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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 22:57
Notre Dame de Lourdes- dzien chorych-jour de la santé

« Soyez miséricordieux, comme votre père est miséricordieux » (Lc 6, 36).
Se tenir à côté de celui qui souffre sur le chemin de la charité

Prêtre qui porte la communion dans l'hôpital

Prêtre qui porte la communion dans l'hôpital

l'êveque qui soigne un malade

l'êveque qui soigne un malade

la messe dans une résidence pour les personnes âgées

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la visite dans la maison de retraite

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anniversaire de 100 ans d'une patiente

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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 22:15
4 października uroczystość świętego Franciszka

Trwajcie w naśladowaniu Chrystusa, jak Wasz święty Ojciec, by ci, którzy Was spotykają, spotykali św. Franciszka, a spotykając świętego Franciszka, spotykali Pana.  Papież Benedykt XVI w 2013

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 15:33

 

« Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20, 18)
Le Carême : un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité

 

Chers Frères et Sœurs,

En annonçant à ses disciples sa Passion, sa mort et sa résurrection, accomplissant ainsi la volonté de son Père, Jésus leur révèle le sens ultime de sa mission et il les appelle à s’y associer, en vue du salut du monde.

En parcourant le chemin du Carême, qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celui qui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi, nous puisons « l’eau vive » de l’espérance et nous recevons le cœur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des sœurs dans le Christ. Dans la Nuit de Pâques, nous renouvellerons les promesses de notre baptême pour renaître en hommes et femmes nouveaux par l’intervention du Saint Esprit. L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ.

Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication (cf. Mt 6, 1-18) sont les conditions et les expressions de notre conversion. Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active.

1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et sœurs.

Pendant ce temps du Carême, recevoir et vivre la Vérité manifestée dans le Christ c’est avant tout se laisser toucher par la Parole de Dieu et qui nous est transmise, de générations en générations, par l’Eglise. Cette Vérité n’est pas une construction de l’esprit qui serait réservée à quelques intelligences supérieures ou séparées. Elle est un message que l’on reçoit et que l’on peut comprendre grâce à l’intelligence du cœur ouvert à la grandeur de Dieu qui nous aime, avant que nous-mêmes en ayons conscience. Cette Vérité c’est le Christ lui-même, qui, en assumant pleinement notre humanité, s’est fait Voie – exigeante, mais ouverte à tous – conduisant à la plénitude de la Vie.

Le jeûne, vécu comme expérience du manque, conduit ceux et celles qui le vivent dans la simplicité du cœur à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image et ressemblance qui trouvent en lui leur accomplissement. En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, ceux qui jeûnent deviennent pauvres avec les pauvres et ils « amassent » la richesse de l’amour reçu et partagé. Compris et vécu de cette façon, le jeûne nous aide à aimer Dieu et notre prochain car, comme Saint Thomas d’Aquin l’enseigne, il favorise le mouvement qui amène à concentrer l’attention sur l’autre en l’identifiant à soi-même (cf. Enc. Fratelli tutti, n. 93).

Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous (cf. Jn 14, 23). Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur.

2. L’espérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin

La Samaritaine à qui Jésus demande à boire au bord du puit ne comprend pas lorsqu’il lui dit qu’il peut lui offrir une “eau vive” (Jn 4, 10). Au début, elle pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de l’Esprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Lorsqu’il évoque sa passion et sa mort, Jésus annonce déjà l’espérance en disant : « Le troisième jour, il ressuscitera » (Mt 20, 19). Jésus nous parle de l’avenir grand ouvert par la miséricorde du Père. Espérer, avec lui et grâce à lui, c’est croire que l’histoire n’est pas fermée sur nos erreurs, nos violences, nos injustices et sur le péché qui crucifie l’Amour. Espérer c’est puiser le pardon du Père de son Cœur ouvert.

Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance pourra sembler provocateur. Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée (cf. Laudato si’, nn. 32334344). C’est l’espérance en la réconciliation à laquelle Saint Paul nous exhorte avec passion : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20). En recevant le pardon, dans le sacrement qui est au cœur de notre démarche de conversion, nous devenons, à notre tour, des acteurs du pardon. Nous pouvons offrir le pardon que nous avons-nous-mêmes reçu, en vivant un dialogue bienveillant et en adoptant un comportement qui réconforte ceux qui sont blessés. Le pardon de Dieu permet de vivre une Pâque de fraternité aussi à travers nos paroles et nos gestes.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l'espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

3. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.

« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Eglise, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours

François

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 15:27

„Oto idziemy do Jerozolimy…” (Mt 20, 18)
Wielki Post: czas na odnowę wiary, nadziei i miłości

Drodzy bracia i siostry,

zapowiadając uczniom swoją mękę, śmierć i zmartwychwstanie, aby wypełnić wolę Ojca, Jezus ukazuje im głęboki sens swojej misji i wzywa ich do zjednoczenia się z nią dla zbawienia świata.

Podążając wielkopostną drogą, która prowadzi nas do uroczystości wielkanocnych, pamiętajmy o Tym, który „uniżył samego siebie, czyniąc się posłusznym aż do śmierci i to śmierci krzyżowej” (Flp 2, 8). W tym czasie nawrócenia odnówmy naszą wiarę, zaczerpnijmy „żywej wody nadziei” i przyjmijmy z otwartym sercem miłość Boga, która przemienia nas w braci i siostry w Chrystusie. W Noc Paschalną odnowimy przyrzeczenia naszego Chrztu, aby odrodzić się jako nowi mężczyźni i nowe kobiety, dzięki działaniu Ducha Świętego. Jednak sama wielkopostna wędrówka, podobnie jak cała chrześcijańska droga, jest już w całości oświetlona światłem Zmartwychwstania, które ożywia uczucia, postawy i wybory tych, którzy chcą naśladować Chrystusa.

Post, modlitwa i jałmużna, przedstawione przez Jezusa w Jego kazaniu (por. Mt 6, 1-18), są warunkami i znakami naszego nawrócenia. Droga ubóstwa i wyrzeczenia (post), spojrzenie i gesty miłości wobec zranionego człowieka (jałmużna) oraz synowski dialog z Ojcem (modlitwa) pozwalają nam wcielić w życie szczerą wiarę, żywą nadzieję i czynną miłość.

