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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 14:39
Le Carême pour s’éveiller au mystère de l’Amour .

Le carême est un temps pour s’ouvrir à la vie. Les jours bien chargés peuvent endormir nos sens. Mais Dieu est présent à chaque instant, et le carême peut être le moment d’aiguiser notre conscience, à travers la prière, le jeûne et le partage. Voici 40 invitations personnelles pour s’éveiller au mystère de l’amour de Dieu et à sa présence dans nos vies au cours de ce carême-ci.

 

1. Jeûner de Télévision. Le mercredi des Cendres est le signal d’un changement fondamental dans nos vies. Aujourd’hui, abstiens-toi de regarder la télévision, comme un signe que le changement commence.

2. Porte la croix de quelqu’un. Tout comme Simon de Cyrène a aidé Jésus à porter sa croix, propose à un voisin, à un membre de ta famille ou à une personne se débattant avec un problème en particulier, de l’aider.

3. Renonce à un plaisir. Juste pour aujourd’hui, renonce à quelque chose que tu aimes particulièrement manger. Cette faim physique t’introduira plus profondément dans la faim de Dieu.

4. Demande à ton âme de t’aider. Au fur et à mesure que les 40 jours passent, demande à ton cœur et à ton âme de te guider vers Dieu. Ecoute ton cœur qui te « souffle » sur le chemin.

5. Prie avec ta famille. A l’Eglise, sois attentif aux paroles des chants, lectures et prières. Après la messe, parlez ensemble du sermon. Ne proposerais-tu pas une prière en famille ?

6. Observe la nature. Dieu nous a donné un monde merveilleux à habiter. Même en ville il y a des arbres, le ciel, et des nuages. Remercie Dieu pour la générosité de la nature.

7. Prie ton saint Patron. La vie peut paraître si solitaire quand on a des soucis. Mais ton saint patron veut et peut t’aider. Parle à tes enfants de leur saint patron.

8. Jeûne de peur. Si la peur apparaît dans la journée, remplace-la par une prière de foi et de confiance en Dieu. Remarque combien plus facile est la vie lorsque la foi, plutôt que la peur, remplit ton cœur.

9. Pardonne. Dans la prière du Seigneur, nous demandons à Dieu de nous pardonner comme nous-même pardonnons. Aujourd’hui, recherche des opportunités de pardonner aux autres gratuitement et avec amour.

10. Ecoute, écoute, écoute. Une des meilleures façons de montrer à nos enfants, nos amis que nous les aimons, est d’écouter leurs soucis. Aujourd’hui, sois attentif à écouter attentivement ce que ton enfant, ton ami a à te dire.

11. Passe du temps avec Marie. Marie, notre mère, ne cherche qu’à nous aider sur notre chemin de foi. Ouvre-lui ton cœur aujourd’hui et écoute quel est son message pour toi.

12. Mets de l’ordre. Le désordre dans notre maison ou notre lieu de travail peut refléter un désordre dans notre âme. Range un tiroir encombré ou une armoire en désordre et demande au Seigneur quelle est sa façon d’organiser ta vie, Il est le Créateur, Il s’y connaît…

13. Jeûne de radio. Nous laissons parfois nos vies se remplir de tellement de bruit que nous n’entendons plus ce que nous murmure notre cœur. Aujourd’hui goûte au silence et voit quel message de Dieu tu as pu manquer.

14. Sois un samaritain en secret. Fais une bonne action envers un membre de ta famille sans que personne ne le remarque. Dieu le verra et s’en réjouira.

15. Souviens toi d’un saint ancêtre. Nous avons reçu le don de la foi grâce à la fidélité de ceux qui nous ont précédés. Pense à un proche parent ou ami de famille, vivant ou décédé, qui a été une inspiration pour ta propre foi.

16. Offre quelque chose. Renonce à un festin, des cigarettes, des bonbons, ou à la location d’une vidéo pour la journée et donne cet argent économisé aux pauvres.

17. Jeûne de violence. Mets de côté aujourd’hui, toute action ou mots agressifs et reçois tous ceux que tu rencontreras avec bienveillance et patience.

18. Prends du temps pour jouer. Un des signes de la foi en Dieu est la joie. Prends le temps de jouer avec tes enfants – chanter, jeux de société, raconter des histoires…

19. Bénis tes enfants. Prends un temps avec chaque enfant. Regarde son visage avec amour, dis lui une raison pour laquelle tu l’aimes, puis bénis-le (ou la) sur le front.

20. Demande la bénédiction de tes enfants. Commence ou finis la journée en demandant à tes enfants de te bénir.

21. Lis la Bible ou un autre livre saint. Dieu utilise plusieurs moyens pour nous dire son amour pour nous. La Bible est un moyen privilégié pour apprendre à mieux Le connaître. Lis un passage des Evangiles, par exemple, endors-toi sur le verset d’un psaume qui te parle.

22. Cherche à voir ce qui est bien. Prends le temps de voir ce qui est bon dans ta vie : famille, amis, collègues, voisins. Dis à quelqu’un aujourd’hui comment il te montre la bonté de Dieu.

23. Partage ta foi. Trouve une opportunité pour partager à tes enfants ou d’autres, ta foi et toutes les merveilles que Dieu a faites pour toi.

24. Jeûne de sucreries. Evite de manger des sucreries aujourd’hui, et fais attention au goût de tout ce que tu manges d’autre. Demande à Dieu de remplir la faim en toi.

25. Examine ta conscience. Prends quelques minutes aujourd’hui pour voir l’état de ton âme. Demande à Dieu la force et la volonté d’abandonner des habitudes qui t’empêchent d’aimer Dieu et ta famille.

26. Prie pour la Paix. Notre monde est rempli de souffrances et de troubles. Prie pour que Dieu envoie sa Paix dans toutes ces situations dont nous entendons parler.

27. Essuie le visage de Jésus. Jésus a dit : « Ce que tu fais au plus petit, c’est à moi que tu le fais. » Aujourd’hui, prends conscience que lorsque tu t’occupes de jeunes enfants, c’est de Jésus que tu prends soin.

28. Jeûne de commérage. Il est facile de répandre des informations à propos d’autrui. Aujourd’hui, évite d’écouter des commérages et de les colporter.

29. Accorde toi à une station. Choisi une des stations du chemin de Croix, penses-y et prie avec toute la journée. Imagine toi dans la scène, offrant à Jésus tout ce que tu peux pour l’aider.

30. Envoie un message. Ecris une lettre ou passe un coup de fil à une personne qui est seule et isolée. Invite tes enfants à aider en dessinant ou en écrivant des petits mots que tu peux envoyer.

31. Prends courage. Si tu passes par un moment difficile au travail ou en famille, rappelle-toi que Dieu est avec toi. Imagine Jésus à tes côtés durant cette épreuve.

