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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 22:44

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A Cracovie du 9 au 13 septembre 2013 a eu lieu le chapitre provincial de Pères Capucins. "La communauté le lieu de conversion, de croissance dans la foi et de temoignage" c'est le thème de reflexion de 63 frères reunis.

 

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 17:55

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C’est  «une Eglise en fête et rayonnante de joie» qui s’est rassemblée les 7 et 8 septembre 2013 à Pontoise, à l’occasion du traditionnel pèlerinage de Notre-Dame de Pontoise, présidée pour la première fois par Mgr Lalanne.

Près de 700 jeunes et leurs animateurs, de nombreuses familles et adultes ont ainsi pris le temps de réfléchir, prier, manger, marcher sur les pas de Marie. Cette année, la veillée du samedi soir coïncidait avec l’appel du pape François à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie et dans le monde.

Les nombreux pèlerins se sont retrouvés dimanche en fin d’après-midi, dans une cathédrale pleine, pour célébrer la messe finale.

 

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 16:18

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Lors de la prière de l'Angélus, dimanche 1er septembre 2013, le Pape François s'est fait l'interprète du «cri de la paix». «(...)ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s'annoncent» a-t-il expliqué.

C'est pourquoi le 7 septembre prochain, veille de la Fête de la naissance de la Vierge Marie, sera pour l'Eglise une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Proche-Orient et dans le monde entier.

Si les évêques sont invités à vivre cette journée de prière dans leur diocèse respectif et à organiser des actions liturgiques à cette intention, le Pape a aussi adressé cet appel aux chrétiens des autres confessions, aux croyants des autres religions et à tous les hommes bonne volonté car, a-t-il souligné, «la paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé».

Texte du Pape François, Angélus du 1er septembre 2013

Chers frères et sœurs, bonjour !

Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre, mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.

J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce Pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : Que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir ! Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d’écouter la voix de leur conscience, de ne pas s’enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l’autre comme un frère et d’entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j’exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.

Qu’aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce Pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l’aide nécessaire.

Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ? Comme le disait le Pape Jean XXIII : À tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l’amour (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].

Qu’une chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C’est une forte et pressante invitation que j’adresse à toute l’Église catholique, mais que j’étends à tous les chrétiens d’autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu’elle est un bien de toute l’humanité.

Je le répète à haute voix : ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix.

Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Église, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

Le 7 septembre, sur la Place Saint-Pierre – ici – de 19h00 à 24h00, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée Nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.

À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Elle est mère : qu’elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants ! Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

 

Source : www.cef.fr

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 22:49
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XI Czuwanie z Ojcem Pio odbędzie się z 15 na 16 czerwca 2013 roku w Sanktuarium Bożego Miłosierdzia w Łagiewnikach. Ponieważ przeżywamy Rok Wiary, hasło tegorocznego czuwania brzmi: „Będziecie moimi świadkami”. Gościem spotkania będzie o. Nazario Vasciarelli, w latach 1998-2007 gwardian klasztoru w Pietrelcinie i San Giovanni Rotondo, autor książki o Ojcu Pio jako nauczycielu wiary dla młodych

 

XI Czuwanie z Ojcem Pio w Roku Wiary
„Będziecie moimi świadkami”  
Kraków Łagiewniki
15/16 czerwca 2013




Gość czuwania

 
Nazario Vasciarelli OFMCap

♦ w latach 1998-2007 gwardian klasztoru w Pietrelcinie i San Giovanni Rotondo
♦ autor książki o Ojcu Pio jako nauczycielu wiary dla młodych



Program

21.00 – Rozpoczęcie w Bazylice Bożego Miłosierdzia, Apel Jasnogórski
21.15 – Konferencja: „Ojciec Pio – świadek wiary” – o. Nazario Vasciarelli OFMCap
przerwa
22.30 – Konferencja: „Jak przekazywać wiarę dzisiaj?” – Wspólnota „Dom Boży” z Wrocławia
przerwa
24.00 – Eucharystia: homilia o Nazario Vasciarelli OFMCap
przerwa
2.30 – Koronka do Bożego Miłosierdzia
3.00 – Czuwanie modlitewna z nabożeństwem wyznania wiary – Wspólnota przymierza „Charisma” z Krakowa
około 5.00 – Zakończenie

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:29

Texte de l'homélie prononcée par Mgr Stanislas Lalanne

 


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Quelle figure sympathique que celle de Thomas !

Je dis « sympathique » parce qu’en nous regardant dans le miroir de l’Evangile, nous avons l’impression de nous reconnaître nous-mêmes dans son portrait !

