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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 23:47


Pascal est mon nom de baptême car je suis né le jour de Pâque de l'année 1965. C'était à Cavaillon, ville française du Vaucluse, d'une famille ancrée dans la plaine du nord du Luberon entre Apt, Bonnieux et Gordes depuis au moins le XVIe siècle. Quasiment tous mes ancêtres furent agriculteurs dans cette région, soit comme ouvriers soit comme propriétaires. Mes deux grands-pères l'étaient encore, mais l'un mourut très tôt après la naissance de mon père et l'autre préféra la boucherie en ville.
C'est comme cela que je grandis à Marseille, développant une identité d'urbain amoureux de la garrigue, de la cueillette des champignons, des cerises et des olives. J'ai bénéficié ainsi à la fois des faveurs d'un terroir et de l'ouverture interculturelle d'une ville cosmopolite. Mon grand-père pouvait me parler un patois provençal quand mes amis du collège me racontaient la Corse, l'Algérie ou l'Arménie.
Je fis assez naturellement des études d'agriculture dans une école supérieure tenue par les Jésuites à Toulouse.
Je rentrai chez les frères capucins après mon service militaire en Allemagne, ayant discerné ma vocation grâce aux exercices de Saint Ignace. Avant les Jésuites et leur capacité à faire grandir l'intelligence d'une foi personnelle, j'avais connu les Capucins à leur couvent de la Blancarde, annexe de l'aumônerie du Lycée Saint Charles de Marseille qui avait la chance d'inclure un collège : presque sept ans de bain franciscain, avec une catéchèse très dynamique et des parents d'élèves engagés (pas les miens…). Des camps de marche nous menaient en Alsace, en Suisse et, bien sûr, à Assise.
La formation et la vie chez les frères m'ont permis d'approfondir un goût pour l'oraison, pour la rencontre de l'étranger et pour le travail d'accompagnement éducatif et socio-professionnel. En dehors des moments de formation personnelle ou de chômage, dans les fraternités que j'ai fréquentées jusqu'à présent, j'ai toujours exercé un métier : déménageur puis enseignant à Saint Étienne, animateur de quartier puis accompagnateur en insertion professionnelle à Montpellier, puis à Villeneuve-Saint-Georges (banlieue parisienne). Mon dernier poste, parisien, consistait à faciliter le travail du Conseil Consultatif Régional des Personnes Accompagnées en tant que secrétaire. Cet organe de représentation des personnes de la rue et des foyers d'hébergement social auprès des pouvoirs publics et des administrations est animé par l'Armée du Salut en Île-de-France.
J'ai été appelé par mes frères en Algérie depuis 2015. C'est assez naturellement que j'ai répondu « oui » : j'ai toujours eu l'impression d'être en mission dans les quartiers où nous habitions, où les Français dits « de souche » étaient souvent minoritaires. J'ai aussi été appelé à faire partie du Comité Interreligieux de la Famille Franciscaine, organe national de rencontre et de militance pour la paix, aujourd'hui dissous par la volonté des supérieurs majeurs des branches. Nous étions quatre membres de la Famille Franciscaine (deux frères, une religieuse et une laïque) aux côtés de deux musulmans, deux bouddhistes, un juif et un sikh.
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Le temps d'attente du visa (18 mois environ) et Pôle Emploi m'ont permis de faire une année de licence d'arabe à l'INALCO (Langues orientales) à Paris tout en cherchant du travail comme expatrié en Algérie. Mon espérance s'est ainsi nourrie d'un présent riche de rencontres et de découvertes.
C'est l'année de mes 25 ans d'engagement religieux que j'ai le privilège de rejoindre l’Église d'Oran. C'est un beau cadeau pour cet anniversaire.
J'aime et pratique la guitare folk et le chant, la calligraphie arabe et le jardinage. Je suis fan de romans policiers (Andrea Camilleri, Fred Vargas, Arnaldur Indridason, Manuel Vasquez Montalban), de whisky de garde et de musiques du monde.
Merci de m'accueillir dans ce pays et cette Église que j'aime déjà fort.
A bientôt vous rencontrer, chez vous, chez nous, ou ailleurs !
Pascal AUDE, Tiaret,
septembre 2017

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 20:53
St. Jean -Marie Vianney- patron de tous les curés le 4 août

St. Jean -Marie Vianney- patron de tous les curés le 4 août

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 22:06
odnowiony grob rodzinny J.Babinskiego

odnowiony grob rodzinny J.Babinskiego

zdj. S.Lidia

zdj. S.Lidia

Życiorys

Urodził się jako syn polskich emigrantów, którzy trafili do Francji w 1848 roku: Aleksandra Babińskiego (1823/1824–1899) i Henryki z Warenów (1819–1897). Miał brata Henryka (1855–1931).