32. Demande la force de la volonté. Il arrive que nous résistions alors que nous savons très bien ce qui doit être fait… Demande à Dieu aujourd’hui la volonté de faire ce qui doit être fait, et la grâce de bien le faire.

33. Prie pour un membre de ta famille. Ecris le prénom de chacun sur un petit bout de papier. Puis, que chaque personne en prenne un et prie pour celui ou celle dont le nom est écrit sur le papier. Ce soir, vous pourrez vous dire pour qui vous avez prié.

34. Jeûne de critiques. Aujourd’hui remplace toute tentation de critiquer un membre de ta famille par des mots de gentillesse ou tout simplement de silence. Trouve comment encourager tes enfants et affermis par là leur bonté intérieure.

35. Sois un instrument de paix. Souviens-toi de la prière de St François et demande à Dieu de t’aider à être un instrument de paix dans ta famille.

36. Partage ton histoire. Prends un temps aujourd’hui pour raconter à tes enfants une des fois où Dieu a été bon pour toi. De telles histoires fortifient ta propre foi et seront un élément moteur pour tes enfants.

37. Demande pardon. Va vers une personne que tu as pu blesser et demande-lui pardon. Nous pouvons tous blesser des personnes que nous chérissons tendrement, alors le pardon répare les déchirures dans l’édifice familial.

38. Jeûne d’autocritique. Il arrive bien souvent que le pire obstacle dans l’avancée spirituelle soit la dureté avec laquelle nous nous traitons nous-même. Prends le temps aujourd’hui de prendre conscience combien tu es l’enfant bien-aimé de Dieu. Parle-toi avec douceur.

39. Remercie Dieu. Établis une liste rapide de 10 choses pour lesquelles tu es reconnaissant dans ta vie. Etre reconnaissant est le début de la véritable sainteté.

40. Ne t’arrête pas. Pense aux 40 derniers jours et choisis un point que tu souhaites poursuivre. Engage-toi à pratiquer cette discipline spirituelle dans les jours à venir.

Félicitations !

Tu as passé ton carême à t’éveiller à la présence de Dieu. Conforte ce que tu as appris en participant aux offices des jours saints (Jeudi Saint, Vendredi Saint, Samedi Saint). En ces jours-là, nous entrevoyons de façon spéciale la vérité que Jésus est venue nous montrer : c’est en mourant que nous renaissons, que nous renaissons à la vie éternelle.

Excellent Carême à Tous et Toutes selon, bien évident, vos directives personnelles et votre sensibilité individuelle.

* Pour ne rien vous cacher, moi, c'est la consommation de cigarettes qui me pose problème. Vos prières sont les bienvenues dans ce combat pour une meilleure respiration de la Vie !

MERCI...!

Bruno LEROY.

source http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 15:01
MESSE A L'INTENTION DES VICTIMES DES ATTENTATS A PARIS

HOMÉLIE DU CARDINAL ANDRÉ VINGT-TROIS - MESSE À L’INTENTION DES VICTIMES DES ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015, DE LEURS PROCHES ET À L’INTENTION DE LA FRANCE

33e dimanche du Temps ordinaire - Année B Messe à l’intention des victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint Denis et de leurs proches ainsi qu’à l’intention de la France en la cathédrale Notre-Dame de Paris

Homélie du cardinal André Vingt-Trois

Dn 12, 1-3 ; Ps 15 ; Hé 10, 11-14.18 ; Mc 13, 24-32

Les évènements tragiques qui ont frappé notre pays ces jours-ci, -et particulièrement Paris et Saint-Denis-, plongent nos concitoyens dans l’effroi et la stupeur. Ils nous posent deux redoutables questions : en quoi notre mode de vie peut-il provoquer une agression aussi barbare ? A cette première question, nous répondons volontiers par l’affirmation de notre attachement aux valeurs de la République, mais l’évènement nous oblige à nous interroger sur le prix à payer pour cet attachement et à un examen de ces valeurs. La deuxième question est encore plus redoutable car elle instille un soupçon dans beaucoup de familles : comment des jeunes formés dans nos écoles et nos cités peuvent-ils connaitre une détresse telle que le fantasme du califat et de sa violence morale et sociale puissent représenter un idéal mobilisateur ? Nous savons que la réponse évidente des difficultés de l’intégration sociale ne suffit pas à expliquer l’adhésion d’un certain nombre au djihadisme bien qu’ils échappent apparemment à l’exclusion sociale. Comment ce chemin de la barbarie peut-il devenir un idéal ? Que dit ce basculement sur les valeurs que nous défendons ?

La foi chrétienne peut-elle nous être de quelque secours dans le désarroi qui s’est abattu sur nous ? A la lumière des lectures bibliques que nous venons d’entendre, je voudrais vous proposer trois éléments de réflexion.

1. « Dieu, mon seul espoir. » (Psaume15)

Le psaume 15, comme beaucoup d’autres psaumes, est un cri de foi et d’espérance. Pour le croyant dans la détresse, Dieu est le seul recours fiable : « Il est à ma droite, je suis inébranlable. »

C’est peu dire que les tueries sauvages de ce vendredi noir ont plongé dans la détresse des familles entières. Et cette détresse est d’autant plus profonde qu’il ne peut pas y avoir d’explications rationnelles qui justifieraient l’exécution aveugle de dizaines de personnes anonymes. Mais si la haine et la mort ont une logique, elles n’ont pas de rationalité. Bien sûr, nous avons besoin de dire des mots, nous avons besoin que des mots soient dits et que nous les entendions, mais nous sentons tous que ces paroles ne vont pas au-delà d’un réconfort immédiat. Avec l’irruption aveugle de la mort, c’est la situation de chacun d’entre nous qui devient incontournable. Le croyant, comme tout un chacun, est confronté à cette réalité inéluctable, proche ou lointaine, mais certaine : notre existence est marquée par la mort. On peut essayer de l’oublier, de la contourner, de la vouloir douce et légère, mais elle est là. La foi, aucune foi, ne permet d’y échapper. Et nous sommes intimement acculés à répondre de nous-mêmes : vers qui nous tourner dans cette épreuve ? Faire confiance aux palliatifs, plus ou moins efficaces ou durables ou bien faire confiance à notre Dieu, qui est le Dieu de la vie. Le psalmiste nous soutient pour mettre sur nos lèvres la prière de la foi et de l’espérance : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »

En ces jours d’épreuve, chacun de ceux qui croient au Christ est appelé au témoignage de l’espérance pour lui-même et tous ceux qu’il essaie d’accompagner et de soulager. Au moment où va s’ouvrir, dans quelques semaines, l’année de la miséricorde, nous voudrions, par nos paroles et nos actions, être des messagers de l’espérance au cœur de la souffrance humaine.

