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Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.

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Conversion fulgurante : André Frossard, foudroyé par le Saint-Sacrement

Conversion fulgurante : André Frossard, foudroyé par le Saint-Sacrement
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En 1935, le futur académicien et grand ami de saint Jean Paul II entre dans la chapelle des Filles de l'Adoration à Paris : c'est là qu'il rencontre Dieu et que son existence est bouleversée.

Une grand-mère juive, une mère protestante, un père communiste… Rien ne prédisposait ce journaliste, élevé dans l’athéisme le plus complet, à se convertir à l’âge de 20 ans. Pourtant en quelques minutes à peine, le temps de franchir le seuil de la chapelle des Filles de l’Adoration à Paris pour y chercher un ami, la vie d’André Frossard a basculé. Il avait raconté son itinéraire dans un livre-témoignage qui restera dans les mémoires : Dieu existe, je l’ai rencontré (1969).

Mais c’est dans son ouvrage Dieu en questions, paru en 1990 et adressé « aux croyants inquiets et sceptiques qui s’interrogent », qu’il décrit le mieux ce moment de « foudroiement » — cette rencontre avec « la vérité chrétienne » — qu’il compare à « une silencieuse et douce explosion de lumière » :

« Mon père aurait voulu me voir rue d’Ulm. J’y suis allé à 20 ans, mais je me suis trompé de trottoir, et au lieu d’entrer à l’École Normale Supérieure, je suis entré chez les religieuses de l’Adoration pour y chercher un camarade avec qui je devais dîner (…) Poussant le portail de fer du couvent, j’étais athée (…) L’assistance à contre-jour ne me proposait que des ombres, parmi lesquelles je ne pouvais distinguer mon ami, et une espèce de soleil rayonnant au fond de l’édifice : je ne savais pas qu’il s’agissait du Saint-Sacrement. Cette lumière, que je n’ai pas vue avec les yeux du corps, n’était pas celle qui nous éclaire, ou qui nous bronze ; c’était une lumière spirituelle, c’est à dire comme une lumière enseignante et comme l’incandescence de la vérité. Elle a définitivement inversé l’ordre naturel des choses. Depuis que je l’ai entrevue, je pourrais presque dire que pour moi Dieu seul existe, et que le reste n’est qu’hypothèse. »

Une évidence faite présence qu’il dépeint ainsi :

« Son irruption déferlante, plénière, s’accompagne d’une joie qui n’est autre que l’exultation du sauvé, la joie du naufragé recueilli à temps, avec cette différence toutefois que c’est au moment où je suis hissé vers le salut que je prends conscience de la boue dans laquelle j’étais sans le savoir englouti, et je me demande, me voyant par elle encore saisi à mi-corps, comment j’ai pu y vivre, et y respirer (…). »

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