Uczęszczał do polskiej szkoły średniej w Batignolles pod Paryżem, w 1879 roku ukończył Wydział Lekarski Uniwersytetu Paryskiego. Po studiach jako intern (intèrne des hôpitaux) uczył się anatomopatologii (u André-Victora Cornila), fizjologii, histologii, interny (u Jules’a Bucquoya) i neurologii (u Alfreda Vulpiana). W tym czasie zaprzyjaźnił się z innymi internami: Darierem, Guignardem, Suchardem i Vaquezem[2].

Doktorem medycyny został w 1885 roku po przedstawieniu pracy poświęconej związkom anatomiczno-klinicznym w stwardnieniu rozsianym[3]. W tym samym roku Józef i jego brat zmienili zapis imion na francusko brzmiące: Joseph i Henri. Rodzina Babińskich przeniosła się też na Rue Bonaparte w 6. dzielnicy.

W 1884 roku zwolniło się stanowisko pierwszego asystenta (chef de clinique) w Pitié-Salpêtrière Hospital, w tym samym czasie rozstrzygano konkurs o złoty medal dla najlepszego interna paryskich szpitali. Jean-Martin Charcot przystał na propozycję Joffroya, by z dwóch starających się o stanowisko kandydatów (Babińskiego i Richardiera) przyjąć tego, który nie zdobędzie złotego medalu. Ponieważ złoty medal przyznano Richardierowi, Babiński został w 1885 asystentem Charcota.

W 1890 roku zdał egzamin konkursowy na stopień ordynatora szpitali paryskich (médicin des hôpitaux de Paris). Z powodu intryg innych asystentów zmarłego w 1893 Charcota (m.in. Charlesa-Josepha Boucharda) nie udało mu się zrobić dalszej kariery w środowisku akademickim.

W 1894 został ordynatorem małego oddziału w szpitalu w Porte d’Aubervilliers. Rok później został ordynatorem szpitala de la Pitié (Hôpital de la Pitié) w Paryżu, na którym to stanowisku pozostał do 1922. 31 grudnia tego roku osiągnął wiek, w którym na mocy wówczas obowiązujących przepisów musiał zaprzestać praktyki. Jednak dzięki pomocy przyjaciela, Henri Vaqueza, miał możliwość praktyki prywatnej przez kilka następnych lat.

W 1887 został członkiem Paryskiego Towarzystwa Biologicznego. Od 1914 członek francuskiej Akademii Medycyny. Współzałożyciel (w 1899 roku) Francuskiego Towarzystwa Neurologicznego, od 1907 jego przewodniczący. W 1924 został członkiem honorowym American Neurological Association i w 1925, Royal Society of Medicine.

W 1925 został profesorem honorowym Uniwersytetu Wileńskiego.

W ostatnich latach życia cierpiał, podobnie jak jego ojciec, na chorobę Parkinsona. Zmarł 29 października 1932 roku w Paryżu. Pochowany jest w grobie rodzinnym na cmentarzu w Montmorency.

Biografię Babińskiego napisał w 1965 Eufemiusz Herman. Szkicowi biograficznemu towarzyszyły przetłumaczone na polski jego najważniejsze prace[4]. W 2008 Oxford University Press wydało biografię w języku angielskim, autorstwa Jacques'a Philippona i Jacques'a Poiriera[5].

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 23:05
Qui était Jacinta Marto, la petite bergère qui a vu la Vierge à Fatima ?
Qui était Jacinta Marto, la petite bergère qui a vu la Vierge à Fatima ?