Il nous faut avoir beaucoup de reconnaissance envers l’apôtre Thomas. S’il n’avait pas été là, il manquerait quelque chose, quelqu’un qui nous représenterait, quelqu’un en qui nous puissions nous reconnaître, quelqu’un qui n’arrive pas à y croire…

Thomas, c’est l’homme ou la femme moderne typique ! A la fois indépendant et questionneur.


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D’abord, il ne croit pas les autres sur Parole. Il se méfie des illusions collectives, des évidences communes, des informations non critiquées… Il veut se faire une opinion par lui-même. Il veut juger avec ses propres critères personnels, dans le droit fil de l’exaltation contemporaine de l’individu. Et son critère à lui, c’est la vérification et la vérification par la matérialité du corps. « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n’y croirai pas. »

Thomas, c’est donc, avant l’heure, le « scientifique » que nous sommes tous plus ou moins, pas fermé à un au-delà visible, mais voulant des preuves, un objet non seulement à voir mais à toucher, à palper, à manipuler. Il est bien notre « jumeau »… Mais à force de nous assimiler au doute méthodique de Thomas, nous risquons d’oublier que Thomas est différent de nous sur deux points au moins.


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D’une part, ce qu’il demande finalement, ce n’est pas la preuve de la divinité de Jésus, mais plutôt la preuve de son humanité. Il veut toucher son corps !

D’autre part, la seconde différence entre Thomas et nous, c’est que finalement Thomas, lui, il a vu. Nous ne savons pas s’il a mis ses mains dans les plaies du Christ, l’Evangile ne le dit pas. Mais il a vu et il est allé de la vue à la foi. C’est ce que Jésus lui dit clairement : « Parce que tu m’as vu, tu crois. » Et ce que Jésus dit à Thomas, il peut le dire à tous les disciples qui l’ont suivi sur les routes de Palestine et jusqu’aux rencontres pascales à Jérusalem, à Emmaüs ou au bord du lac. C’est cela le privilège de la première génération.

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Mais Jésus s’empresse d’ajouter une neuvième béatitude pour les générations suivantes dont nous sommes : « Heureux, bienheureux, ceux qui croient sans avoir vu. » Si nous n’avons pas vu, le témoignage de ceux qui ont vu est parvenu jusqu’à nous. Nous accueillons leur témoignage, et l’Esprit du Christ ressuscité nous donne de faire nôtre leur propre foi. L’expérience de la première génération n’est donc pas dévaluée : c’est bien sur elle que notre foi repose.

En somme, on pourrait dire que les disciples de Jésus ont vu et puis ont cru. A nous, à l’inverse, il nous est demandé de croire sans voir, ou plutôt de croire pour éventuellement voir. Mais ne nous laissons pas impressionner par la distance et la différence entre les premiers disciples et nous-mêmes aujourd’hui. Car pour eux comme pour nous ce soir, la démarche de foi implique un changement - du rapport au monde, - du rapport au Christ, - du rapport à l’Esprit.


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Rapport au monde. Au premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils se trouvaient. Et ils agissent de la même façon la semaine suivante. Bel exemple de rapport au monde : on a peur de l’hostilité supposée des autres ! On s’enferme à double tour. Devenir croyant en Jésus ressuscité va être passer :

- de la crainte à la confiance,

- du conflit à la paix,

- de la fermeture à l’ouverture,

- du repli à la mission.

Le monde n’est pas menaçant, il est seulement ouvert aux courants d’air et à tout vent de doctrine. Il attend une parole de vérité. Ne le diabolisons pas ! Ce monde est aimé de Dieu tel qu’il est et non pas tel que nous rêverions qu’il soit. Il est appelé au salut.

Chers amis, n’ayez pas peur d’engager le dialogue, d’entrer en conversation avec le monde pour partager ce trésor.


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Rapport au Christ. Etre chrétien sera bien sûr toujours croire au Christ mais dans sa double identité de crucifié-ressuscité, d’homme-Dieu. Là aussi la joie de la résurrection peut nous faire oublier les aspérités du chemin de croix. Or Jésus apparaissant après Pâques ne montre pas ses attributs glorieux. Il donne à voir « ses mains et son côté ». Ce que voit Thomas, ce sont des trous : trous aux mains, aux pieds, au thorax. Un corps troué, un corps ouvert, un corps traversé, signe du don absolu. C’est par sa manière de risquer son humanité jusqu’à l’anéantissement sous la violence de l’histoire qu’il atteste sa divinité. Jésus a offert sa vie pour donner la vie.