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W tym czasie Wielkiego Postu przyjęcie i przeżywanie Prawdy objawionej w Chrystusie oznacza przede wszystkim zgodę na dotknięcie słowem Bożym, które Kościół przekazuje nam z pokolenia na pokolenie. Prawda ta nie jest konstrukcją intelektualną, zarezerwowaną dla nielicznej grupy wybranych, wyższych lub wyróżniających się umysłów, ale jest przesłaniem, które otrzymujemy i możemy zrozumieć dzięki mądrości serca otwartego na wielkość Boga, który nas kocha, zanim sami staniemy się tego świadomi. Tą Prawdą jest sam Chrystus, który przyjmując całkowicie nasze człowieczeństwo uczynił siebie Drogą – wymagającą, ale otwartą dla wszystkich – prowadzącą do pełni życia.

Post przeżywany jako doświadczenie wyrzeczenia prowadzi tych, którzy go praktykują w prostocie serca, do ponownego odkrycia daru Bożego i do zrozumienia prawdy o nas, jako stworzonych na Jego obraz i podobieństwo, i znajdujących w Nim spełnienie. Zgadzając się na ubóstwo i doświadczając go, ten kto pości, czyni siebie ubogim z ubogimi i „gromadzi” skarb otrzymanej i dzielonej z innymi miłości. Tak rozumiany i praktykowany post pomaga kochać Boga i bliźniego, ponieważ – jak uczy św. Tomasz z Akwinu – miłość jest poruszeniem, które skupia uwagę na drugim, uważając go „za jedno z samym sobą” (por. Enc. Fratelli tutti, 93).

Wielki Post to czas wiary, to znaczy: przyjęcia Boga w naszym życiu i umożliwienia Mu „zamieszkiwania” z nami (por. J 14, 23). Post oznacza uwolnienie naszej egzystencji od wszystkiego, co ją przytłacza, także od przesytu informacji – prawdziwych czy fałszywych – i od dóbr konsumpcyjnych, aby otworzyć drzwi naszego serca dla Tego, który przychodzi do nas ogołocony ze wszystkiego, ale „pełen łaski i prawdy” (J 1, 14): Syna Bożego, Zbawiciela.

2. Nadzieja jako “żywa woda”, która pozwala nam kontynuować naszą podróż.

Samarytanka, którą Jezus prosi, aby dała Mu się napić przy studni, nie pojmuje, kiedy mówi On, iż może ofiarować jej „żywą wodę” (J 4, 11). Na początku myśli ona naturalnie o zwykłej wodzie, Jezus natomiast ma na myśli Ducha Świętego, którego da w obfitości w Tajemnicy Paschalnej i który obdarowuje nas niezawodną nadzieją. Już w zapowiedzi swojej męki i śmierci Jezus zwiastuje nadzieję, gdy mówi: „a trzeciego dnia zmartwychwstanie” (Mt 20, 19). Jezus mówi nam o przyszłości otwartej na oścież przez miłosierdzie Ojca. Mieć nadzieję z Nim i dzięki Niemu, to wierzyć, że historia nie kończy się na naszych błędach, na naszej przemocy i niesprawiedliwości oraz na grzechu, który Miłość przybija do krzyża. Oznacza to czerpanie ojcowskiego przebaczenia z Jego otwartego serca.

W obecnym kontekście niepokoju, w którym żyjemy i w którym wszystko wydaje się kruche i niepewne, mówienie o nadziei może wydawać się prowokacją. Czas Wielkiego Postu jest jednak po to, aby z nadzieją zwrócić nasze spojrzenie ku cierpliwości Boga, który nadal troszczy się o swoje stworzenie, podczas gdy my często traktowaliśmy je źle (por. Enc. Laudato si’, 32-33.43-44). Jest to nadzieja na pojednanie, do którego św. Paweł gorąco nas wzywa: „pojednajcie się z Bogiem” (2 Kor 5, 20). Otrzymując przebaczenie w Sakramencie, który znajduje się w samym centrum naszego procesu nawrócenia, stajemy się z kolei krzewicielami przebaczenia: otrzymawszy je sami, możemy je ofiarować innym poprzez zdolność do prowadzenia troskliwego dialogu i przyjmowania postawy, która daje pociechę poranionym. Boże przebaczenie, także poprzez nasze słowa i gesty, pozwala nam przeżywać Wielkanoc braterstwa.

W Wielkim Poście bądźmy bardziej czujni, aby używać „słów otuchy, które koją, umacniają, dają pociechę, które pobudzają, a nie słów, które poniżają, zasmucają, drażnią, gardzą” (Enc. Fratelli tutti, 223). Czasami, by dać nadzieję, wystarczy być „człowiekiem uprzejmym, który odkłada na bok swoje lęki i pośpiech, aby zwrócić na kogoś uwagę, aby podarować uśmiech, aby powiedzieć słowo, które by dodało otuchy, aby umożliwić przestrzeń słuchania pośród wielkiej obojętności” (tamże, 224).

W skupieniu i cichej modlitwie, nadzieja jest nam dana jako natchnienie i wewnętrzne światło, które oświeca wyzwania i wybory związane z naszym powołaniem: dlatego istotne jest, aby zebrać się w sobie do modlitwy (por. Mt 6, 6) i spotkać w ukryciu Ojca czułości.

Przeżywać Wielki Post z nadzieją oznacza mieć świadomość, że w Jezusie Chrystusie jesteśmy świadkami nowego czasu, w którym Bóg „czyni wszystko nowym” (por. Ap 21, 1-6). Oznacza, że mamy udział w nadziei Chrystusa, który oddaje swoje życie na krzyżu i którego Bóg wskrzesza trzeciego dnia, „zawsze gotowi do obrony wobec każdego, kto domaga się od [nas] uzasadnienia tej nadziei, która w [nas] jest” (1 P 3, 15).

3. Miłość, przeżywana jako naśladowanie Chrystusa, z uwagą i współczuciem dla każdego, jest najwyższym wyrazem naszej wiary i nadziei.

Miłość cieszy się, widząc kiedy inny wzrasta. Oto, dlaczego cierpi, gdy bliźni jest w udręce: samotny, chory, bezdomny, pogardzany, w potrzebie… Miłość jest porywem serca, który sprawia, że przekraczamy samych siebie i który stwarza więź wzajemnego dzielenia się i komunii.

„Zaczynając od «miłości społecznej», można podążać w kierunku cywilizacji miłości, do której wszyscy możemy czuć się powołani. Miłość, z jej uniwersalnym dynamizmem, może budować nowy świat, ponieważ nie jest uczuciem jałowym, ale najlepszym sposobem na osiągnięcie skutecznych dróg rozwoju dla wszystkich” (Enc. Fratelli tutti, 183).