Après un premier volet sur Francisco, qui avait vocation à prier et consoler le Seigneur et la Vierge Marie des péchés des hommes, Aleteia vous propose de partir à la découverte de Jacinta, sa petite sœur, dont l’unique préoccupation était de convertir les pécheurs et de préserver les âmes de l’enfer. Si Lucie, sa cousine, parlait avec la Vierge lors des apparitions, si Francisco voyait tout mais n’entendait rien, Jacinta, elle, ne parlait pas mais voyait et entendait tout.

Jacinta, sa vocation

Jacinta était la petite dernière de la fratrie Marto, née deux ans après son frère, Francisco. En 1917, comme son frère, elle ne savait pas lire, et comme lui elle n’avait pas encore fait sa première communion. D’après sa cousine, Lucie, c’était une petite fille vive et joyeuse, qui avait le cœur sur la main. Très sensible, elle était également un peu boudeuse et un rien suffisait pour la contrarier. Mais comme Francisco, elle avait cette sérénité spirituelle qu’elle devait au climat de grande foi qui régnait dans leur famille. Dans toutes ses actions semblait transparaître la présence de Dieu et de la Vierge. Jusque dans les montagnes, à l’abri des regards, où elle prenait un grand plaisir, avec son frère, à faire retenir leurs noms. Il lui arrivait même de réciter en entier l’Ave Maria, prenant bien soin à ce que l’écho de chaque mot sorte parfaitement audible. Et c’est à elle, affirmera plus tard Lucia, que la Sainte Vierge a transmis « plus grande abondance de grâces » et « meilleure connaissance de Dieu et de la vertu ». Le portrait que Lucia fait de sa cousine est celui des « purs de cœur », rapporte le site italien de référence des saints et bienheureux santiebeati.be. Ses yeux parlaient de Dieu, et elle était insatiable en matière de « sacrifices et mortifications ».

Comme Francisco, elle avait bien imprimée dans son cœur la recommandation que leur avait faite la Vierge, à sa quatrième apparition (il y en eut six en tout) : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles ». Dès le début des apparitions, elle prit l’habitude de donner ses goûters aux pauvres et de manger à la place des racines et des fruits sauvages pour calmer sa faim. « Comme ça se convertiront plus de pécheurs », disait-elle à chaque fois qu’elle se privait de boire ou de manger ou subissait des moqueries et des mauvais traitements. Et, elle répétait toujours : « J’aime tellement le Seigneur et la Vierge Marie que je ne me lasse pas de leur dire que je les aime ». Et fredonnait sans cesse : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l’enfer ». Comme chez Francisco et Lucia, la promesse de la Vierge résonnait sans cesse en elle : « Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort ».

Le « miracle » du cercueil

Comme Francisco, Jacinta ne vécut pas longtemps. Elle attrapa en même temps que lui la grippe espagnole en 1918, mais mourut un an après lui, au bout de longs mois d’agonie. Pendant cette période, la Vierge lui apparut trois fois : « Oh, Maman !… Vous ne voyez pas là Notre-Dame de la Cova da Iria ? », s’était-elle exclamée un jour. Elle mourra toute seule le 20 février 1920, comme le leur avait prédit la Vierge, dans une vision : « Notre-Dame nous a dit qu’elle viendrait, dans très peu de temps, chercher François pour l’emmener au Ciel. À moi, elle m’a demandé si je voulais encore convertir davantage de pécheurs. Je lui ai dit que oui », rapportera plus tard sa cousine avec émotion (fatima.be). Ce n’était pas pour la faire guérir mais pour souffrir davantage « en réparation des offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie ». Jacinta est morte toute seule mais n’a pas eu peur car la Vierge lui avait promis de venir la « chercher pour aller au Ciel ».

Le cercueil de la petite voyante fut déposé dans l’église des Anges. Et fait étrange, trois jours après son décès, raconte-t-on, son corps dégageait une odeur de fleurs variées, absolument surprenante pour avoir été laissé à l’air libre et après une telle maladie au caractère purulent. Personne ne se l’expliquait. Et ses lèvres et ses joues étaient d’une belle couleur rosée, comme si la petite fille était encore vivante.

