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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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L' Année de la Foi - homélie de Benoît XVI

    Homélie de Benoît XVI :

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Vénérés frères
 Chers frères et sœurs,

Zeslanie Ducha Swietego 09 1

 

A 50 ans de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents – et que je salue affectueusement – ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques : la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Evangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. Non seulement ces signes ne nous font pas seulement souvenir, mais ils nous offrent aussi l’opportunité de dépasser cette perspective pour aller au-delà. Ils nous invitent à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi en Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Église sur les chemins de l’histoire.

 

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La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Église a parcouru depuis les 50 dernières années est évidente : à commencer par le Concile, puis à travers le Magistère du Serviteur de Dieu Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une « Année de la foi », jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel le Bienheureux Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur, hier, aujourd’hui et pour toujours. Entre ces deux pontifes, Paul VI et Jean-Paul II, existe une convergence totale et profonde précisément au sujet du Christ, centre du cosmos et de l’histoire, ainsi qu’au regard du zèle apostolique qui les a portés à l’annoncer au monde. Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif. Jésus-Christ n’est pas seulement objet de la foi mais, comme le dit la Lettre aux Hébreux, il est « celui qui donne origine à la foi et la porte à sa plénitude » (He 12,2).

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L’Évangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit-Saint, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation. « L’Esprit du Seigneur est sur moi pour cela il m’a consacré par l’onction et m’a envoyé annoncer aux pauvres une bonne nouvelle » (Lc 4,18). Cette mission du Christ, ce mouvement, se poursuit dans l’espace et dans le temps, il traverse les siècles et les continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous les temps, au sens matériel et spirituel. L’Église est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête. « Comme le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est ce qu’a dit le Ressuscité aux disciples et, soufflant sur eux, il ajouta : « Recevez l’Esprit Saint » (v. 22). C’est Dieu le sujet principal de l’évangélisation du monde, à travers Jésus- Christ ; mais le Christ lui-même a voulu transmettre à l’Église sa propre mission, il l’a fait et continue de le faire jusqu’à la fin des temps en répandant l’Esprit-Saint sur les disciples, ce même Esprit qui se posa sur Lui et demeura en Lui durant toute sa vie terrestre, Lui donnant la force de « proclamer aux prisonniers la libération et aux aveugles la vue », de « remettre en liberté les opprimés » et de « proclamer une année de grâce du Seigneur » (Lc 4, 18-19).

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Le Concile Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique au thème de la foi. Pourtant, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain. A cet égard, le Serviteur de Dieu Paul VI déclarait deux ans après la clôture de l’Assise conciliaire : « Si le Concile ne traite pas expressément de la foi, il en parle à chaque page, il en reconnaît le caractère vital et surnaturel, il la répute entière et forte et établit sur elle toutes ses affirmations doctrinales. Il suffirait de rappeler quelques affirmations conciliaires [...] pour se rendre compte de l’importance essentielle que le Concile, en cohérence avec la tradition doctrinale de l’Église, attribue à la foi, à la vraie foi, celle qui a pour source le Christ et pour canal le magistère de l’Eglise (Catéchèse de l’Audience générale du 8 mars 1967). Ainsi s’exprimait Paul VI.

 

Mais nous devons maintenant remonter à celui qui a convoqué le Concile Vatican II et qui l’ouvrit : le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours inaugural, celui-ci présenta le but principal du Concile en ces termes : « Voici ce qui intéresse le Concile Œcuménique : que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. (...) Le but principal de ce Concile n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine ... pour cela il n’est pas besoin d’un Concile ... Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps » (AAS 54 [1962], 790.791-792)