2. « Tu m’apprends le chemin de la vie. » (Psaume 15)

Cette espérance définit une manière de vivre pour ceux qui la reçoivent. Elle nous apprend le chemin de la vie. Heureusement tous ne sont pas confrontés aux horreurs subies par les victimes du fanatisme comme celles de vendredi dernier. Mais tous, sans exception, chacun et chacune d’entre nous, nous devons affronter des évènements et des périodes difficiles dans notre existence. À quoi reconnait-on un homme ou une femme d’espérance ? À sa capacité à assumer des épreuves et à combattre contre les forces destructrices dans la confiance et la sérénité. Cette force intérieure permet à des hommes et à des femmes ordinaires, comme vous et moi, de refuser de plier, de faire des choix difficiles, parfois héroïques, bien au-delà de ses propres forces.

Après les périodes de dures épreuves, nous pouvons reconnaitre que certaines et certains ont tenu sans faiblir parce que leur conviction intérieure était assez forte pour braver des dangers possibles ou réels. Pour nous, chrétiens, cette force vient de notre confiance en Dieu et de notre capacité à nous appuyer sur Lui. Mais nous pouvons aller plus loin dans notre interprétation : pour un certain nombre d’hommes et de femmes, leur foi en une réelle transcendance de l’être humain les motive. Même s’ils ne partagent pas notre foi en Dieu, ils partagent un de ses fruits qui est la reconnaissance de la valeur unique de chaque existence humaine et de sa liberté. Pouvons-nous voir dans le calme et le sang-froid dont nos compatriotes ont fait preuve un signe de cette conviction que notre société ne peut se justifier que par son respect indéfectible de la dignité de la personne humaine ?

Face à la barbarie aveugle, toute fissure dans ce socle de nos convictions serait une victoire de nos agresseurs. Nous ne pouvons répondre à la sauvagerie barbare que par un surcroit de confiance en nos semblables et en leur dignité. Ce n’est pas en décapitant que l’on montre la grandeur de Dieu, c’est en travaillant au respect de l’être humain jusque dans ses extrêmes faiblesses.

3. « Lorsque vous verrez arriver tout cela… » (Marc 13, 29)

Cette confiance en Dieu est une lumière sur le chemin de la vie, mais pas seulement pour chacun d’entre nous dans son existence personnelle. Elle est aussi une lumière pour comprendre l’histoire humaine, y compris dans son déroulement énigmatique. L’évangile de Marc que nous avons entendu annonce le retour du Fils de l’Homme, le Sauveur, à travers des signes terrifiants dans les cieux et sur la terre. Nous ne sommes plus accoutumés à cette façon de scruter les signes, encore que beaucoup fassent commerce de cet exercice. Mais il me semble que le plus important pour nous est de puiser dans cette lecture deux enseignements.

D’abord, nul ne sait ni le jour ni l’heure de la fin des temps. Seul, le Père les connait. Nous savons aussi que nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de notre propre fin et que cette ignorance taraude bien des gens. Mais nous voyons tous, -et l’évènement de cette semaine nous le rappelle cruellement-, que l’œuvre de mort ne cesse jamais et frappe, parfois aveuglément.

Ensuite, les évènements dramatiques ou terrifiants de l’histoire humaine peuvent être interprétés et compris comme des signes adressés à tous. « Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’Homme est proche à votre porte » nous dit l’évangile (Marc 13,29). Cette capacité d’interpréter l’histoire n’est pas une façon de nier la réalité. Elle est une façon de découvrir que l’histoire a un sens. Elle annonce quelqu’un qui frappe à notre porte, à chacune de nos portes. Ce quelqu’un, c’est le Christ.

Ainsi nous ne pouvons pas nous arrêter aux malheurs de la vie ni aux souffrances que nous endurons, comme si cela n’avait aucun sens. À travers eux, nous pouvons découvrir que Dieu frappe à notre porte et veut nous appeler encore à la vie, nous ouvrir les chemins de la vie. Cette espérance, nous devons la porter et en témoigner comme un réconfort pour ceux qui souffrent et comme un appel pour tous à vérifier les vraies valeurs de sa vie.

Je vous propose maintenant de vous unir intensément à la prière des défunts qui va être chantée.

Source http://www.paris.catholique.fr/ ----------------------------------------------------

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:53
Rosaire-la prière de la vie

RÓŻANIEC – MODLITWA ŻYCIA

Życie człowieka związane jest z rytmem. Poczyna się on pod bijącym rytmicznie sercem swojej matki, tam też powoli staje się słyszalne bicie jego serca. Od początku wchodzi w rytm życia, czasu, cyklicznych procesów przyrody i całego kosmosu. Towarzyszy mu nieustanny przepływ spraw, kontaktów, chwil radości i bólu.

Geniusz modlitwy różańcowej objawia swą potęgę w splocie rytmicznego ruchu przesuwanych paciorków, z rytmem egzystencji człowieka i świata, zanurzonym w nadprzyrodzonym rytmie Bożych Tajemnic. W sposób naturalny wrasta ona i przenika swą duchową głębią wszystko to, co ludzkie. W Różańcu prostota i wielkość, mistyka i prozaiczność mają wspólne imię – modlitwa. A modlitwa ta spłynęła z Nieba na ziemię przez Niepokalane Serce i dłonie Maryi. To Jej ręce pierwsze przesuwały paciorki Różańca, a usta uczyły ludzi brać go w swoje dłonie, odmawiać z wiarą, oplatając świat jego mocą.

W Różańcu patrzy na nas cztery razy po pięć ikon historii zbawienia. 20 różnych tajemnic – tak pisze o tej modlitwie współczesny dziennikarz niemiecki Paul Badde. Pośród wielu rozważań o Różańcu, zawartych w książce „Ziemia Boga w 20 Tajemnicach”, autor podkreśla, jak ważne przy odmawianiu modlitwy różańcowej są palce. Opuszki palców, dotykając kolejno 59 paciorków wraz z krzyżykiem, tworzą swoisty rodzaj pisma dla niewidomych, aby nie angażować oczu ani rozumu w liczenie. Reflektuje: Każdy Różaniec przybliża chrześcijańską egzystencję do Ziemi Świętej. Każda koronka Różańca jest małą pielgrzymką. Modlitwa na różańcu oznacza pielgrzymkę na palcach rąk /s. 65/.