Le 12 septembre 1935, sa dépouille fut transférée de Vila Nova de Ourém à Fatima. Lorsqu’on ouvrit le cercueil, l’assistance put constater que le visage de la voyante était resté intact. Même chose lors de l’exhumation définitive dans la basilique, le 1er mai 1951. Une photo du visage de Jacinta fut envoyée à Lucia qui l’envoya à son tour à l’évêque de Leiria, Mgr José Alves Correia, lui faisant part dans une lettre de son désir qu’un jour le Seigneur veuille bien lui donner « l’auréole des saints, pour la plus grande gloire de la Sainte Vierge ». Suite à cette lettre, l’évêque portugais demandera à Lucia d’écrire tout ce qu’elle savait de la vie de Jacinta. Ces écrits constitueront le premier des six  « Mémoires de sœur Lucie », paru en 1935.

Sa récompense sur terre

17 ans après le pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, en mai 2000, au cours duquel Jacinta fut béatifiée avec son frère Francisco (48 ans après l’ouverture du procès), le pape François revient sur les lieux pour célébrer le centenaire des apparitions et proclamer, le 13 mai prochain, leur canonisation, qui fera d’eux les premiers enfants frère et sœur non martyrs à devenir saints ensemble. Le premier miracle obtenu par leur intercession et retenu pour leur béatification, était la guérison, le 25 mars 1987, de María Emilia Santos, de Leiria (Portugal), paraplégique, suite à une neuvaine récitée lors d’une retraite pour les malades, à Fatima. Le deuxième miracle retenu pour leur canonisation est la guérison d’un bébé portugais, vivant en Suisse, Felipe Moura Marques, diabétique de naissance (diabète 1) et déclaré « incurable ».

Lucia os Santos, leur cousine, pourrait, elle aussi, être béatifiée puis canonisée, mais son décès est récent (2005). L’enquête diocésaine pour sa béatification a été clôturée solennellement le 13 février dernier.

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 22:52
13.5.2017 le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima.

Qui était Francisco Marto, le petit berger qui a vu la Vierge à Fatima ?

 
 
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Le 13 mai prochain, le pape François sera au Portugal pour le centenaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima. À cette occasion seront canonisés deux des trois enfants qui y ont vu la Sainte Vierge en 1917 : Francisco et Jacinta Marto.

Nous sommes en 1917, l’Europe est en pleine guerre. Les trois petits bergers – Francisco, Jacinta et Lucia — font paître leur troupeau dans la Cova da Iria (« Anse d’Irène »), à environ 2 kilomètres de Fatima, lorsqu’une « Dame plus resplendissante que le soleil » leur apparaît, tenant dans ses mains un chapelet tout blanc. Par trois fois, avant cette première apparition (sur six), un ange était venu les avertir, leur prédisant « un événement de grâce divine » et les invitant à offrir « prières et sacrifices en guise de réparation pour les péchés des hommes ». Une vision qui restera gravée dans leurs cœurs et dont ils ne parleront à quiconque, si ce n’est Lucia, leur cousine, bien plus tard.

Qui sont les deux jeunes enfants que le pape François canonisera le 13 mai prochain, lors de son pèlerinage à Fatima ? Aleteia vous propose de commencer par la découverte de Francisco, dont beaucoup de témoins affirment avoir reçu des « dons de grâce » après lui avoir demandé de prier pour eux. En attendant le deuxième volet de la série, consacré à Jacinta.

Francisco, sa vocation

Francisco était le dixième d’une fratrie de onze enfants. Il était d’une « obéissance exemplaire » confièrent ses parents Olimpia et Manuel Marto. Un enfant « patient, doux et réservé, enclin à la contemplation ». Dans le jeu, il acceptait gentiment la défaite, et même s’il gagnait et ses camarades s’obstinaient à lui ravir sa victoire, il se pliait sans broncher. Il avait également une tendance à l’isolement et ne se préoccupait pas si les autres tendaient à le laisser un peu à l’écart. Selon divers témoins, il aimait le silence et ne cherchait jamais la bagarre. Le petit berger adorait la nature, la poésie et la musique, et avait un grand cœur.