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Rapport à l’Esprit. Ce crucifié-ressuscité ne nous tourne pas seulement vers le passé de sa Passion, mais vers l’avenir de la mission. Et c’est là que, dès la première apparition à ses disciples, Jésus fait un geste extraordinaire : « Il répandit sur eux son souffle. » Ce souffle est celui-là même de la création cosmique au livre de la Genèse. Ce souffle qui va permettre de poursuivre l’œuvre du Christ et notamment de partager le pardon de Dieu. Nous ne manquons plus de souffle ! Vivre la foi chrétienne, pour la première génération comme pour nous dans le Val-d’Oise, ce sera toujours :

- sortir des enfermements personnels et collectifs,

- reconnaître le crucifié-ressuscité,

- se laisser recréer par le souffle de l’Esprit.

Vivre la foi chrétienne, pour la première génération comme pour nous dans le Val-d’Oise, ce sera toujours accepter de se laisser envoyer.

 

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« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Envoyés pour annoncer avec audace la joie d’être aimés, la joie de croire, pour dire Dieu dans la diversité des cultures, des langues, au cœur de la vie sociale… Quelle superbe mission reçue ! Cet envoi, cet appel, il est adressé à tous, au titre de notre baptême et de notre confirmation. Il n’est pas réservé à quelques spécialistes de la mission, de l’annonce de la foi ! Cet appel est adressé : - aux plus jeunes comme au plus anciens, - aux catéchumènes et aux néophytes, si nombreux dans notre diocèse, comme aux baptisés de longue date, - aux malades et handicapés comme aux bien-portants, - à ceux dont la foi est chevillée au corps comme à ceux à la foi plus fragile, habités par le doute.


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A la suite de Thomas et des apôtres, il s’agit d’entendre l’appel, en demandant la grâce de la réponse, l’appel à emprunter le chemin de l’amour, de liberté et de service qui a été celui du Christ. Le Pasteur de l’Eglise de Pontoise, c’est le Christ. Il ne saurait en être autrement, aujourd’hui et demain. Notre Pasteur, c’est le Christ. Et je sais bien que je pourrai être son apôtre que si, avec vous, je suis le disciple de Celui en qui j’ai mis ma foi, de Celui à qui je peux dire, à la suite de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Amen.

 


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 23:22

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CÉLÉBRATION DE LA PASSION DU SEIGNEUR

HOMÉLIE DU PÈRE RANIERO CANTALAMESSA, O.F.M. Cap.

Basilique Saint-Pierre
Vendredi Saint 29 mars 2013

(Vidéo)

« Tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu, lui qui leur donne d'être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car Dieu a exposé le Christ sur la croix, par l'offrande de son sang, […], pour manifester, au temps présent, ce qu'est sa justice qui sauve. Telle est sa manière d'être juste et de rendre juste celui qui met sa foi en Jésus. » (Rm 3, 23-26).

Nous voici au sommet de l’année de la foi et à son moment décisif. Voilà la foi qui sauve, la « foi qui triomphe du monde » (1 Jn 5, 5)! La foi – appropriation par laquelle nous faisons nôtre le salut accompli par le Christ, nous revêtons le manteau de sa justice. D’un côté il y a la main tendue de Dieu qui offre sa grâce à l’homme; de l’autre la main de l’homme qui se tend pour l’accueillir avec foi. La « nouvelle alliance éternelle » est scellée par une poignée de main entre Dieu et l’homme.

Nous avons la possibilité de prendre, ce jour-là, la décision la plus importante de toute notre vie, celle qui ouvre grand les portes de l’éternité : croire ! Croire que « Jésus est mort pour nos fautes et ressuscité pour notre justification » (Rom 4, 25) ! Dans une homélie pascale du IVème siècle, voici ce que disait l’évêque dans un langage extraordinairement moderne et existentiel : « Pour chaque homme, le début de la vie est celui à partir duquel le Christ s’est immolé pour lui. Mais le Christ s’est immolé pour lui au moment où il a reconnu la grâce et où il est devenu conscient de la vie qui lui a été donnée par cette immolation » ( Homélie pascale de l’année 387 , dans SCh 36, p. 59 s.).

Quelle chose extraordinaire ! Ce Vendredi Saint célébré durant l’Année de la foi et en présence du nouveau successeur de Pierre, pourrait être, si nous le voulons, le début d’une nouvelle existence. L’évêque Hilaire de Poitiers, converti au christianisme à l’âge adulte, en repensant à sa vie passée disait: « Avant de te connaître, je n’existais pas ».