Miłość jest darem, który nadaje sens naszemu życiu i dzięki któremu ludzi pozbawionych środków do życia uważamy za członków naszej rodziny, przyjaciół i braci. Niewiele, jeśli jest dzielone z miłością, nigdy się nie kończy, ale staje się rezerwą życia i szczęścia. Tak było z mąką i oliwą wdowy w Sarepcie, która ofiarowuje podpłomyk prorokowi Eliaszowi (por. 1 Krl 17, 7-16); oraz z bochenkami, które Jezus błogosławi, łamie i daje uczniom, aby rozdawali tłumom (por. Mk 6, 34-44). Tak dzieje się z naszą jałmużną, małą czy dużą, ofiarowaną z radością i prostotą.

Przeżywanie Wielkiego Postu miłości oznacza opiekę nad tymi, którzy cierpią, są opuszczeni lub udręczeni z powodu pandemii Covid-19. W kontekście wielkiej niepewności jutra, pamiętając o słowie skierowanym przez Boga do swego Sługi: „Nie lękaj się, bo cię wykupiłem” (Iz 43, 1), ofiarujmy wraz z naszym gestem miłości słowo ufności, i sprawmy, by bliźni poczuł się kochany przez Boga jak dziecko.

„Tylko spojrzenie, którego perspektywa została przekształcona miłością, prowadzi do pojęcia godności drugiego człowieka; ubodzy są uznani i docenieni w ich niezmiernej godności, poszanowani w swoim własnym stylu i kulturze, a zatem prawdziwie włączeni w społeczeństwo” (Enc. Fratelli tutti, 187).

Drodzy bracia i siostry, każdy etap życia jest czasem wiary, nadziei i miłości. To wezwanie do przeżywania Wielkiego Postu jako drogi nawrócenia, modlitwy i dzielenia się naszymi dobrami, niech nam pomoże powrócić naszą osobistą i wspólnotową pamięcią do tej wiary, która pochodzi od żywego Chrystusa, do nadziei ożywionej tchnieniem Ducha Świętego i do miłości, której niewyczerpanym źródłem jest miłosierne serce Ojca.

Niech Maryja, Matka Zbawiciela, trwająca wiernie u stóp krzyża i w sercu Kościoła, wspiera nas swoją troskliwą obecnością, a błogosławieństwo Zmartwychwstałego niech towarzyszy nam w naszej wędrówce ku światłu Wielkiej Nocy.

Rzym, u Świętego Jana na Lateranie, 11 listopada 2020 r., we wspomnienie św. Marcina z Tours
Franciszek

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 20:14

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 13:43
LETTRE DU PAPE FRANÇOIS A TOUS LES FIDELES POUR LE MOIS DE MAI 2020-LIST OJCA ŚWIĘTEGO DO WSZYSTKICH WIERNYCH NA MAJ 2020 r.

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
A TOUS LES FIDELES POUR LE MOIS DE MA
I 2020

 

Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Evangéliste

 

François


LIST OJCA ŚWIĘTEGO
DO WSZYSTKICH WIERNYCH NA MAJ 2020 r.

 

Drodzy bracia i siostry,

Zbliża się maj, miesiąc, w którym lud Boży szczególnie żarliwie wyraża swoją miłość i nabożeństwo do Dziewicy Maryi. Do tradycji tego miesiąca należy odmawianie różańca w domu, w kręgu rodzinnym. Do docenienia tego wymiaru domowego, także z duchowego punktu widzenia, „zmusiły” nas ograniczenia pandemii.

Dlatego postanowiłem, żeby w maju zaproponować wszystkim odkrycie na nowo piękna odmawiania różańca w domu. Można to uczynić razem lub samemu, zadecydujcie w zależności od sytuacji, doceniając obie możliwości. Ale w każdym przypadku jest pewien sekret, aby to uczynić: prostota; i łatwo znaleźć, także w internecie, dobre wzorce modlitwy, które można zastosować.

Ponadto ofiarowuję wam teksty dwóch modlitw do Matki Bożej, które możecie odmawiać na zakończenie Różańca, a które sam będę odmawiał w maju, w duchowej jedności z wami. Załączam je do tego listu, aby były dostępne dla wszystkich.

Drodzy bracia i siostry, wspólna kontemplacja oblicza Chrystusa z sercem Maryi, naszej Matki, sprawi, że będziemy jeszcze bardziej zjednoczeni jako rodzina duchowa i pomoże nam przezwyciężyć tę próbę. Będę się za was modlił, zwłaszcza za najbardziej cierpiących, i proszę was, módlcie się za mnie. Dziękuję wam z serca i wam błogosławię.

Rzym, u świętego Jana na Lateranie, 25 kwietnia 2020 r.
Święto św. Marka Ewangelisty

 

Prière à Marie

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 


Prière à Marie

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

 
 
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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 10:35

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 01:08
Homélie du père Raniero Cantalamessa, ofmcap., prédicateur de la Maison pontificale

Homélie du père Raniero Cantalamessa, ofmcap., prédicateur de la Maison pontificale

Célébration de la Passion du Seigneur

Vendredi 10 avril 2020

« J’AI DES PENSÉES DE PAIX, ET NON DE MALHEUR »
 

 

Saint Grégoire le Grand disait que l’Écriture cum legentibus crescit, c’est-à-dire grandit avec ceux qui la lisent[1]. Elle continue de révéler de nouvelles significations à l’homme selon les questions qu’il porte dans son cœur quand il la lit. Et cette année, nous lisons le récit de la Passion avec une question – ou plutôt avec un cri – dans le cœur, qui s’élève de partout sur la terre. Nous devons chercher à saisir la réponse que la parole de Dieu y apporte.
Ce que nous venons d’entendre est le récit du mal objectivement le plus grand jamais commis sur la terre. Et nous pouvons le regarder sous deux angles différents, soit en face, soit à l’arrière, c’est-à-dire sous l’angle de ses causes ou de ses effets. Si nous nous arrêtons aux causes historiques de la mort du Christ, nous sommes troublés et chacun serait tenté de dire comme Pilate : « Je suis innocent du sang de cet homme[2] ». On comprend mieux la croix à ses effets qu’à ses causes. Et quels ont été les effets de la mort du Christ ? Nous avons été justifiés par la foi en lui, réconciliés et en paix avec Dieu, remplis de l’espérance de la vie éternelle ! (cf. Rom 5,1-5)
 
Mais il y a un effet que la situation actuelle nous aide à saisir de manière particulière. La croix du Christ a donné un nouveau sens à la douleur et à la souffrance humaines. À toute souffrance, physique et morale. Ce n’est plus une punition, une malédiction. Car elle a été rachetée à la racine depuis que le Fils de Dieu l’a prise sur lui. Quelle est la preuve la plus sûre que la boisson que l’on te tend n’est pas empoisonnée ? Que l’on boit à la même coupe devant toi. Ainsi, sur la croix, Dieu a bu, aux yeux de tous, le calice de douleur jusqu’à la lie. Il a montré par là qu’il n’est pas empoisonné, mais qu’au fond, on y trouve une perle.
 