 

La Vierge Marie, lors de sa première apparition, le 13 mai 1917, lui prédit qu’il irait bientôt au ciel, mais qu’avant il devait réciter beaucoup de chapelets. Ce que je le jeune Francisco fit jusqu’à sa mort, le 4 avril 1919, emporté par une grippe espagnole, qu’il accueillit comme « un don immense » pour consoler le Christ — »si triste à cause de tant de péchés « , disait-il — pour racheter les péchés des âmes et gagner le paradis », rapportent les biographes. Le site de référence des apparitions de Fatima en Belgique, Fatima.berapporte le récit de personnes présents durant ses derniers jours :

« Un jour, deux dames s’entretenaient avec lui, et l’interrogeaient au sujet de la carrière qu’il voudrait suivre quand il serait grand:
— Tu veux être charpentier ? dit l’une d’elles ;
Non, madame, répondait l’enfant.
— Tu veux être militaire ? dit l’autre dame ;
Non, madame.
— Tu ne désirerais pas être médecin ? ;
Non plus.
— Moi je sais bien ce que tu voudrais être… Être prêtre ! Dire la messe, confesser, prêcher… N’est-ce pas vrai ? ;
Non madame, je ne veux pas être prêtre.
— Alors que veux-tu être ? ;
Je ne veux rien ! Je veux mourir, et aller au Ciel !  »

« C’était là une vraie décision », confia Antonio, le père de Francisco. Deux jours avant sa mort, Francisco demanda à faire sa première communion et confia à sa petite sœur Jacinta : « Aujourd’hui je suis plus heureux que toi, parce que j’ai Jésus dans mon cœur ! ». Le 10 au soir, avant d’expirer, il dira à sa maman : »Regarde maman, cette belle lumière, là près de la porte ! Maintenant je ne la vois plus ! », dans un beau sourire angélique, sans souffrance ni gémissement. Le jeune garçon n’avait pas encore 11 ans ! La Mère de Jésus le lui avait promis. Elle serait venue s’il priait beaucoup de chapelets. « Il en priait neuf par jour et avait fait des sacrifices héroïques », pour éviter les péchés. Et quand il n’eut plus la force de les réciter — « Oh, maman ! Je n’ai plus la force de dire le chapelet, et les Ave Maria que je dis, je les dis avec tellement de vide ! », disait-il — sa maman consola son âme plein d’amertume en lui disant : « Si tu ne peux réciter le chapelet avec les lèvres, lui disait sa mère, récite-le avec le cœur. Notre-Dame l’entend aussi bien ; elle en est aussi contente ! ».

La dépouille de Francisco restera dans le cimetière paroissial jusqu’au 13 mars 1952, date à laquelle elle fut transférée dans la chapelle à droite du Grand Autel de la basilique Notre-Dame du Rosaire à Fatima. Juste en face de la dépouille de sa petite sœur, déposée le 1er mai 1951, soit un an auparavant. À leurs côtés, la dépouille de leur cousine, sœur Lucia, déposée le 19 février 2006.

Les humiliations de Francisco

Que d’humiliations subies par ce petit garçon, lorsque la nouvelle de la première apparition de la Vierge s’ébruita dans le village d’Aljustrel où il vivait avec sa famille. À l’école, on se moquait de lui, jusqu’à son propre maître qui ne croyait pas en Dieu et le traitait de « faux voyant ». Mais Francisco ne se plaignait jamais, supportait tous les affronts verbaux et physiques sans rien dire, au point que ses parents n’en surent jamais rien. « Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort », avait prévenu la Vierge Marie aux trois pastoureaux.

© Public domain
Les trois pastoureaux de Fatima © Public domain

Sa récompense sur Terre

17 ans après le pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, en mai 2000, au cours duquel Francisco fut béatifié avec sa sœur Jacinta (48 ans après l’ouverture du procès), le pape François revient sur les lieux pour célébrer le centenaire des apparitions et proclamer, le 13 mai prochain, leur canonisation, qui fera d’eux les premiers enfants, frère et sœur,  non-martyrs, à devenir saints ensemble, et ouvrira la voie à la béatification d’autres enfants morts si jeunes en « odeur de sainteté ». Le premier miracle obtenu par leur intercession et retenu pour leur béatification, était la guérison, le 25 mars 1987, de María Emilia Santos, de Leiria (Portugal), paraplégique, suite à une neuvaine récitée lors d’une retraite pour les malades, à Fatima. Le deuxième miracle retenu pour leur canonisation est la guérison d’un bébé portugais mais vivant en Suisse, Felipe Moura Marques, diabétique de naissance (diabète 1) et déclaré « incurable »

