Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
Par Soeurs Franciscaines de N Dame des Douleurs
Le dimanche des Rameaux ouvre la Semaine Sainte. La semaine de la passion de Jésus. Le dimanche, Jésus entre à Jérusalem où les gens mettent leurs manteaux sous Ses pieds et L'accueillent comme un roi. Quelques jours plus tard, les mêmes gens crient "crucifiez-le". Dans notre vie, nous nous comportons quelquefois de la même façon.
Ton roi vient vers toi. La célébration de ce dimanche qui ouvre la Semaine sainte a deux moments forts : la procession (le Roi entre dans sa ville sous les acclamations) avec la bénédiction des rameaux et la Passion (le Roi sort de la ville sous les injures pour être mis en croix). Le Roi d’Israël est un Roi.
"HOSANNA !" Qui s'avance pour que "beaucoup de gens" manifestent bruyamment leur joie ? Est-ce un prince aimé ou un général triomphant ? A-t-on disposé pour lui sur la route des tapis couverts de fleurs ? Non. Il s'agit de Jésus. Et pourtant Jésus est le plus grand de tous les grands de ce monde puisqu'il "vient au nom de Dieu" afin d'établir le "Règne de David". Il est le Messie attendu par tous depuis si longtemps pour relever le peuple. Le cortège qui l'entoure n'a paradoxalement rien de royal. Les "manteaux" des participants et des "feuillages coupés" se substituent aux tapis et aux fleurs des victoires officielles. Et puis Jésus avance sur un "petit âne" dont il avait dit aux deux disciples : "le Seigneur en a besoin" (Luc 19,32). Pourquoi donc lui, le Seigneur, aurait-il besoin d'un "petit âne" ?
À la lumière de Pâques, les chrétiens relisent la scène comme une parabole. Le "petit âne" vient leur rappeler que la royauté de Jésus ne ressemble pas à celle de David qui s'est imposée par les armes. Jésus ne vient pas établir le Royaume de Dieu par la force, mais par le don de sa vie. Il est venu pour servir et non pas être servi. Pour les chrétiens l'entrée de Jésus à Jérusalem devient une parabole. Le "petit âne" évoque à l'avance l'abaissement de Jésus : "Il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout" (Philippiens 2,8). Au cours de la semaine qui vient, gardons dans un coin de notre prière la parabole du petit âne des Rameaux.
Père Marc Sevin, bibliste.
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