Et pas seulement la douleur de ceux qui ont la foi, mais toute douleur humaine. Il est mort pour tous. « Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, avait-il dit, j’attirerai à moi tous les hommes[3]. » Tous les hommes, pas seulement quelques-uns ! « Souffrir – écrivait saint Jean-Paul II de son lit d’hôpital après son attentat – signifie devenir particulièrement réceptif, particulièrement ouvert à l’action des forces salvifiques de Dieu offertes à l’humanité dans le Christ[4]. » Grâce à la croix du Christ, la souffrance est devenue elle aussi, à sa manière, une sorte de « sacrement universel de salut » pour le genre humain.
 
Quelle lumière tout cela jette-t-il sur la situation dramatique que traverse l’humanité ? Ici encore, plutôt que les causes, il nous faut regarder les effets. Non seulement les effets négatifs, dont nous entendons chaque jour le triste bulletin, mais aussi les effets positifs que seule une observation plus attentive nous aide à saisir.
La pandémie du Coronavirus nous a brutalement fait prendre conscience du danger le plus grand qui soit que les hommes et l’humanité ont toujours couru, celui de l’illusion de la toute-puissance. Nous avons l’occasion – a écrit un rabbin juif connu – de célébrer cette année un exode pascal très particulier, celui de « l’exil de la conscience » [5]. Il a suffi du plus petit et plus informe élément de la nature, un virus, pour nous rappeler que nous sommes mortels, que la puissance militaire et la technologie ne peuvent suffire à nous sauver. « L’homme comblé qui n’est pas clairvoyant – dit un psaume de la Bible – ressemble au bétail qu’on abat[6]. » C’est vrai : l’homme dans la prospérité ne comprend pas.
 
Alors qu’il peignait les fresques de la cathédrale Saint-Paul à Londres, le peintre James Thornhill était si enthousiasmé par son travail que, revenant à un moment donné sur ses pas pour mieux admirer sa fresque, il ne remarqua pas qu’il était sur le point de tomber de l’échafaudage dans le vide. Un de ses assistants, terrifié, comprit que s’il criait, il ne ferait qu’accélérer la catastrophe. Sans y réfléchir à deux fois, il trempa un pinceau dans la couleur et le balança en plein sur la fresque. Le maître, sidéré, bondit en avant. Son travail était compromis, mais il était sauvé.
 
C’est ainsi parfois que Dieu fait avec nous, il bouleverse nos plans et notre tranquillité, pour nous sauver de l’abîme que nous ne voyons pas. Mais ne soyons pas dupes. Ce n’est pas Dieu qui a balancé le pinceau en plein sur le fresque éblouissant de notre civilisation technologique. Dieu est notre allié, pas celui du virus ! « Je forme à votre sujet des pensées de paix, et non de malheur », dit-il lui-même dans la Bible[7]. Si ces fléaux étaient des châtiments de Dieu, il ne serait pas expliqué pourquoi ils frappent également justes et pécheurs, et pourquoi les pauvres sont ceux qui en supportent les pires conséquences. Sont-ils plus pécheurs que les autres?
Non ! Celui qui a un jour pleuré la mort de Lazare pleure aujourd’hui le fléau qui est tombé sur l’humanité. Oui, Dieu « souffre », comme chaque père et chaque mère. Quand nous le découvrirons un jour, nous aurons honte de toutes les accusations que nous avons portées contre lui dans la vie. Dieu participe à notre douleur pour la surmonter. « Dieu – écrit saint Augustin – étant suprêmement bon, ne laisserait aucun mal exister dans ses œuvres, s’il n’était pas assez puissant et bon, pour tirer le bien du mal lui-même[8] ».
 
Dieu le Père a-t-il voulu lui-même la mort de son Fils, pour en tirer un bien ? Non, il a simplement laissé la liberté humaine suivre son cours, en lui faisant servir son plan, pas celui des hommes. Ceci s’applique également aux maux naturels, comme les tremblements de terre et les pestes. Ce n’est pas lui qui les suscite. Il a donné aussi à la nature une sorte de liberté, qualitativement différente certes de la liberté morale de l’homme, mais toujours une forme de liberté. Liberté d’évoluer selon ses lois de développement. Il n’a pas créé le monde comme une horloge programmée à l’avance dans son moindre mouvement. C’est ce que certains appellent le hasard, et que la Bible appelle plutôt « la sagesse de Dieu ».
 
L’autre fruit positif de cette crise sanitaire est le sentiment de solidarité. Quand, de mémoire d’homme, les gens de toutes les nations se sont-ils sentis aussi unis, aussi égaux, aussi peu querelleurs, qu’en ce moment de douleur ? Jamais comme aujourd’hui nous ne saisissons la vérité de ces mots d’un de nos grands poètes : « Hommes, paix ! Sur la terre écrasée le mystère est trop grand[9] ». Nous avons oublié les murs que nous voulions construire. Le virus ne connaît pas de frontières. En un instant, il a brisé toutes les barrières et distinctions : de race, de religion, de richesse, de pouvoir. Nous ne devrons pas revenir en arrière lorsque ce moment sera passé. Comme le Saint-Père nous y a exhortés, ne laissons pas passer en vain cette occasion. Ne permettons pas que toute cette souffrance, tous ces morts, tout cet engagement héroïque du personnel médical aient été vains. C’est la « récession » que nous devons
craindre le plus.
 
« De leurs épées, ils forgeront des socs,
et de leurs lances, des faucilles.
Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ;
ils n’apprendront plus la guerre[10]. »
 
Il est temps de réaliser quelque chose de cette prophétie d’Isaïe dont l’humanité attend depuis toujours l’accomplissement. Disons : assez ! à la tragique course aux armements. Dites-le de toutes vos forces, vous les jeunes, car c’est avant tout votre destin qui est en jeu. Attribuons les ressources illimitées utilisées pour les armements aux fins dont, dans ces situations, nous voyons le besoin et l’urgence : la santé, l’hygiène, l’alimentation, la lutte contre la pauvreté, le soin de la création. Laissons à la génération qui viendra un monde plus pauvre en choses et en argent, au besoin, mais plus riche en humanité.
 