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A la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter: durant le Concile il y avait une tension émouvante face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi dans l’aujourd’hui de notre temps, sans pour autant sacrifier aux exigences du moment présent ni la confiner au passé : dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps et qui pourtant ne peut être accueillie par nous que dans notre aujourd’hui qui est unique. C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante, surtout pour un anniversaire aussi significatif que celui-ci, est de raviver dans toute l’Église cette tension positive, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Mais afin que cet élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel ou ne soit entaché de confusion, il faut qu’il s’appuie sur un fondement concret et précis, et ce fondement est constitué par les documents du Concile Vatican II dans lesquels il a trouvé son expression. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir, pour ainsi dire, à la “ lettre ” du Concile – c’est-à-dire à ses textes – pour en découvrir aussi l’esprit authentique, et j’ai répété que le véritable héritage du Concile Vatican II réside en eux. La référence aux documents protège des excès ou d’une nostalgie anachronique et ou de courses en avant et permets d’en saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue dans l’aujourd’hui, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation.

     

 

Si nous acceptons la direction authentique que le Bienheureux Jean XXIII a voulu imprimer à Vatican II, nous pourrons la rendre actuelle durant toute cette Année de la foi, dans l’unique voie de l’Église qui veut continuellement approfondir le dépôt de la foi que le Christ lui a confié. Les Pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts dans la confiance au dialogue avec le monde moderne c’est justement parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, dans les années qui ont suivi, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même du depositum fidei qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leurs dans toute leur vérité.

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(Comment faire les bons choix)

 

 

Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce qu’on en a besoin, plus encore qu’il y a 50 ans ! Et la réponse à donner à cette nécessité est celle voulue par les Papes et par les Pères du Concile, contenue dans ses documents. L’initiative même de créer un Conseil pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation, que je remercie pour les efforts déployés pour l’Année de la foi, entre dans cette perspective. Les dernières décennies une « désertification » spirituelle a progressé. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie témoigner d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin.

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La première Lecture nous a parlé de la Sagesse du voyageur (cf. Sir 34,9-13) : le voyage est une métaphore de la vie et le voyageur sage est celui qui a appris l’art de vivre et est capable de partager avec ses frères – comme c’est le cas pour les pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques ou sur les autres voies qui ont connu récemment, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins ? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent quelque chose du sens de notre être au monde ? Voici alors la façon dont nous pouvons penser cette Année de la foi : un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques – comme dit le Seigneur à ses Apôtres en les envoyant en mission (cf. Lc 9,3) – mais l’Évangile et la foi de l’Église dont les documents du Concile Œcuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Église catholique, publié il y a 20 ans maintenant.

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Vénérés et chers Frères, le 11 octobre 1962 on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation. Qu’elle nous aide à mettre en pratique l’exhortation de l’Apôtre Paul : « Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez- vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse... Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,16-17). Amen. 01-IMG 8227

 

 

 

Homilia Ojca Świętego

Czcigodni Bracia,


Drodzy Bracia i Siostry!

Z wielką radością dziś, 50 lat od rozpoczęcia Powszechnego Soboru Watykańskiego II inaugurujemy Rok Wiary. Z radością pozdrawiam was wszystkich, a zwłaszcza Jego Świątobliwość Bartłomieja I, patriarchę Konstantynopola, oraz Jego Eminencję, Rowana Williamsa, arcybiskupa Canterbury. Kieruję szczególną myśl ku patriarchom i arcybiskupom większym Katolickich Kościołów Wschodnich oraz przewodniczących Konferencji Biskupich. Aby upamiętnić Sobór, który niektórzy z nas tutaj obecnych – a których pozdrawiam ze szczególną miłością – mieli łaskę przeżywania osobiście, uroczystość ta została wzbogacona o niektóre szczególne znaki: procesja na wejście, która miała przypomnieć ową pamiętną procesję ojców soborowych, gdy uroczyście wkraczali do tej bazyliki; intronizacja ewangeliarza – tego samego, którego używano podczas Soboru; przekazanie siedmiu orędzi końcowych Soboru i Katechizmu Kościoła Katolickiego, co uczynię na końcu, przed błogosławieństwem. Znaki te, nie tylko skłaniają nas do wspomnień, lecz także przedstawiają nam perspektywę, aby wyjść poza wspomnienie. Zachęcają nas do wejścia głębiej w poruszenie duchowe, które cechowało Vaticanum II, abyśmy je przyjęli za swoje i nieśli je dalej, w jego prawdziwym znaczeniu. A to znaczenie nadawała i nadaje nadal wiara w Chrystusa, wiara apostolska, ożywiana wewnętrznym impulsem, by przekazywać Chrystusa każdemu człowiekowi i wszystkim ludziom w pielgrzymowaniu Kościoła na drogach dziejów.