Lucie, leur cousine, qui fut aussi témoin des apparitions, pourrait elle aussi être béatifiée puis canonisée, mais son décès est récent (2005). L’enquête diocésaine pour sa béatification a été clôturée solennellement le 13 février dernier.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 21:36
Jacques Fesch © AFP PHOTO / STF

Jacques Fesch © AFP PHOTO / STF

En octobre 1957, Jacques Fesch était guillotiné pour la mort d’un policier. Sa conversion en prison avait été foudroyante. Soixante ans après sa mort, son fils Gérard livre un témoignage sur la rédemption, la famille, la miséricorde…

Aleteia : La trajectoire tragique de votre père est bien connue de nos lecteurs. La découverte inédite de votre filiation l’est moins, pouvez-vous y revenir ?
Gérard Fesch : Depuis ma plus tendre enfance j’ai toujours éprouvé le besoin de connaître mes origines ayant été confié à l’assistance publique dès ma naissance. Comme une impossibilité de vivre sans. J’ai tout imaginé et souvent le pire. Je recherchais essentiellement ma mère. Au fond de moi, je pensais que mon père était mort à la guerre. Je ne le reverrais donc jamais. Une sorte de certitude inexplicable.

En 1994, je découvre brutalement mon père à l’âge de 40 ans, en lisant un article qui lui était consacré dans un magazine. Une série de coïncidences me laisse penser qu’il s’agit de mon père. Sur la photo que j’ai devant les yeux il a 24 ans. Quelle drôle de sensation ! Pas simple et en plus c’est un criminel, un guillotiné. Les images se bousculent, l’impact sur mon existence et celle de ma famille sont bien réelles et me déstabilisent.

Je découvre un père assassin mais ce qui me frappe avant tout ce sont ses écrits. Ce parcours exceptionnel. Et puis cet homme se soucie de mon existence… La veille de son exécution il formule des volontés à mon encontre. Je prends alors conscience de la grandeur d’âme de cet homme, mon père. Le seul qui se soit réellement penché sur mon sort d’enfant abandonné.

Vous avez déclaré récemment « être fier de [vous] appeler Fesch », tout comme vos trois enfants qui ont également adopté ce nom. De quoi est faite cette fierté ?
En effet, à partir de l’instant où j’ai « fait la rencontre » de mon père, je n’ai eu de cesse d’obtenir que ses dernières volontés soient respectées. Qu’un désir : porter le nom qui est le sien.  Honorer ce nom et en être fier. Donner enfin une véritable identité, un nom à mes enfants, un nom qui ait du sens. Aujourd’hui, mes trois enfants sont, comme moi, fiers de s’appeler ainsi. Un nom qui certes est entaché de sang mais un nom qui, soixante ans plus tard, indique que tout homme est capable de rebondir, de se transformer, de devenir meilleur. Quel bel exemple de rédemption !

Gérard Fesch © JOEL ROBINE / AFP

Gérard Fesch © JOEL ROBINE / AFP

La conversion de votre père a été radicale, son journal de prison a bouleversé des générations de lecteurs, avez-vous vraiment la conviction d’être le fils d’un saint ?
J’ignore si je suis le fils d’un saint. L’impact des écrits de Jacques Fesch résonne si fortement auprès de nombreuses personnes dont je reçois les témoignages que je me sens investi d’une mission, d’un devoir. Son œuvre et son exemple ne doivent pas sombrer dans l’oubli. Il n’est pas mort en vain, il nous délivre un message, une force de vie. Ce n’est pas l’assassin que l’on a guillotiné, peut-être pas le saint non plus, mais en tout cas un homme transformé.

Où en est le procès de béatification ?
Le procès en béatification suit son cours. Les documents et témoignages en sa faveur s’amoncellent mais le chemin est sans doute encore long. Un miracle doit être attribué à Jacques Fesch pour qu’il soit béatifié. Mgr Lustiger disait que j’étais ce miracle. Je suis persuadé que la force de Jacques Fesch, sa grandeur d’âme donneront naissance à un événement exceptionnel. Miracle ? Les témoignages que je reçois sont nombreux. Il a déjà tant apporté à ce jour. Il y a peu de temps des religieux mexicains me demandaient de leur envoyer une relique de Jacques Fesch, d’autres prient pour moi, d’autres me disent la joie, le bonheur qu’ils ont de connaître Jacques Fesch.