La parole de Dieu nous dit quelle est la première chose que nous devons faire dans des moments comme ceux-ci : crier vers Dieu, car c’est lui-même qui met sur les lèvres des hommes les mots qu’ils lui adressent, parfois même des mots durs, de lamentation et presque d’accusation. « Debout ! Viens à notre aide ! Rachète-nous, au nom de ton amour. […] Ne nous rejette pas pour toujours[11]. » « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien[12] ? »
Peut-être Dieu aime-t-il se faire prier pour accorder ses bienfaits ? Peut-être notre prière peut-elle amener Dieu à changer ses plans ? Non, mais il y a des choses que Dieu a décidé de nous accorder comme fruit à la fois de sa grâce et de notre prière, comme pour partager avec ses créatures le mérite du bienfait reçu[13]. C’est lui qui nous exhorte à le faire : « Demandez, on vous donnera ; dit Jésus ; frappez, on vous ouvrira[14] ».
Lorsque, dans le désert, les Juifs étaient mordus par des serpents venimeux, Dieu ordonna à Moïse d’élever un serpent de bronze sur un poteau, et ceux qui le regardaient ne mouraient pas. Jésus s’est approprié ce symbole. « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, dit-il à Nicodème, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle[15] ». Nous aussi, en ce moment, nous sommes mordus par un « serpent » venimeux invisible.
Regardons celui qui a été « élevé » pour nous sur la croix. Adorons-le pour nous et pour toute l’humanité. Qui le regarde avec foi ne meurt pas. Et s’il meurt, ce sera pour entrer dans une vie éternelle. « Après trois jours, je me lèverai », avait prédit Jésus.[16] Nous aussi, après ces jours que nous espérons courts, nous nous lèverons et sortirons des tombeaux que sont devenu nos maisons. Non pas pour revenir à l’ancienne vie comme Lazare, mais à une nouvelle vie, comme Jésus. Une vie plus fraternelle, plus humaine. Plus chrétienne!
 

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 21:15

MESSAGE DU SAINT-PÈRE
POUR LE CARÊME 2020

 

« Nous vous en supplions au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20)

Chers frères et sœurs!

Cette année encore, le Seigneur nous accorde un temps favorable pour nous préparer à célébrer avec un cœur renouvelé le grand Mystère de la mort et de la résurrection de Jésus, pierre angulaire de la vie chrétienne personnelle et communautaire. Il nous faut constamment revenir à ce Mystère, avec notre esprit et notre cœur. En effet, ce Mystère ne cesse de grandir en nous, dans la mesure où nous nous laissons entraîner par son dynamisme spirituel et y adhérons par une réponse libre et généreuse.

1. Le Mystère pascal, fondement de la conversion

La joie du chrétien découle de l'écoute et de l'accueil de la Bonne Nouvelle de la mort et de la résurrection de Jésus : le kérygme. Il résume le Mystère d'un amour « si réel, si vrai, si concret qu’il nous offre une relation faite de dialogue sincère et fécond » (Exhort. ap. Christus vivit, n. 117). Celui qui croit en cette annonce rejette le mensonge selon lequel notre vie aurait son origine en nous-même, alors qu'en réalité elle jaillit de l'amour de Dieu le Père, de sa volonté de donner la vie en abondance (cf. Jn 10, 10). En revanche, si nous écoutons la voix envoûtante du “père du mensonge” (cf. Jn 8, 45), nous risquons de sombrer dans l'abîme du non-sens, de vivre l'enfer dès ici-bas sur terre, comme en témoignent malheureusement de nombreux événements dramatiques de l’expérience humaine personnelle et collective.

En ce Carême de l’année 2020, je voudrais donc étendre à tous les chrétiens ce que j'ai déjà écrit aux jeunes dans l'Exhortation Apostolique Christus vivit: « Regarde les bras ouverts du Christ crucifié, laisse-toi sauver encore et encore. Et quand tu t’approches pour confesser tes péchés, crois fermement en sa miséricorde qui te libère de la faute. Contemple son sang répandu avec tant d’amour et laisse-toi purifier par lui. Tu pourras ainsi renaître de nouveau » (n. 123). La Pâque de Jésus n'est pas un événement du passé : par la puissance de l'Esprit Saint, elle est toujours actuelle et nous permet de regarder et de toucher avec foi la chair du Christ chez tant de personnes souffrantes.

2. Urgence de la conversion

Il est salutaire de contempler plus profondément le Mystère pascal, grâce auquel la miséricorde de Dieu nous a été donnée. L'expérience de la miséricorde, en effet, n'est possible que dans un ‘‘face à face’’ avec le Seigneur crucifié et ressuscité « qui m'a aimé et s'est livré pour moi » (Ga 2, 20). Un dialogue cœur à cœur, d'ami à ami. C'est pourquoi la prière est si importante en ce temps de Carême. Avant d'être un devoir, elle exprime le besoin de correspondre à l'amour de Dieu qui nous précède et nous soutient toujours. En effet, le chrétien prie tout en ayant conscience d’être aimé malgré son indignité. La prière peut prendre différentes formes, mais ce qui compte vraiment aux yeux de Dieu, c'est qu'elle creuse en nous jusqu’à réussir à entamer la dureté de notre cœur, afin de le convertir toujours plus à lui et à sa volonté.

En ce temps favorable, laissons-nous donc conduire comme Israël dans le désert (cf. Os 2, 16), afin que nous puissions enfin entendre la voix de notre Époux, pour la faire résonner en nous avec plus de profondeur et de disponibilité. Plus nous nous laisserons impliquer par sa Parole, plus nous pourrons expérimenter sa miséricorde gratuite envers nous. Ne laissons donc pas passer ce temps de grâce en vain, dans l'illusion présomptueuse d'être nous-mêmes les maîtres du temps et des modes de notre conversion à lui.