Rytm modlitwy różańcowej towarzyszy człowiekowi w jego codzienności. Każde „Zdrowaś Maryjo…módl się za nami grzesznymi” skutecznie łączy go z tym, co przeżywa, krok po kroku. W ten sposób, życie każdego, kto się modli, przemienia się wewnętrznie. Wprowadzając człowieka w rytm życia Jezusa i Maryi, pomaga mu przechodzić od postawy buntu do zgody na wolę Bożą, od beznadziei do otwarcia na sens ukryty w każdym wydarzeniu, od krzyża cierpienia do światła zmartwychwstania. Różaniec jest liną bezpieczeństwa, gdy człowiek stoi nad przepaścią rozpaczy, lęku, zagubienia. Jest uściskiem przyjacielskiej dłoni w dniach osamotnienia, straty, żałoby. Błyszczy blaskiem nadziei pośród ciemności zdrady, klęski i kruchości. Jest balsamem na każdą ludzką ranę, olejem miłości wzmacniającym każdą ludzką radość. Może wybijać swój biblijny rytm w każdym miejscu i czasie - w kościołach, w domach, w podróży, w gwarze hal targowych, w ciszy lasu, w kolejce po bilet, na posłaniu w bezsenną noc, w zdrowiu i w chorobie. Potęguje przeżywane szczęście, przynosi utracony spokój, jasność spojrzenia, odprężenie i ukojenie. Rytm przesuwanych w palcach paciorków dotyka delikatnych strun harfy Serca Boga i Jego Matki, wydających kojącą melodię dla ducha. Przenosi myśl człowieka ku wieczności, do Ojcu, który kocha i w Synu szuka zagubionej owieczki, do Ducha Świętego, który jest Ożywicielem. Różaniec jednoczy z Maryją i otwiera na łaski, jakie Trójca Święta zsyła przez Jej Serce na ziemię. Daje łączność z całym Kościołem, unosząc ku Bogu sprawy wszystkich narodów. Może przenieść każdego modlącego się człowieka w miejsca dalekie i bliskie, do głodujących i do zagubionych w dostatku, do więzień, szpitali i szkół, tam, gdzie toczą się wojny, a człowiek poszukuje trwałych wartości. Może przenikać granice doczesności i wypraszać zbawienie dla pokutujących w czyścu.

Rytm przesuwanych paciorków odbija się też swym nadprzyrodzonym echem na rytmie pokus, grzechów i nałogów nękających człowieka. Może się on uchwycić Różańca jak koła ratunkowego i wyjść zwycięsko z zalewającego potopu. Szatan – jak dają świadectwo egzorcyści – bardzo boi się Różańca i pozostawia w spokoju tego, kto się na nim modli - bowiem, przez modlitwę różańcową człowiek trzyma dłoń Maryi, odwiecznej nieprzyjaciółki Złego. Uratowany z pęt Szatana grzesznik głęboko zżywa się z Różańcem, w nim odkrywa nić przylgnięcia do Niepokalanej oraz niezawodny bicz na kusiciela. Powtarzane „Ojcze nasz…”, a potem „Zdrowaś Maryjo…” i „Chwała…”, jak miłosierne błyskawice, kruszą bastiony ludzkiej grzeszności, pomagając powstawać i trwać w nawróceniu.

Warto nieustannie modlić się na Różańcu, kroczyć przez każdy kolejny dzień w jego rytmie. Warto być mu wiernym i nosić go przy sobie – Różaniec w pełni rozkwita dopiero wtedy, kiedy się go powtarza często, mimowolnie, najlepiej codziennie /P. Badde/. Odczuwamy jego skuteczność, gdy odmawiamy go indywidualnie, rozważając w myśli, czy mówiąc na głos. Jednak, jego niepowtarzalne działanie duchowe związane jest z odmawianiem go wspólnie: podczas liturgii, na nabożeństwach, w rodzinie, w grupach, z drugą osobą, we wspólnotach. To czas, gdy rytm powtarzanych słów potęguje moc zbawczą ukrytych w nich Tajemnic.

Ja, siostra zakonna, trzymam w ręce mój ulubiony różaniec. Wchłaniam jego niewidzialny zapach róż. Całuję z wiarą i z czułością, jak dłonie Jezusa naznaczone Ranami, jak dłoń Matki danej mi pod krzyżem przez Jej konającego Syna. Odmawiam go w ciszy mego serca, zapatrzona w oczy Maryi… w kaplicy, w mojej celi zakonnej, idąc ulicą… by uwielbiać, by dziękować, by prosić za Staszka, za Martę za … za Ojczyznę … Odmawiam go wraz z siostrami, tworząc chór głosów ogarniających nasze i naszych bliźnich życie. Usta mówią, a myśli biegną miłosnym promieniem do Nieba. W drzwiach Domu Ojca stoi Niepokalana Matka Różańcowa i zbiera nasze paciorki jak pachnące płatki róż. Sypie je w naszym imieniu przed Tron Boga. On, w każdym z nich widzi swoje Tajemnice i uśmiecha się, bo wie, że Jego dzieci, zanurzone w ich rytmie, nie zginą. Dojdą bowiem szczęśliwe do domu wieczności.

s. Maksymiliana Gustyn, Serafitka

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 06:40
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:57

Neuvaine pour la France : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

Retrouvez cette semaine la méditation du père Serge-Thomas Bonino, op, consacrée à la vocation chrétienne de la France.

neuvaine pour la france 2                                                                                                                                                                      Marie de Nazareth

On connaît l’apostrophe de saint Jean-Paul II : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». On prête moins attention à ce qui suit : « France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? ». Cette Sagesse éternelle est le Fils, le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Pensée divine personnelle qui a présidé à la création, lui conférant ordre, beauté et intelligibilité. C’est cette même Sagesse qui, à la plénitude des temps, a pris chair dans le sein de la Vierge : Jésus-Christ, « en qui se trouvent, cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2, 3). Il est la Clé pour comprendre en profondeur le monde et l’histoire des hommes.

L’alliance, par la foi et l’amour, avec la Sagesse éternelle est féconde. Elle est « source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme » (Jean-Paul II). La culture en effet n’est pas la négation de la nature humaine mais son humanisation progressive. Elle « cultive » et fait fructifier les biens et les valeurs de la nature humaine. Or cette humanisation intégrale passe par la divinisation. On n’est jamais plus humain que lorsqu’on est plus chrétien, car la grâce guérit la nature blessée et la porte à sa perfection. Comme l’a admirablement exposé Benoît XVI aux Bernardins, « ce qui a fondé la culture de l’Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L’écouter, demeure aujourd’hui encore le fondement de toute culture véritable ». L’accueil de la Parole de Dieu engendre une culture et promeut un véritable humanisme, dont tant d’œuvres théologiques, philosophiques, littéraires et artistiques, portent témoignage dans l’histoire de France.