Rozpoczynający się dziś Rok wiary jest konsekwentnie związany z całą drogą Kościoła w minionych 50 latach: od Soboru, poprzez Magisterium Sługi Bożego Pawła VI, który ogłosił Rok wiary w 1967 roku, aż do Wielkiego Jubileuszu roku 2000, poprzez który błogosławiony Jan Paweł II zaproponował całej ludzkości na nowo Jezusa Chrystusa jako jedynego Zbawiciela, wczoraj, dziś i na wieki. Pomiędzy tymi dwoma pontyfikatami, Pawła VI i Jana Pawła II istnieje głęboka i pełna zbieżność właśnie w Chrystusie jako centrum kosmosu i historii, oraz w apostolskim pragnieniu głoszenia Go światu. Jezus jest centrum wiary chrześcijańskiej. Chrześcijanin wierzy w Boga za pośrednictwem Jezusa Chrystusa, który objawił Jego oblicze. On jest wypełnieniem Pisma Świętego i jego ostatecznym interpretatorem. Jezus Chrystus jest nie tylko przedmiotem wiary, ale, jak mówi List do Hebrajczyków jest tym, „który nam w wierze przewodzi i ją wydoskonala” (Hbr 12,2).
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Dzisiejsza Ewangelia mówi nam, że Jezus Chrystus, namaszczony przez Ojca w Duchu Świętym jest prawdziwym i wiecznym podmiotem ewangelizacji. „Duch Pański spoczywa na Mnie, ponieważ Mnie namaścił i posłał Mnie, abym ubogim niósł dobrą nowinę”(Łk 4,18). Ta misja Chrystusa, to Jego poruszenie trwa nadal w przestrzeni i czasie, przemierza wieki i kontynenty. Jest to ruch, który wychodzi od Ojca i mocą Ducha Świętego ma nieść dobrą nowinę ubogim każdego czasu w sensie materialnym i duchowym. Kościół jest pierwszym i niezbędnym narzędziem tego dzieła Chrystusa, ponieważ jest z Nim zjednoczony, jak ciało z głową. „Jak Ojciec Mnie posłał, tak i Ja was posyłam” (J 20,21). Tak powiedział uczniom Zmartwychwstały i tchnąc na nich dodał „Weźmijcie Ducha Świętego!” (w. 22). To Bóg jest głównym podmiotem ewangelizacji świata, przez Jezusa Chrystusa; ale sam Chrystus chciał przekazać Kościołowi swoją misję. Uczynił to i czyni nadal aż do końca czasów, wzbudzając w uczniach Ducha Świętego, tego samego Ducha, który spoczął na Nim i pozostał w Nim podczas całego życia ziemskiego, dając Mu moc by „więźniom głosić wolność, a niewidomym przejrzenie”, by „uciśnionych odsyłać wolnymi” i „obwoływać rok łaski od Pana” (Łk 4,18-19).

Sobór Watykański II, nie zamierzał sprecyzować tematu wiary w jakimś specjalnym dokumencie. A mimo to był on w pełni ożywiany świadomością i pragnieniem konieczności, że tak powiem, ponownego zanurzenia się w misterium chrześcijańskim, aby można je było skutecznie na nowo zaproponować współczesnemu człowiekowi. Tak na ten temat mówił Sługa Boży Paweł VI dwa lata po zakończeniu obrad soborowych: „Jeśli Sobór nie mówi wprost o wierze, to mówi o niej na każdej stronie, uznaje jej żywotny i nadprzyrodzony charakter, zakłada, że jest ona integralna i mocna i buduje na niej swoje nauczanie. Wystarczy przypomnieć niektóre stwierdzenia soborowe […], aby zdać sobie sprawę z zasadniczego znaczenia, jakie Sobór, zgodnie z tradycją doktrynalną Kościoła przypisuje wierze, prawdziwej wierze, której źródłem jest Chrystus, a drogą Magisterium Kościoła” (Katecheza podczas audiencji ogólnej, 8 marca 1967 r.). Tak mówił Paweł VI.