3. La volonté passionnée de Dieu de dialoguer avec ses enfants

Le fait que le Seigneur nous offre, une fois de plus, un temps favorable pour notre conversion, ne doit jamais être tenu pour acquis. Cette nouvelle opportunité devrait éveiller en nous un sentiment de gratitude et nous secouer de notre torpeur. Malgré la présence, parfois dramatique, du mal dans nos vies ainsi que dans la vie de l'Église et du monde, cet espace offert pour un changement de cap exprime la volonté tenace de Dieu de ne pas interrompre le dialogue du salut avec nous. En Jésus crucifié, qu’il « a fait péché pour nous » (2Co 5, 21), cette volonté est arrivée au point de faire retomber tous nos péchés sur son Fils au point de « retourner Dieu contre lui-même », comme le dit le Pape Benoît XVI (cf. Enc. Deus caritas est, n. 12). En effet, Dieu aime aussi ses ennemis (cf. Mt 5, 43-48).

Le dialogue que Dieu par le Mystère pascal de son Fils veut établir avec chaque homme n'est pas comme celui attribué aux habitants d'Athènes, qui « n'avaient d'autre passe-temps que de dire ou écouter les dernières nouveautés » (Ac 17, 21). Ce genre de bavardage, dicté par une curiosité vide et superficielle, caractérise la mondanité de tous les temps et, de nos jours, il peut aussi se faufiler dans un usage trompeur des moyens de communication.

4. Une richesse à partager et non pas à accumuler seulement pour soi

Mettre le Mystère pascal au centre de la vie signifie éprouver de la compassion pour les plaies du Christ crucifié perceptibles chez les nombreuses victimes innocentes des guerres, dans les atteintes à la vie, depuis le sein maternel jusqu’au troisième âge, sous les innombrables formes de violence, de catastrophes environnementales, de distribution inégale des biens de la terre, de traite des êtres humains dans tous aspects et d’appât du gain effréné qui est une forme d'idolâtrie.

Aujourd'hui encore, il est important de faire appel aux hommes et aux femmes de bonne volonté pour qu'ils partagent leurs biens avec ceux qui en ont le plus besoin en faisant l'aumône, comme une forme de participation personnelle à la construction d'un monde plus équitable. Le partage dans la charité rend l'homme plus humain, alors que l'accumulation risque de l'abrutir, en l’enfermant dans son propre égoïsme. Nous pouvons et nous devons aller encore plus loin, compte tenu des dimensions structurelles de l'économie. C'est pourquoi, en ce Carême 2020, du 26 au 28 mars, j'ai convoqué à Assise de jeunes économistes, entrepreneurs et porteurs de changement, dans le but de contribuer à l’esquisse d’une économie plus juste et plus inclusive que l'actuelle. Comme le Magistère de l'Église l'a répété à plusieurs reprises, la politique est une forme éminente de charité (cf. Pie XI, Discours aux Membres de la Fédération Universitaire Catholique Italienne, 18 décembre 1927). Ainsi en sera-t-il de la gestion de l'économie, basée sur ce même esprit évangélique qui est l'esprit des Béatitudes.

J'invoque l'intercession de la Très-Sainte Vierge Marie pour ce Carême à venir, afin que nous accueillions l'appel à nous laisser réconcilier avec Dieu, pour fixer le regard du cœur sur le Mystère pascal et nous convertir à un dialogue ouvert et sincère avec Dieu. C'est ainsi que nous pourrons devenir ce que le Christ dit de ses disciples : sel de la terre e lumière du monde (cf. Mt 5, 13-14).

François

 

Drodzy bracia i siostry!

Również w tym roku Pan daje nam czas sprzyjający przygotowaniu się do świętowania z odnowionym sercem wielkiej tajemnicy śmierci i zmartwychwstania Jezusa. Jest ona  niezwykle ważna w życiu chrześcijańskim osobistym i wspólnotowym. Myślą i sercem musimy stale powracać do tej Tajemnicy. Bowiem wzrasta w nas ona nieustannie, na tyle, na ile dajemy się wciągnąć jej dynamizmem duchowym i przystajemy na nią, dając odpowiedź wolną i szczodrą.

1.     Tajemnica paschalna, podstawa nawrócenia

Radość chrześcijanina wypływa ze słuchania i przyjęcia Dobrej Nowiny o śmierci i zmartwychwstaniu Jezusa: kerygmy. Streszcza ona Tajemnicę tej miłości, która „jest tak realna, tak prawdziwa, tak konkretna, że ​​oferuje nam relację pełną szczerego i owocnego dialogu” (adhort. apost. Christus vivit, 117). Kto wierzy w tę wieść,  odrzuca kłamstwo, według którego nasze życie miałoby swe pochodzenie w nas samych, podczas gdy w rzeczywistości pochodzi ono z miłości Boga Ojca, z Jego woli, by dać życie w obfitości (por. J 10, 10). Jeśli natomiast słuchamy bałamutnego głosu „ojca kłamstwa” (por. J 8, 45), to narażamy się na pogrążenie w otchłani nonsensu, doświadczając piekła już na ziemi, jak o tym niestety świadczy wiele dramatycznych wydarzeń z doświadczenia ludzkiego osobistego i zbiorowego.

Dlatego w tym Wielkim Poście roku 2020 chciałbym przekazać każdemu chrześcijaninowi to, co już napisałem ludziom młodym w adhortacji apostolskiej Christus vivit: „Spójrz na rozpostarte ramiona ukrzyżowanego Chrystusa, pozwól się zbawiać zawsze na nowo. A kiedy idziesz wyznać swoje grzechy, mocno wierz w Jego miłosierdzie, które cię uwalnia na zawsze od wszelkiej winy. Kontempluj Jego krew przelaną z powodu tak wielkiej miłości i daj się przez nią oczyścić. W ten sposób możesz się nieustannie odradzać na nowo” (n. 123). Pascha Jezusa nie jest wydarzeniem z przeszłości: ze względu na moc Ducha Świętego jest zawsze aktualna i pozwala nam postrzegać i dotykać z wiarą ciała Chrystusa w wielu osobach cierpiących.

2.     Pilna potrzeba nawrócenia

Warto rozważyć dogłębniej Tajemnicę Paschalną, dzięki której została nam udzielona łaska Boża. Doświadczenie miłosierdzia jest bowiem możliwe tylko w kontakcie „twarzą w twarz” z ukrzyżowanym i zmartwychwstałym Panem, który „umiłował mnie i samego siebie wydał za mnie” (Ga 2, 20). Chodzi o dialog serca z sercem, przyjaciela z przyjacielem. Właśnie dlatego w okresie Wielkiego Postu tak ważna jest modlitwa. Jest ona nie tyle obowiązkiem, ile wyraża potrzebę odpowiadania na miłość Boga, która nas zawsze uprzedza i wspiera. Chrześcijanin modli się bowiem mając świadomość, że jest miłowany pomimo swej niegodności. Modlitwa może przybierać różne formy, ale w oczach Boga tak naprawdę liczy się to, że drąży nasze wnętrze doprowadzając do rozkruszenia zatwardziałości naszego serca, aby je coraz bardziej nawracać ku Niemu i ku Jego woli.