En particulier, la Parole de Dieu suscite en qui l’accueille un dynamisme qui le met sous tension et mobilise toutes ses ressources en vue de mieux comprendre ce qu’il croit. Cette intelligence de la foi trouve dans la théologie sa forme systématique et rationnelle. « Dis, qu’est-ce que c’est Dieu ? », demandait Thomas d’Aquin enfant. Le désir de répondre à cette question est le ressort qui a soutenu son immense effort pour assimiler de façon critique tout le savoir de son temps et le mettre au service d’une meilleure intelligence de la foi. Le désir de connaître Dieu a ainsi engendré un développement culturel hors pair.

Le souci de la fécondité culturelle de la foi est essentiel à la vocation chrétienne de la France. Au Moyen-Âge, la Chrétienté reposait sur trois piliers : le sacerdotium (autorité religieuse), l’imperium (autorité politique) et le studium (autorité intellectuelle). Or si le sacerdotium a son centre à Rome et l’imperium quelque part dans le Saint-Empire romain germanique, le studium est vu comme l’apanage de la France. À l’heure où se formait l’esprit des nations, la France apparaît comme la nation qui se définit par son rayonnement culturel. Ainsi, le pape Grégoire IX, en 1231, désignait l’Université de Paris comme la « mère des sciences, comme une autre Cariath Sepher (Cité des lettres), qui brille d’un éclat précieux », et Eudes de Châteauroux († 1273), qui en fut chancelier, la décrit comme « le moulin dans lequel tout le froment de Dieu est moulu pour la nourriture du monde entier ; il est moulu par les leçons et les discussions des maîtres. Paris est le four et la cuisine dans lesquels le pain du monde tout entier est cuit et la nourriture de ce monde préparée ».

Mais qui dit culture ne dit ni folklore ni culte jaloux des particularités. Certes, toute culture s’enracine dans une histoire particulière mais elle est par nature ouverte à l’universel. La France est « éducatrice des peuples » non parce qu’elle leur imposerait ses particularités culturelles mais parce que le contact avec la culture chrétienne française peut aider d’autres cultures à laisser s’épanouir en elles les valeurs universelles – le vrai, le juste, le bien – qu’elles contiennent en germe. 
Source http://www.aleteia.org
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 15:52

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  photo s.Lidia 

 

Je pensais ne plus écrire sur le Père Guy Gilbert, ayant fait le tour du personnage et de sa profonde Humanité. Mais, je lui dois la Vie !

En 1983, le décès de ma mère m’avait laissé dans le précipice de mes propres questions métaphysiques.

Pourquoi, ma mère était-elle partie dans les tourbillons de la nuit alors, qu’elle n’avait pas cinquante ans ?

Des questions qui demeuraient toujours sans réponse. Un soir je regardais la télévision. Quelle ne fut pas ma surprise de voir un prêtre parlant un langage provocateur et franc. Je tendais l’oreille pour écouter ce prêtre des Loubards qui exerçait en plus la profession d’éducateur de Rue.

Et dans un jugement facile, je me dis, ce type là ne restera pas longtemps dans l’Église avec ses discours rebelles. J’avais oublié dans ma brume dépressive que l’Amour est l’acte le plus rebelle qui soit dans une société individualiste et uniformisée.

J’ achetais donc, le bouquin de Guy Gilbert : Un prêtre chez les Loubards.

Quelques mois après, j’appris que ce prêtre atypique venait donner une conférence près de chez moi.

Depuis, ces quelques mois écoulés, je ne pensais que suicide et la façon de terminer ma vie sans pourrir celle des autres. Je n’avais plus rien à perdre, estimant avoir tout perdu.

Guy Gilbert fut accueilli par plus de deux mille personnes. Son look, son originalité, pensais-je ? Non, son authenticité et son regard lucide empli d’Amour. Je fus impressionné par tant d’engouements venant de personnes d’univers très différents.

Guy Gilbert m’avait redonné par sa présence, une énergie longtemps enfouie. Je décidais de lui parler.

Dans notre conversation qui dura jusqu’à deux heures du matin ; je lui exprimais la peine que j’éprouvais suite à la mort de ma mère et mon désir d’en finir avec l’existence. Il me regarda droit dans les yeux sans mot dire. Puis, il me dit d’un ton sec : donne-moi tes coordonnées.

Intérieurement, cela déclencha un sursis pour mon suicide.

Puis, il me téléphona ( pas longtemps ) pour me " questionner " sur mon métier d’éducateur de rue et comment je le vivais. Ensuite, il m’envoya des mots, des photos pour me soutenir.

Ses actions furent bénéfiques au point qu’une mutation s’opéra en moi. Je passais des ténèbres à la Lumière. Du silence mortifère à la prière où Dieu m’envoyait des signes. De la profession d’éducateur à la mission de Témoin silencieux du Christ vivant au coeur des Jeunes.

Je suis conscient avec le recul, que je lui dois la Vie. Si vous le rencontrez sachez que Guy Gilbert est un chemin qui mène vers la Lumière. Il vous redonne une partie de sa Force reçue par Dieu. Il vous fait naviguer sur les sentes de la Liberté avec ce militantisme qui ne vous quitte plus, tant il est contagieux.

Guy Gilbert, ce prêtre des Loubards et de l’Universel est semence d’Amour et d’Espérance au sein de nos sociétés indifférentes...

Bruno LEROY.

 

Éducateur de rue.

 

 

 

     Source  :  http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/

 

https://www.youtube.com/watch?v=aF8ucKAj6n0&x-yt-ts=1421828030&x-yt-cl=84411374


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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:41
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 21:48

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 Un Algerien par alliance site-b4d5e

 

 

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Le 17 décembre 2011, Mgr Teissier donnait au Centre Pierre-Claverie d’Oran une conférence intitulée : Mgr Pierre Claverie : Quels messages pour assumer nos diffé-rences ? Persuadé que les paroles s’envolent et que les écrits restent, il avait préparé six pages de textes de Pierre Claverie lui-même, que tous les assistants avaient en mains pendant qu’il les parcourait et les commentait. Pour ceux qui ont connu Pierre Claverie autrefois ou qui ont lu ses textes, cela pouvait sembler des redites inspi-rées par la piété et la nostalgie. Mais pour d’autres, c’était différent et des mots qui nous sont familiers pouvaient retrouver leur verdeur originelle. Ainsi, venu d’un village situé à une centaine de kilomètres, un jeune professeur de français entendait ces choses-là pour la première fois ; rentré chez lui, il décidait de les redire à son jeune frère ; mais comme celui-ci maîtrise mal le français, il lui traduisit tout le dossier en arabe ; et le frère décidait de ne pas garder cela pour lui et de le communiquer à ses amis qui parta-gent la même culture arabe et islamique.