Musimy teraz powrócić do tego, który zwołał Sobór Watykański II i go zainaugurował: bł. Jana XXIII. W przemówieniu na jego otwarcie przedstawił on główny cel Soboru tymi słowami: „Do obowiązku Soboru Powszechnego należy przede wszystkim strzeżenie świętego depozytu nauki chrześcijańskiej i podawanie go w jak najbardziej skutecznej formie [...] Punctum saliens tego soboru nie jest więc dyskusja nad którymś z artykułów podstawowej doktryny Kościoła... Nie dlatego więc Sobór był potrzebny... Trzeba, aby ta nauka pewna i niezmienna, która musi być wiernie przestrzegana, została pogłębiona i przedstawiona w sposób odpowiadający wymogom naszych czasów” (AAS 54 [1962], 790.791-792).

W świetle tych słów możemy zrozumieć, to czego ja sam mogłem wówczas doświadczyć: podczas Soboru było poruszające dążenie odnośnie do wspólnego zadania, sprawienia żeby zajaśniała prawda i piękno wiary w naszym dniu dzisiejszym, nie podporządkowując jej wymogom chwili obecnej, ani też nie krępując przeszłością: w wierze rozbrzmiewa nieustannie obecna wieczność Boga, który przekracza czas i mimo to może być przez nas przyjęty jedynie w naszym niepowtarzalnym dziś. Dlatego uważam, że rzeczą najważniejszą, szczególnie przy tak znaczącej okazji, jak obecna, byłoby rozniecenie w całym Kościele tego pozytywnego napięcia, tego pragnienia, aby głosić ponownie Chrystusa współczesnemu człowiekowi. Jednak, aby ten wewnętrzny impuls do nowej ewangelizacji nie pozostał jedynie ideałem i nie grzeszył zamętem, trzeba, aby opierał się na konkretnej i precyzyjnej podstawie, a są nią dokumenty Soboru Watykańskiego II, w których znalazł on swój wyraz. Z tego względu wielokrotnie podkreślałem konieczność powrotu, by tak powiedzieć, do „litery” Soboru – to znaczy do jego tekstów – aby w nich znaleźć także autentycznego ducha i powtarzałem, że znajduje się w nich prawdziwe dziedzictwo Vaticanum II. Odniesienie się do dokumentów chroni przed skrajnościami anachronicznych nostalgii i gonienia do przodu, i pozwala na uchwycenie nowości w ciągłości. Sobór nie wymyślił nic nowego jako przedmiotu wiary ani też nie chciał zastępować, tego co stare. Raczej troszczył się o to, aby ta sama wiara nadal była przeżywana w dniu dzisiejszym, nadal była wiarą żywą w zmieniającym się świecie.

Jeśli będziemy zgodni z autentycznym usytuowaniem, w jakim bł. Jan XXIII chciał umieścić Vaticanum II, będziemy mogli uobecniać go w ciągu tego Roku wiary, w obrębie jedynej drogi Kościoła, który nieustannie pragnie pogłębiać powierzony mu przez Chrystusa depozyt wiary. Ojcowie soborowi chcieli przedstawić wiarę na nowo w sposób skuteczny; z ufnością otwarli się na dialog ze współczesnym światem, właśnie dlatego, że byli pewni swojej wiary, mocnej skały na której budowali. Natomiast w latach następnych, wielu bez rozeznania przyjęło dominującą mentalność, poddając w wątpliwość same podstawy depositum fidei, których niestety nie odczuwali już w ich prawdzie jako swoje własne.