Zatem w tym szczególnie sprzyjającym okresie pozwólmy się wyprowadzić na pustynię, jak Izrael (por. Oz 2,16), abyśmy mogli w końcu posłuchać głosu naszego Oblubieńca, pozwalając mu rozbrzmiewać w nas z większą głębią i otwartością. Im bardziej damy się zaangażować Jego Słowu, tym bardziej uda się nam doświadczyć Jego bezinteresownego miłosierdzia względem nas. Nie pozwólmy zatem, aby ten czas łaski przeminął daremnie, w zarozumiałym złudzeniu, że to my jesteśmy panami czasów i sposobów naszego nawrócenia ku Niemu.

3.     Przejmująca wola Boga prowadzenia dialogu ze swoimi dziećmi

Nigdy nie można uznawać za pewnik tego, że Pan da nam po raz kolejny czas sprzyjający naszemu nawróceniu. Ta nowa szansa powinna wzbudzić w nas poczucie wdzięczności i otrząsnąć nas z odrętwienia. Pomimo niekiedy nawet dramatycznej obecności zła w naszym życiu, podobnie jak w życiu Kościoła i świata, ta przestrzeń, dana nam dla zmiany kursu, wyraża nieustępliwą wolę Boga, by nie zrywać z nami dialogu zbawienia. W ukrzyżowanym Jezusie, którego „Bóg dla nas grzechem uczynił” (2 Kor 5, 21), wola ta posunęła się tak daleko, że na Jego Syna spadły wszystkie nasze grzechy, aż po „zwrócenie się Boga przeciwko samemu sobie”, jak powiedział papież Benedykt XVI (Enc. Deus caritas est, 12). Istotnie Bóg miłuje także swoich nieprzyjaciół (por. Mt 5, 43-48).

Dialog, który Bóg chce nawiązać z każdym człowiekiem poprzez Tajemnicę Paschalną swego Syna, nie jest jak ten przypisywany  mieszkańcom Aten, którzy „poświęcali czas jedynie albo mówieniu o czymś, albo wysłuchiwaniu czegoś nowego” (Dz 17, 21). Tego rodzaju gadulstwo, podyktowane pustą i powierzchowną ciekawością jest cechą światowości wszystkich czasów, a w naszych czasach może również wniknąć w zwodnicze używanie środków społecznego przekazu.

4.     Bogactwo, którym trzeba się dzielić, a nie gromadzić tylko dla siebie

Postawienie w centrum życia Tajemnicy Paschalnej oznacza odczuwanie współczucia dla ran Chrystusa ukrzyżowanego, obecnych w wielu niewinnych ofiarach wojen, przemocy wobec życia, począwszy od tego, które ma się nie narodzić po osoby starsze, różnorodnych form przemocy, katastrof ekologicznych, nierównego podziału dóbr ziemi, handlu ludźmi we wszelkich jego formach i niepohamowanego pragnienia zysku, będącego formą bałwochwalstwa.

Także dzisiaj ważne jest wezwanie ludzi dobrej woli do dzielenia się swoimi dobrami z najbardziej potrzebującymi poprzez jałmużnę, jako formę osobistego uczestnictwa w budowaniu świata bardziej sprawiedliwego. Dzielenie się w miłości czyni człowieka bardziej ludzkim; gromadzenie grozi upodleniem go, zamknięciem w egoizmie. Możemy i musimy pójść jeszcze dalej, biorąc pod uwagę strukturalne wymiary gospodarki. Z tego powodu w okresie Wielkiego Postu roku 2020, w dniach 26–28 marca zwołałem do Asyżu młodych ekonomistów, przedsiębiorców i ludzi mających wpływ na zachodzące zmiany, aby przyczynić się do nakreślenia konturów gospodarki bardziej sprawiedliwej i sprzyjającej włączeniu społecznemu, niż obecna. Jak wielokrotnie powtarzało Magisterium Kościoła, polityka jest wybitną formą miłości (por. Pius XI, Discorso alla FUCI, 18 grudnia 1927 r.). To samo dotyczy zajmowania się gospodarką cechującą się tym samym duchem ewangelicznym, który jest duchem Błogosławieństw.

W nadchodzącym Wielkim Poście przyzywam wstawiennictwa Najświętszej Maryi Panny abyśmy przyjęli wezwanie do pojednania się z Bogiem, utkwili nasze spojrzenie serca na Tajemnicy Paschalnej i nawrócili się na otwarty i szczery dialog z Bogiem. W ten sposób będziemy mogli stać się tym, o czym Chrystus mówi w odniesieniu do swoich uczniów: solą ziemi i światłem świata (por. Mt 5, 13-14).

Franciszek

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 20:57
11 Février 2020-Notre Dame de Lourdes- Journée mondiale du Malade

Message du Pape François pour la XXVIIIe Journée Mondiale du Malade le 11 février 2020. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11,28).

 

Chers Frères et Soeurs

1. Les paroles que Jésus prononce : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28) indiquent le mystérieux chemin de la grâce qui se révèle aux simples et qui offre un soulagement à ceux qui peinent et qui sont fatigués. Ces mots expriment la solidarité du Fils de l’homme, Jésus-Christ, face à une humanité affligée et souffrante. Que de personnes souffrent dans leur corps et dans leur esprit ! Il appelle tous les hommes à aller vers lui, « venez à moi », et il leur promet soulagement et repos. « Quand Jésus dit cela, il a face à lui les personnes qu’il rencontre chaque jour sur les routes de Galilée : tant de gens simples, pauvres, malades, pécheurs, exclus par le poids de la loi et du système social oppressif… Ces personnes l’ont sans cesse poursuivi pour écouter sa parole – une parole qui donnait l’espérance » (Angélus, 6 juillet 2014).

En cette XXVIIIème Journée Mondiale du Malade, Jésus adresse son invitation aux malades et aux opprimés, aux pauvres qui savent bien qu’ils dépendent entièrement de Dieu et qui, blessés par le poids des épreuves, ont besoin de guérison. Jésus-Christ, n’impose pas de lois à ceux qui vivent l’angoisse de leur propre situation de fragilité, de douleur et de faiblesse, mais il offre sa miséricorde, c’est-à-dire sa personne qui les réconforte. Jésus regarde l’humanité blessée. Lui, il a des yeux qui voient, qui s’aperçoivent, car ils regardent en profondeur. Il ne s’agit pas d’un regard rapide et indifférent, mais qui s’attarde et accueille tout l’homme, tout homme, dans sa condition de santé, sans écarter personne, mais en invitant chacun à entrer dans sa vie pour faire une expérience de tendresse.

