temps fleurit un arbrisseau, <br /> Je peins avec des mots cette image adorable. <br /> <br /> Je marche dans la vie à l’écoute du beau.<br /> Son souffle, dans mon cou, brûle comme un flambeau ;<br /> J’ai, dans mon cœur, gravé le verbe vénérable.
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P
Une couronne a remettre sur le métier, de nombreux "e" non éludé, des féminins pluriels à la césure, des diérèses non respectées, des vers parfois boiteux, quelques fautes d'orthographe, de nombreuses mauvaises alternances de rimes dont voici quelques exemples (nuit/harmonie, profondeurs/créateur, soleil/pareils, nids/cérémonie, asservie/parvis, bras/consacra...) Mais, sans doute pour un premier essai... Le potentiel est là, avec toute mon amitié poétique, c'est en forgeant qu'on de vient forgeron, sourire
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F
Pardon, mais dans une telle oeuvre, ce qui compte le plus c'est le fond. c'est, plus qu'un travail de prosodie pure, une réflexion qui nait et s'étend en poésie avec des mots qui lient le sens du poème. Le sonnet maître est la thèse, les 14 autres sonnets en sont la soutenance. Avez vous essayé d'en faire autant avec la perfection que vous demandez ? Vous pourrez aussi aller lire et critiquer celui que j'ai écrit : "La crise existencielle de l'homme " - car mes sonnets sont loin d'être parfaits, je sais ce qu'il doit en être car j'ai participé plusieurs fois au concours du sonnet régulier organisé par l'Académie octaède. Je pense que dans toute l'oeuvre littéraire, les couronnes de sonnets ont toujours fait peur même aux plus grans poètes classiques - en existe-t-il seulement une dizaine de parfaits comme vous le souhaiteriez ?
C
Bonsoir,<br /> Malheureusement cette couronne de sonnets ne respecte pas la prosodie classique pour moult raisons : césure avec féminins pluriel, vers boiteux...
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A
Très rondement mené. Un magnifique hommage.<br /> Merci pour la découverte!
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B
Forcément le sujet traité est quasi sacré. Cependant le poème renferme beaucoup de fautes par un non respect absolu des règles : par exemple il n'y a pas de façon régulière alternance des rimes féminines et masculines ( c'est flagrant dans le 2 ème sonnet - 1 er tercet, où les rimes sont toutes masculines et ne doivent pas ) ; il n'y a pas toujours présence de la consonne d'appui. Ça peut se comprendre par la rareté de certaines rimes, mais parfois la consonance de deux rimes entre elles est assez lointaine....<br /> Il y a une erreur de transcription dans le 1 er vers du XIV ème sonnet.<br /> Enfin, le pluriel ne peut rimer avec un singulier. (voir les tercets du 2 ème sonnet).<br /> J'ai moi-même fait une couronne où, bien que j'aie conscience que la perfection est presque impossible à obtenir, vu parfois le manque de rimes identiques, j'ai tenté d'être au plus près des règles.
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