Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
Par Soeurs Franciscaines de N Dame des Douleurs
Récollection des consacrés à MOURS
Le 17 novembre 2018
Un grand parc que l’automne a habillé de pourpre et d’or, un beau soleil de novembre qui se glisse entre les arbres et fait scintiller chaque brin d’herbe humide de rosée, des sentiers couverts d’un tapis qui craque sous les pas, un vent frais qui chatouille les feuilles : tel est le décor qui nous accueille à MOURS, au domaine des Missionnaires d’Afrique. Et dès l’entrée, Notre Dame d’Afrique nous offre son sourire.
Nous sommes environ 45 consacrés venus à l’invitation du CDVC pour vivre ensemble ce temps fort, animé par le Père Thierry BUTOR, autour du thème : «Disciples Missionnaires de l’Espérance».
A côté des majestueux bâtiments du Couvent, dans une petite église transformée en lieu de réunions, un goûter aux parfums exotiques nous attend. Une joyeuse animation règne autour d’une table bien garnie. Le ton est donné : conversations, convivialité, fraternité. La joie des visages est en harmonie avec les beaux bouquets de fleurs posés pour nous.
Un 1er temps de prière nous aide à mettre nos cœurs à l’unisson. Des extraits de l’Exhortation du Pape François sur la sainteté alimentent cette méditation matinale.
Puis le Père BUTOR nous entraîne sur des pistes qui fondent notre Espérance, moteur de la Vie et fond lumineux surtout dans les moments de crise, où nous avons de bonnes raisons d’être missionnaires. Car l’Espérance se nourrit d’une aspiration à la plénitude et se fonde sur l’expérience d’un commencement. Elle est acte de mémoire de ce qui nous est donné, de ce que nous pouvons déjà goûter, le festin messianique du repas eucharistique, acte d’Espérance par excellence.
Le Père BUTOR nous propose ensuite plusieurs textes pour nourrir notre méditation et notre prière : les psaumes qui font mémoire de ce que Dieu a fait, les Lamentations de Jérémie au CH 3. Et il nous laisse quelques questions :
Au cours d’un temps personnel, nous sommes invités à faire mémoire du chemin parcouru, à reprendre notre projet de Vie et à y trouver l’Acte d’Espérance que Dieu y a posé.
A 12 heures, l’Eucharistie nous rassemble dans la chapelle des Pères missionnaires d’Afrique. Puis nous nous retrouvons dans la salle de réunions transformée en vaste salle à manger. Un banquet royal : des couleurs, des odeurs venues du Viet Nam, de l’Inde, de la Pologne, de l’Afrique, de la France flattent nos papilles en alerte. Chaque convive se sert et, comme pour la Veuve de Sarepta, la table ne désemplit pas et les langues vont bon train. C’est la Vie Consacrée en conversation.
Après ces nourritures temporelles, retour aux nourritures spirituelles. La lettre pastorale de notre évêque situe notre Espérance au cœur de la vie ordinaire, au milieu de gens ordinaires, dans l’Eglise du Val d’Oise où nous sommes appelés à être des disciples missionnaires, à sortir pour réduire des fractures, à panser des blessures… Notre lien de fraternité avec des sœurs, des frères pas choisis, notre façon d’habiter un lieu y sont des signes prophétiques.
Avant la prière finale, le Père BUTOR engage un débat et répond aux questions qui jaillissent de l’Assemblée.
Quelques questions restent pour la route : Comment approfondir les liens entre nous ? Que faire pour mieux nous connaître ? Comment « édifier le corps de la Vie Consacrée» dans le diocèse ?
La journée se termine par le chant des psaumes (118 et 44) qui ouvrent nos cœurs à l’Action de grâce et nous incitent à faire mémoire. Et retour à la vie ordinaire après avoir évité quelques gilets jaunes…
Sœur Bénédicte FERBACH
photos: S.Lidia Bargiel
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