 

Dans sa circulaire de fin d’année, Jean-Jacques Pérennès écrivait : « Fin juillet, un événement peu banal m’attirait au festival d’Avignon : le spec-tacle « Pierre et Mohamed », monté par un groupe de jeunes frères dominicains à l’occasion des quinze ans de la mort de notre frère Pierre Claverie, évêque d’Oran, dont j’ai écrit la biographie. Le texte, écrit par un jeune dominicain, ra-conte la dernière journée du jeune Algérien, Mohamed Bouchikhi, mort assassi-né avec P. Claverie qu’il ramenait de l’aéroport d’Oran. Ce jeune musulman dit le sens qu’a pour lui cette amitié, sens qui l’aide à accepter les risques réels qu’il court en restant aux côtés de cet évêque courageux. En alternance avec les souvenirs de Mohamed, le texte fait entendre quelques grands textes de Pierre Claverie, dont sa fameuse dernière homélie de Prouilhe, où il assume lui aussi les risques qu’il court et en rappelle le sens. Dans un festival qui propose des centaines de spectacles chaque jour, « Pierre et Mohamed » a rempli une salle de cent places tous les soirs pendant huit jours. Le tout était servi, il faut le dire, par l’immense talent du comédien Nazim Boujenah, de la Comédie française, qui tenait la scène pendant une heure, avec le minimum de mise en scène et un léger accompagnement musical. Beaucoup d’émotion et la conviction qu’une vie donnée est un mes-sage fructueux pour notre temps… Depuis l’été, « Pierre et Moha-med » a été donné à Paris, Lille, Strasbourg, et le sera bientôt à Oran. » (voir Le Lien, n° 376 p. 15)

Effectivement, le spec-tacle a été donné à Oran le 7 janvier dans une salle pleine, dont le silence très dense n’a été interrompu que par quelques applaudissements qui ont salué spontanément trois ou quatre passages. Le message 16 de Pierre Claverie quittait les textes imprimés, lus, cités, répétés, et il redevenait une parole, grâce à Nazim Boujenah, un grand artiste. Et on ne pouvait pas oublier qu’avec lui, c’était le fils d’un Oranais qui redonnait vie aux mots d’un évêque d’Oran. Comme à Avignon, il était accompagné par les notes discrètes de Francesco Agnello qui jouait du « hang », une sorte de « soucoupe volante » mise au point il y a sept ans par deux Ber-nois (hang signifie « main » en dialecte de Berne) pour remplacer les bidons volumineux sur lesquels les musiciens des Caraïbes frappent parfois… Une petite voûte métallique en alliage spécial, avec sept petits renfoncements disposés tout autour ; en les touchant de la main, on peut faire entendre les notes de la gamme de ré mineur (moins le sol) ; elles tombent comme des gouttes d’eau rafraîchissantes qui appellent le silence.

 

Jean-Louis DÉCLAIS

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 21:02

A271110 9« Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes » (He 10, 24)

 

Frères et soeurs,

 

Le Carême nous offre encore une fois l’occasion de réfléchir sur ce qui est au coeur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouve-ler, à l’aide de la Parole de Dieu et des sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et le partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale.

 

Cette année, je désire proposer quelques ré-flexions à la lumière d’un bref texte biblique tiré de la Lettre aux Hébreux : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes » (10, 24). […]

 

Je m’arrête sur le verset 24 qui, en quelques mots, offre un enseignement pré-cieux et toujours actuel sur trois aspects de la vie chrétienne : l’attention à l’autre, la ré-ciprocité et la sainteté personnelle.

 

1. « Faisons attention » : la responsabilité envers le frère. Le premier élément est l’invitation à « faire attention » : le verbe grec utilisé est katanoein, qui signifie bien observer, être attentifs, regarder en étant conscient, se rendre compte d’une réalité. Nous le trouvons dans l’évangile, lorsque Jésus invite les disciples à « observer » les oiseaux du ciel qui, bien qu’ils ne s’inquiètent pas, sont l’objet de l’empressement et de l’attention de la Providence divine (cf. Lc 12, 24), et à « se rendre compte » de la poutre qui se trouve dans leur oeil avant de regarder la paille dans l’oeil de leur frère (cf. Lc 6, 41). Nous trouvons aussi cet élément dans un autre passage de la même Lettre aux Hébreux, comme invitation à « prêter attention à Jésus » (3, 1), l’apôtre et le grand-prêtre de notre foi. Ensuite, le verbe qui ouvre notre exhorta-tion invite à fixer le regard sur l’autre, tout d’abord sur Jésus, et à être attentifs les uns envers les autres, à ne pas se montrer étrangers, indifférents au destin des frères. Sou-vent, au contraire, l’attitude inverse prédomine : l’indifférence, le désintérêt qui naissent de l’égoïsme dissimulé derrière une apparence de respect pour la « sphère privée ». Aujourd’hui aussi, la voix du Seigneur résonne avec force, appelant chacun de nous à prendre soin de l’autre. Aujourd’hui aussi, Dieu nous demande d’être les « gardiens » de nos frères (cf. Gn 4, 9), d’instaurer des relations caractérisées par un empressement réciproque, par une attention au bien de l’autre et à tout son bien. Le grand commande-ment de l’amour du prochain exige et sollicite d’être conscients d’avoir une responsabilité envers celui qui, comme moi, est une créature et un enfant de Dieu : le fait d’être frères en humanité et, dans bien des cas, aussi dans la foi, doit nous amener à voir dans l’autre un véritable alter ego, aimé infiniment par le Seigneur. Si nous cultivons ce regard de fraternité, la solidarité, la justice ainsi que la miséricorde et la compassion jailliront natu-rellement de notre coeur. […]

 

L’attention à l’autre comporte que l’on désire pour lui ou pour elle le bien, sous tous ses aspects : physique, moral et spirituel. La culture contemporaine semble avoir perdu le sens du bien et du mal, tandis qu’il est nécessaire de répéter avec force que le 6 bien existe et triomphe, parce que Dieu est « le bon, le bienfaisant » (Ps 119, 68). Le bien est ce qui suscite, protège et promeut la vie, la fraternité et la communion. La res-ponsabilité envers le prochain signifie alors vouloir et faire le bien de l’autre, désirant qu’il s’ouvre lui aussi à la logique du bien ; s’intéresser au frère veut dire ouvrir les yeux sur ses nécessités. L’Écriture Sainte met en garde contre le danger d’avoir le coeur endurci par une sorte d’« anesthésie spirituelle » qui rend aveugles aux souffrances des autres. […]

 

« Prêter attention » au frère comporte aussi la sollicitude pour son bien spirituel. Je désire rappeler ici un aspect de la vie chrétienne qui me semble être tombé en désué-tude : la correction fraternelle en vue du salut éternel. En général, aujourd’hui, on est très sensible au thème des soins et de la charité à prodiguer pour le bien physique et maté-riel des autres, mais on ne parle pour ainsi dire pas de notre responsabilité spirituelle envers les frères. Il n’en est pas ainsi dans l’Église des premiers temps, ni dans les communautés vraiment mûres dans leur foi, où on se soucie non seulement de la santé corporelle du frère, mais aussi de celle de son âme en vue de son destin ultime. […]

 

Il est donc très utile d’aider et de se laisser aider à jeter un regard vrai sur soi-même pour améliorer sa propre vie et marcher avec plus de rectitude sur la voie du Sei-gneur. Nous avons toujours besoin d’un regard qui aime et corrige, qui connaît et recon-naît, qui discerne et pardonne (cf. Lc 22, 61), comme Dieu l’a fait et le fait avec chacun de nous.