Vous avez initié une nouvelle démarche, une requête en réhabilitation. Pourquoi ?
L’Église a de bonnes raisons de vouloir béatifier Jacques Fesch. Je ne peux que respecter cette demande. Mais parallèlement, voici les motivations profondes qui me poussent à demander la réhabilitation d’un homme condamné à mort qui n’est autre que mon père.

Il a tué un gardien de la paix et cela est incontestable. Méritait-il la guillotine ? Je l’ignore. Ce que je sais c’est qu’il fut jugé au cours d’un procès certes retentissant mais lamentable, bâclé, tronqué. Une condamnation à mort décidée par avance. Jacques Fesch devait servir d’exemple. On ne peut pas aujourd’hui refaire son procès mais il me semble important de dire jusqu’où la justice de l’époque pouvait aller afin d’obtenir une tête.

Votre livre est poignant et rend toute la profondeur de votre quête du père — votre « Lettre à mon père » particulièrement. Que diriez-vous à ceux qui aujourd’hui s’acharnent à briser les familles sans se soucier des enfants ?
Tous les pères ne sont pas à la fois criminel, écrivain et peut-être saint… Ce père, quoi qu’il ait commis, avait laissé la preuve de son amour et de son désir de paternité. Cette simple lettre de reconnaissance qu’il m’adressa a participé à ma reconstruction et m’a peut-être permis de survivre à une maladie dont le diagnostic s’avérait sans appel. Tout en recherchant mes origines, j’ai exercé le métier de musicien en tant que trompettiste, ignorant que mon père avant moi jouait également de la trompette. La direction que prend notre société n’est pas sereine, loin de là. Jacques Fesch a été exécuté pour l’exemple. Qu’est devenu cet exemple ? Quel chemin avons-nous parcouru depuis sa mort ? Si la question sur la peine de mort était, par référendum, posée, je ne voudrais pas préjuger de la réponse.

Quant aux familles, elles sont aujourd’hui trop nombreuses à être désunies. L’enfant est trop souvent et injustement oublié. Ce qui me paraît essentiel, primordial c’est de préserver son équilibre, son bonheur. La vérité sur ses origines ne doit jamais lui être cachée. Retrouvons un peu d’humanité et préservons cette chose qui toute ma vie m’a manqué, l’appartenance à une famille, à un passé aussi douloureux soit-il. Le parcours, l’histoire de mon géniteur aussi tragique soit-elle, cette revendication de paternité a donné un sens à ma vie. J’appartiens aujourd’hui à une famille et je mesure combien cette valeur est importante.

Propos recueillis par Thomas Renaud.

Fils d’assassin, fils de saint de Gérard Fesch. Lemieux Éditeur. Sortie prévue le 15 avril 2017. 19 euros.

Fils d’assassin, fils de saint de Gérard Fesch. Lemieux Éditeur. Sortie prévue le 15 avril 2017. 19 euros.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 21:02
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 20:39
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 15:28
La bienheureuse Elisabeth de la Trinité bientôt canonisée !

Cela faisait longtemps que le diocèse de Dijon et le Carmel de France attendaient cette nouvelle : la bienheureuse Elisabeth de la Trinité sera bientôt officiellement Sainte !

La Congrégation pour la cause des saints a en effet promulgué ce matin un décret reconnaissant le miracle attribué à la bienheureuse Elisabeth. C’est au cours d’un prochain consistoire que le pape annoncera qu’il décide de canoniser Elisabeth et fixera la date.

Elisabeth Catez (1880-1906), fille d’officier, tempérament fougueux, nature généreuse et droite saura vaincre son « terrible caractère » par amour pour Jésus.

Amie chaleureuse et pianiste accomplie, elle quitte tout pour entrer au Carmel de Dijon à 21 ans.