2. Pourquoi Jésus-Christ nourrit-il ces sentiments ? Parce qu’il s’est fait faible lui-même, faisant ainsi l’expérience de la souffrance humaine et recevant à son tour le réconfort du Père. De fait, seul celui qui fait personnellement cette expérience saura être un réconfort pour l’autre. Il existe diverses formes graves de souffrance : les maladies incurables et chroniques, les pathologies psychiques, celles qui nécessitent de la rééducation ou des soins palliatifs, les divers handicaps, les maladies de l’enfance et de la vieillesse… Dans ces circonstances, on ressent parfois un manque d’humanité et il apparaît alors nécessaire de personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus seulement en soignant mais aussi en prenant soin, pour une guérison humaine intégrale. Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme, de l’amour. En outre, aux côtés du malade, il y a une famille qui souffre et qui demande, elle aussi, réconfort et proximité.

3. Chers frères et sœurs malades, la maladie vous place d’une façon toute particulière parmi ceux qui sont « fatigués et opprimés », ceux qui attirent le regard et le cœur de Jésus. C’est de là que vient la lumière pour vos moments d’obscurité, l’espérance pour votre réconfort. Il vous invite à aller à lui : « Venez ». En lui, en effet, les inquiétudes et les interrogations qui surgissent en vous, dans cette “ nuit ” du corps et de l’esprit, trouveront de la force pour être traversées. Certes, le Christ ne nous  a pas donné de recettes, mais, par sa passion, sa mort et sa résurrection, il nous libère de l’oppression du mal.

Dans votre condition, vous avez certainement besoin d’un lieu pour vous réconforter. L’Église veut être toujours davantage et toujours mieux l’“ auberge ” du bon Samaritain qu’est le Christ (cf. Lc 10, 34), à savoir la maison où vous pouvez trouver sa grâce, qui s’exprime par la familiarité, l’accueil, le soulagement. Dans cette maison, vous pourrez rencontrer des personnes qui, guéries par la miséricorde de Dieu dans leur fragilité, sauront vous aider à porter la croix en faisant de leurs propres blessures des ouvertures par lesquelles regarder l’horizon au-delà de la maladie et recevoir la lumière et l’air pour votre vie.

C’est dans cette œuvre de réconfort envers les frères malades que se situe le service du personnel de santé, médecin, infirmiers, agents sanitaires et administratifs, aides-soignants et volontaires qui, par leur compétence, agissent en faisant sentir la présence du Christ, qui offre sa consolation et se charge de la personne malade en soignant ses blessures. Mais, eux aussi, sont des hommes et des femmes, avec leurs fragilités et leurs maladies. Pour eux, en particulier, s’applique ce propos selon lequel « une fois que nous avons reçu le repos et le réconfort du Christ, nous sommes appelés à notre tour à devenir repos et réconfort pour nos frères, avec une attitude douce et humble, à l’imitation du Maître » (Angélus, 6 juillet 2014).

4. Chers agents du monde de la santé, toute intervention diagnostique, préventive, thérapeutique, de recherche, de soin et de rééducation, s’adresse à la personne malade, où le substantif “ personne ” prime toujours sur l’adjectif “ malade ”. Par conséquent, votre action doit tendre constamment à la dignité et à la vie de la personne, sans jamais céder à des actes de nature euthanasiste, de suicide assisté ou de suppression de la vie, pas même quand le stade de la maladie est irréversible.

Dans l’expérience de la limite et même de l’échec possible de la science médicale face à des cas cliniques toujours plus problématiques et à des diagnostics funestes, vous êtes appelés à vous ouvrir à la dimension transcendante, qui peut vous offrir le sens plénier de votre profession. Rappelons que la vie est sacrée, qu’elle appartient à Dieu et, par conséquent, qu’elle est inviolable et qu’on ne peut en disposer (cf. Instr. Donum vitae, n. 5 ; Enc. Evangelium vitae, n. 29-53). La vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la naissance à la mort : c’est à la fois une exigence tant de la raison que de la foi en Dieu auteur de la vie. Dans certains cas, l’objection de conscience est pour vous le choix nécessaire pour rester cohérents au “ oui ” à la vie et à la personne. En tout cas, votre professionnalisme, animé par la charité chrétienne, sera le meilleur service rendu au vrai droit humain : le droit à la vie. Quand vous ne pouvez pas guérir, vous pouvez toujours soigner grâce à des gestes et à des procédures qui apportent soulagement et réconfort au malade.

Hélas, dans certains contextes de guerre et de conflit violent, le personnel de santé et les structures qui s’occupent de l’accueil et de l’assistance des malades sont pris pour cibles. Dans certaines zones, le pouvoir politique aussi prétend manipuler l’assistance médicale en sa faveur, limitant la juste autonomie de la profession sanitaire. En réalité, attaquer ceux qui se consacrent au service des membres souffrants du corps social ne profite à personne.

5. En cette XXVIIIème Journée Mondiale du Malade, je pense aux nombreux frères et sœurs qui, dans le monde entier, n’ont pas la possibilité d’accéder aux soins, parce qu’ils vivent dans la pauvreté. Je m’adresse donc aux institutions sanitaires et aux Gouvernants de tous les pays du monde, afin qu’ils ne négligent pas la justice sociale au profit de l’aspect économique. Je souhaite qu’en conjuguant les principes de solidarité et de subsidiarité, il soit possible de coopérer pour que tous aient accès aux soins appropriés pour sauvegarder et retrouver la santé. Je remercie de tout cœur les volontaires qui se mettent au service des malades, en allant souvent suppléer les carences structurelles et en reflétant, par des gestes de tendresse et de proximité, l’image du Christ bon Samaritain.

Je confie à la Vierge Marie, Santé des malades, toutes les personnes qui portent le poids de la maladie, avec leurs familles, ainsi que tous les personnels de santé. Je vous assure que je suis proche de vous tous dans la prière et je vous envoie de grand cœur la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 3 janvier 2020, Mémoire du Saint Nom de Jésus.

François

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  • : Congrégation vouée au service des malades,fondée en Pologne en 1881.Diffuse en permanence L'apostolat dans différents pays.
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Centre de soins infirmiers

      
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