 

2. « Les uns aux autres » : le don de la réciprocité.

Cette « garde » des autres contraste avec une mentalité qui, réduisant la vie à sa seule dimension terrestre, ne la considère pas dans une perspective eschatologique et accepte n’importe quel choix moral au nom de la liberté individuelle. Une société comme la société actuelle peut devenir sourde aux souffrances physiques comme aux exigences spirituelles et morales de la vie. Il ne doit pas en être ainsi dans la communauté chré-tienne ! L’apôtre Paul invite à chercher ce qui « favorise la paix et l'édification mutuelle » (Rm 14, 19), en plaisant « à son prochain pour le bien, en vue d'édifier » (Ibid. 15, 2), ne recherchant pas son propre intérêt, « mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés » (1 Co 10, 33). Cette correction réciproque et cette exhortation, dans un esprit d’humilité et de charité, doivent faire partie de la vie de la communauté chrétienne.[…]

 

La charité envers les frères, dont l’aumône – une pratique caractéristique du ca-rême avec la prière et le jeûne – est une expression, s’enracine dans cette appartenance commune. En se souciant concrètement des plus pauvres, le chrétien peut exprimer sa participation à l’unique Corps qu’est l’Église. Faire attention aux autres dans la réciproci-té, c’est aussi reconnaître le bien que le Seigneur accomplit en eux et le remercier avec eux des prodiges de grâce que le Dieu bon et tout-puissant continue de réaliser dans ses enfants. Quand un chrétien perçoit dans l’autre l’action du Saint Esprit, il ne peut que s’en réjouir et rendre gloire au Père céleste (cf. Mt 5, 16).

 

3. « Pour nous stimuler dans la charité et les oeuvres bonnes » : marcher ensemble dans la sainteté.

Cette expression de la Lettre aux Hébreux (10, 24), nous pousse à considérer l’appel universel à la sainteté, le cheminement constant dans la vie spirituelle à aspirer aux charismes les plus grands et à une charité toujours plus élevée et plus féconde (cf. 1 Co 12, 31-13, 13). L’attention réciproque a pour but de nous encourager mutuelle-ment à un amour effectif toujours plus grand, « comme la lumière de l'aube, dont l'éclat grandit jusqu'au plein jour » (Pr 4, 18), dans l’attente de vivre le jour sans fin en Dieu. Le temps qui nous est accordé durant notre vie est précieux pour découvrir et accomplir les oeuvres de bien, dans l’amour de Dieu. De cette manière, l’Église elle-même grandit et se développe pour parvenir à la pleine maturité du Christ (cf. Ep 4, 13). C’est dans cette perspective dynamique de croissance que se situe notre exhortation à nous stimuler ré-ciproquement pour parvenir à la plénitude de l’amour et des oeuvres bonnes.[…]

Benoît XVI

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 11:36

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Je me présente, Sœur Lidia de la Congrégation des Sœurs Franciscaines de N.D des Douleurs. Je suis d'origine polonaise et je travaille comme infirmière au Centre des Soins de Montmorency. Nous sommes toutes infirmières, soignant les gens à domicile et nous accueillons également les gens sur place au Centre, 29 rue du Marche à Montmorency. Ainsi qu’à Deuil la Barre sur la place des Victimes du V2 .

 

 Chacune de nous est appelée par Dieu à servir le Christ dans chaque homme-crée à son image par amour et sauvé par son Fils unique qui s'est fait homme. Par sa mort et sa résurrection le CHRIST a élevé les hommes et les femmes au rang de fils et filles de Dieu. Il est le frère de chacun de nous. Chaque être humain est appelé à devenir saint.

 

Dans le livre des Lévites nous trouvons les paroles de Dieu: Lv 19,2 Soyez saints, car moi, le SEIGNEUR, je suis saint. Chacun a son propre chemin de sainteté.

 

Qu'est-ce que la sainteté?

Les définitions sont variées selon les personnes interrogées.

- Pour moi, c'est un désir profond de vouloir vivre à l'exemple de Jésus Christ, vivre en sa présence.

- Mettre dans ma vie en pratique les paroles de Jésus Christ et réaliser sa façon d'être.

- Vivre dans l'amour parfait qui s'exprime avant tout dans les actes et pas seulement dans les paroles. En recevant tellement de Dieu, nous devrions tout donner au Seigneur Jésus du moins notre constante bonne volonté.

- en toute circonstance croire à l'amour de Dieu.

- c'est un don de Dieu

- c'est un chemin de la perfection en constante évolution, jamais achevé, pas pour elle-même mais par amour de Dieu et des autres qui sont le Temple de l'Esprit Saint. La sainteté s’obtient par ceux qui la désire.

 

Dans notre Congrégation nous avons l'exemple de ce désir dans la personne de sœur Sancja déjà béatifiée par Jean Paul II en 2002. Sancja depuis toujours pensait a la sainteté et elle a dit :"Je dois être sainte à tout prix et cette idée doit être ma seule préoccupation". La vie de cette sœur se résume dans ce désir de sainteté authentique "ETRE telle que Dieu désire,, faire ce qu'il ordonne et vouloir ce que Lui souhaite". "Faire des choses ordinaires d'une façon extraordinaire"

 

La vie consacrée c'est une vocation à se donner sans retenue à Dieu; tout donner sans hésitation pour sa plus grande gloire.

" La gloire de Dieu c'est l'homme vivant" affirme St. Irénée

Notre première préoccupation c'est être avec Dieu et prendre soin de notre développement spirituel par la prière personnelle et communautaire.

 

Prière quotidienne

Nous nous retrouvant le matin à 5.40 pour les laudes- prière commune de bréviaire et ensuite pour une demi heure de méditation sur la parole de Dieu en silence.

La journée est coupée par la prière du midi avant déjeuner.

Le soir par les Vêpres -prières des psaumes où nous louons Dieu au nom de toute humanité.

Avant de se coucher nous faisons notre examen de conscience ensemble dans la chapelle et disons les prières de la fin de la journée.