Jeśli dzisiaj Kościół proponuje nowy Rok wiary i nową ewangelizację, nie robi tego aby uczcić jakąś rocznicę, ale ponieważ jest to konieczne nawet bardziej niż przed 50 laty! A odpowiedź, jaką należy dać na tę potrzebę, jest ta sama, jaką zechcieli dać Papieże i Ojcowie Soboru, a która zawarta jest w jego dokumentach. Także inicjatywa utworzenia Papieskiej Rady, której celem jest krzewienie nowej ewangelizacji, a której dziękuję za szczególne zaangażowanie w Rok wiary, mieści się w tej perspektywie. W minionych dziesięcioleciach rozwinęło się duchowe „pustynnienie”. Co mogłoby oznaczać życie, świat bez Boga, w czasach Soboru można było już poznać z pewnych tragicznych kart historii, ale niestety obecnie widzimy to każdego dnia wokół nas. Rozprzestrzeniła się pustka. Ale właśnie wychodząc od doświadczenia tej pustyni, od tej pustki, możemy odkryć na nowo radość wiary, jej życiowe znaczenie dla nas, mężczyzn i kobiet. Na pustyni odkrywa się wartość tego, co jest niezbędne do życia; w ten sposób we współczesnym świecie istnieją niezliczone znaki pragnienia Boga, ostatecznego sensu życia, często wyrażane w formie ukrytej czy negatywnej. Na pustyni trzeba nade wszystko ludzi wiary, którzy swym własnym życiem wskazują drogę ku Ziemi obiecanej i w ten sposób uobecniają nadzieję. Żywa wiara otwiera serce na Łaskę Boga, która uwalnia od pesymizmu. Dziś bardziej niż kiedykolwiek ewangelizowanie oznacza bycie świadkiem nowego życia, przemienionego przez Boga, i w ten sposób wskazywanie drogi. Pierwsze czytanie mówiło nam o mądrości podróżnika (por. Syr 34, 9-13): podróż jest metaforą życia, a mądry podróżnik to ten, który nauczył się sztuki życia i może dzielić się nią z braćmi – jak to się dzieje w przypadku pielgrzymów na szlaku Camino de Santiago, lub na innych trasach, które nieprzypadkowo są znów w tych latach w modzie. Dlaczego tak wielu ludzi czuje dzisiaj potrzebę odbycia tych pielgrzymek? Czyż nie dlatego, że znajdują tam, albo przynajmniej wyczuwają, sens naszego istnienia w świecie? W ten więc sposób możemy przedstawić sobie ten Rok wiary: pielgrzymka na pustyniach współczesnego świata, w której trzeba nieść tylko to, co istotne: ani laski, ani torby podróżnej, ani chleba, ani pieniędzy ani dwóch sukien – jak mówi Pan apostołom posyłając ich na misję (por. Łk 9,3), lecz Ewangelia i wiara Kościoła, której jaśniejącym wyrazem są dokumenty II Powszechnego Soboru Watykańskiego, podobnie jak też nim jest opublikowany przed dwudziestu laty Katechizm Kościoła Katolickiego.

Czcigodni i drodzy bracia, 11 października 1962 r. obchodzono święto Świętej Bożej Rodzicielki Maryi. Jej zawierzamy Rok wiary, tak jak to uczyniłem przed tygodniem udając się jako pielgrzym do Loreto. Panna Maryja niech zawsze świeci jak gwiazda na drodze nowej ewangelizacji. Niech nam pomoże realizować w praktyce zachętę apostoła Pawła: „Słowo Chrystusa niech w was przebywa z [całym swym] bogactwem: z wszelką mądrością nauczajcie i napominajcie samych siebie... I wszystko, cokolwiek działacie słowem lub czynem, wszystko [czyńcie] w imię Pana Jezusa, dziękując Bogu Ojcu przez Niego” (Kol 3,16-17). Amen.

tłum. st (KAI)

Za: Katolicka Agencja Informacyjna, 11 października 2012 r.

 

 

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