Son nouveau nom l’enchante : Elisabeth de la Trinité se livre sans réserve au Christ qu’elle rencontre au plus profond de son cœur. Elle partage à ses amis et à ses sœurs la merveilleuse découverte : tous appelés, tous aimés, tous habités par la Présence du Dieu tout amour.

Consumée par la maladie d’Addison, elle en accueille sereinement les terribles souffrances comme une identification au Christ crucifié et meurt à 26 ans le 9 novembre 1906 : « Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie ». Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II le 25 novembre 1984.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 15:49
VINGT ANS APRÈS LA MORT DE MGR PIERRE CLAVERIE

Le 1er août 2016, cela fera 20 ans que Mgr Pierre Claverie était assassiné. En 2006, le diocèse d’Oran avait organisé une journée à sa mémoire, avec plusieurs témoignages de personnes l’ayant bien connu. En 2016, le diocèse organisera, le vendredi 13 mai, après la célébration de Pentecôte, et le samedi 14 mai, au Centre Pierre Claverie, un colloque dont le thème sera : « Vingt ans après sa mort, quelle est l’actualité de la pensée de Pierre Claverie ? » C’est pourquoi, le Lien se propose de publier quelques-uns de ses textes… Celui qui suit est extrait du Missel des Dimanches de 1996. Il en constituait la préface. Il a donc été écrit quelques mois avant sa mort et a été médité par des dizaines de milliers de chrétiens, lecteurs de ce Missel. Bernard Janicot

À la rencontre des religions : La foi est un dialogue. Quoi de plus nécessaire et de plus urgent aujourd’hui que de créer des lieux où l’on apprend à se regarder, à s’accueillir, à collaborer, à mettre en commun les héritages culturels qui font la grandeur de chacun. Le pluralisme est un défi majeur de notre temps. Chacun porte, il est vrai, un message, une vérité, une conviction qu’il cherche à faire partager. Chacun est pétri par une culture qui le constitue dans son humanité particulière et c’est à travers elle qu’il entre en communication avec les autres. Il serait illusoire de penser que nous pourrions atteindre immédiatement l’humanité commune, dépouillée de ses marques historiques, charnelles, concrètes. Et cependant nous pressentons bien que ces marques ne doivent pas nous enfermer dans nos particularismes. S’agissant de Dieu, nous savons qu’il est infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons en concevoir et que nous n’avons jamais fini de le découvrir. S’agissant de l’homme, nous savons un peu mieux maintenant que le miroir brisé de nos identités doit être reconstitué pour refléter l’homme parfait… Le maître mot de ma foi aujourd’hui est donc le dialogue. Non par tactique ou opportunisme, mais parce que le dialogue est constitutif de la relation de Dieu à l’humanité. J’apprends avec Jésus que Dieu même, pour se faire connaître et manifester sa volonté, a emprunté à l’humanité ses mots et jusqu’à sa chair. Je constate que toute l’histoire sainte se déroule sous le signe de la communication rompue et retrouvée dans un dialogue dont Dieu prend l’initiative. La fécondité de cette histoire lui vient de cet échange d’amour dialogal qui s’inscrit contre la rupture diabolique de l’origine. Jésus a donné sa vie pour manifester cet amour. Et il l’a fait en plaçant sa vie et son œuvre sur les lignes de fracture de l’humanité blessée : fracture de l’homme désorienté parce qu’il a perdu le sens de sa vie, fracture entre les humains qui s’excluent ou s’exploitent et s’écria-sent les uns les autres, fracture entre les croyants qui se mettent à la place de Dieu et se jugent et se condamnent à l’enfer. Il a ouvert les bras pour étendre entre les ennemis le pont de la réconciliation. Le signe de la croix, qui paraît tellement blasphématoire à tant de croyants, est pour nous le trait d’union entre Dieu et l’humanité et entre les humains. Cette croix porte un homme écartelé qui donne sa vie plutôt que de la prendre aux autres pour réaliser le projet de Dieu. Que l’autre, que tous les autres, soit la passion et la blessure par lesquels Dieu pourra faire irruption dans les forteresses de notre suffisance pour y faire naître une humanité nouvelle et fraternelle. Il y va de l’avenir de notre de la foi dans notre histoire. Pierre CLAVERIE évêque d’Oran

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