Eucharistie

Le matin, très importante est la messe dans la paroisse ou avec les sœurs de l'autre communauté franciscaine nous prions Dieu et le remercions de nous avoir donné son Fils et sa Vie pour l’humanité toute entière . En communion avec Jésus nous allons à nos occupations. La présence de Jésus en nous, nous pousse à aller vers nos frères pour porter la bonne nouvelle.

Franciscaine Notre Congrégation Franciscaine a Saint . François comme guide et maitre spirituel. Nous voulons être au service de tous. Se faire humble et petite comme le Pauvre d'Assise . "Une religieuse n'est riche que si elle ne possède rien, ainsi elle pourra dire sincèrement: "Mon Dieu et mon tout. Afin de tout avoir, il ne faut rien posséder, rien désirer. Nous sommes les filles de St. François, un mendiant. Il n'y a donc pas lieu de s'attrister, de se désoler ou de regretter de ne rien posséder" dit Sancja La confiance c'est la seule folie de ceux qui sont humbles et petits pour accomplir de grandes choses.

"Si l'on se donne à Dieu, il faut se donner jusqu'à se perdre totalement" disait Sancja.

Tout est possible "par amour pour Dieu" - Vivre d'amour- livre de Caroline Montsarrat

 

Notre charisme c'est venir en aide aux plus pauvres

Enracinées dans le Christ, sûres de son amour, nous allons vers nos frères qui viennent vers nous avec ce Christ qui vit en nous pour servir avec amour chaque être humain sans faire la différence entre les orgines, cultures et religions. Par notre vocation d'infirmière nous allons vers les autres qui sont nos frères sans faire la différence entre les juifs, musulmans, chrétiens ou agnostiques. Cette diversité nous enrichie, nous-mêmes et nous invite à dire » Notre Père » avec nos frères dans l'humanité.

Mère Teresa de Calcutta en envoyant ses sœurs auprès des malades disait ;”C'est le Corps du Christ que vous touchez et soignez.”

Notre patronne Notre .Dame des Douleurs qui tient dans ses bras sous la croix le corps sans vie de son Fils nous invite à son exemple à la compassion et à ce service de tous les jours aux souffrants, et aux plus humbles.

Il est primordial de savoir reconnaître le Christ sur la croix dans les souffrances des malades. "Tout ce que vous avez fait aux plus petit, c'est à moi que vous l’ avez fait". Pour nous religieuses c'est une chance d'exercer le métier d'infirmière, qui nous permet de rentrer en contact avec le monde souffrant et de mettre en pratique les gestes et les paroles de Jésus.

La personne malade a besoin de mains tendres, d'un regard aimant, de paroles rassurantes .

 Il lui faut aussi des oreilles ouvertes aux appels de toute la détresse humaine et à l'écoute attentive.

Elle demande une présence dans la solitude, une aide efficace lors d'une visite à l'hôpital, où encore une aide à la réconciliation avec sa propre famille. enfin, une assurance de garder sa dignité dans les retrouvailles.

Nous faisons tout pour maintenir la personne à domicile et nous organisons avec l'aide de la famille les services nécessaires.

Avec tout le respect que l’on doit à la personne il nous arrive de la préparer aux sacrements, et d’accompagner spirituellement la famille et le malade lors du passage vers Dieu, et même de participer aux modalités de l' enterrement. Souvent les gens oublient que l'homme a un corps et une âme. L'un ne peut pas vivre pleinement sans l'autre. Il faut un certain équilibre.

Notre service auprès des malades est un service de l'Eglise pour le Corps souffrants de l'Eglise. En dehors de nos malades, nous nous occupons aussi de transmettre la foi aux jeunes en étant responsables de la catéchèse dans la paroisse de Deuil la Barre.

De différentes manières nous travaillons à l'éducation sociale, nous cherchons du travail pour les familles en difficultés, Une sœur accueille particulièrement les gens qui ont besoin d'être écoutés et conseillés.

 Nous sommes à Montmorency depuis 1964 et il arrive que notre présence soit encore inconnue jusqu'au là. Nous sommes peut-être le signe de la contradiction. "Sans moi vous ne pouvez rien faire" conscientes de ces paroles de Jésus nous nous considérons humblement comme des ouvrières modestes mais très demandées par ceux qui mettent leur espoir dans nos services. Dans un esprit de patience et de respect nous rendons grâce à Dieu pour les belles choses qu'Il a mises en chacun de nous, afin que nous progressions vers le plus grande harmonie entre les hommes.

 

Soeur Lidia Bargiel

Radio Enghien le 6 Novembre 2011

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Présentation

  • : Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • Congrégation des Soeurs Franciscaines
  • : Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
  • Contact

Bienvenue-Witamy

 Pieta-01.jpg         Bonjour à tous -Witamy         
Bienvenue à tous et à toutes .Merci pour votre passage sur notre site.La congrégation des soeurs Franciscaines de Notre dame des Douleurs oeuvre avec volonté et acharnement pour soulager et accompagner les plus meurtris par la vie,en leur prodiguant les soins physiques et spirituels nécéssaires à leur bien-être.

Dziękujemy wszystkim odwiedzającym nasze stronice internetowe za poświecony czas na przeglądnięcie artykułów i zapoznanie się z naszym posłannictwem i misją w Kościele. Zgromadzenie Córek Matki Bożej Bolesnej zgodnie z charyzmatem Założycieli stara się służyć i pomagać ubogim,chorym i cierpiącym.
Zgromadzenie świadome ogromu pracy w tej dziedzinie, przychodzi z pomocą potrzebującym. Podejmuje dzieła z przekonaniem i oddaniem aby w miarę możliwosci poprawić i stworzyć lepsze warunki życia człowieka. 

Centre de soins infirmiers

      
Centre de soins infirmiers des Sœurs

29, rue du Marché
95160 Montmorency
Tel:01.39.64.75.40


Permanence au Centre:
de: 12h à 12h30
      16h à 17h
      19h à 19h30
Soins infirmiers à domicile sur RV

Place des Victimes du V2

95170 Deuil la Barre

Tel :01.39.83.15.52

 

Permanence :

de :   12h à 12h30

et de: 18h à 18h 30
Samedi et Dimanche sur RV

Soins infirmiers à domicile

Sur RV

Messes à Deuil et Montmorency

Messes dominicales à Deuil la Barre
Samedi à 18 h à Notre Dame

dimanche à 9h.30 
en l'église Notre Dame
Place des Victimes du V2
à 11h
en l'église Saint Louis
10 rue du Chateau

 

Messes dominicales à Montmorency

samedi à 18h30 à la Collégiale

dimanche à 10h

en l'église St.François

à 11h15

à la Collégiale

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