La seule chose qu’on nous demande c’est de ne pas nous cacher comme Adam après la faute, de reconnaître que nous avons besoin d’être justifiés ; que nous ne nous justifions pas nous-mêmes. Le publicain de la parabole monta au Temple et fit une très courte prière: « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ». Et Jésus dit que cet homme rentra chez lui « justifié », c’est-à-dire devenu un homme juste, pardonné, un autre homme, en chantant allègrement, j’en suis sur, dans son cœur (Lc 18,14). Qu’avait-il fait de si extraordinaire ? Rien, il s’était mis dans la verité devant Dieu, et c’est l’unique chose dont Dieu a besoin pour agir.

* * *

Comme celui qui, pendant l’escalade à une paroi alpine, vient de surmonter un passage dangereux et s’arrête un instant pour reprendre son souffle et admirer le nouveau panorama qui s’ouvre devant lui, ainsi fait l’apôtre Paul, au début du chapitre 5 de la Lettre aux Romains:

« Justifiés donc par la foi, nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n'est pas tout : la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la valeur éprouvée ; la valeur éprouvée produit l'espérance ; et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné. » (Rm 5, 1-5).

Aujourd’hui, on fait des photos satellitaires à rayons infrarouges de régions entières de la terre, voir de la planète dans sa totalité. Comme le panorama vu d’en-haut, à la lumière de ces rayons, est diffèrent par rapport à ce que nous voyons à la lumière naturelle et en étant dedans! Je me souviens de l’une des toutes premières photos satellitaires diffusées dans le monde; celle-ci reproduisait toute la péninsule du Sinaï. Les couleurs étaient très différentes, les reliefs et les dépressions plus marquées. C’est un symbole. La vie humaine aussi, vue aux rayons infrarouges de la foi, du haut du Calvaire, paraît différente de ce que l’on voit « à l’œil nu ».

« Tous – disait le sage de l’Ancien Testament – ont un même sort, le juste et le méchant... Je regarde encore sous le soleil : à la place du droit, là se trouve le crime, à la place du juste se trouve le criminel » (Qo 3, 16; 9, 2). Et en effet de tout temps on a vu l’iniquité triompher et l’innocence humiliée. Mais pour ne pas avoir à croire qu’il existe dans le monde quelque chose de fixe et de sûr, relève Bossuet, voilà qu’il nous arrive parfois de voir le contraire, c’est-à-dire de voir l’innocence sur le trône et l’iniquité sur l’échafaud. Mais que répondait Qohélet à cela ? « Alors je me dis en moi-même : le juste et le criminel Dieu les jugera, car il y a un temps pour toutes choses » (Qo 3, 17). Il a trouvé le point d’observation qui remet l’âme en paix.

Ce que Qohélet ne pouvait pas savoir et que nous, par contre, nous savons c’est que ce jugement a déjà eu lieu: « C’est maintenant – dit Jésus en entrant dans sa passion – le jugement de ce monde ; maintenant le Prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 31-32).

En Jésus-Christ mort et ressuscité le monde a atteint sa destination finale. Le progrès de l’humanité avance aujourd’hui à un rythme vertigineux et celle-ci voit se déployer devant elle des horizons nouveaux et impensables, fruit de ses découvertes. Pourtant, on peut dire que la fin des temps a déjà eu lieu, car en Christ, monté à la droite du Père, l’humanité a atteint sa destination finale. Les cieux nouveaux et la terre nouvelle ont déjà commencé. Malgré toutes les misères, les injustices, les monstruosités, présentes sur terre, l’ordre du monde définitif a déjà commencé en lui. Ce que nous voyons de nos yeux peut nous suggérer le contraire, mais le mal et la mort sont en réalité battus à jamais. Leurs sources sont asséchées ; la réalité c’est que Jésus est le Seigneur du monde. Le mal a été radicalement vaincu par l’œuvre de rédemption qu’il a opérée pour nous. Le nouveau monde a déjà commencé.

Une chose surtout paraît différente, vue avec les yeux de la foi: la mort! Le Christ est entré dans la mort comme on entre dans une sombre prison; mais il en est sorti en passant par l’autre mur. Il n’est pas retourné là d’où il était venu, comme Lazare qui se remet à vivre pour mourir à nouveau. Il a ouvert une brèche vers la vie que personne ne pourra refermer, et pour laquelle tous peuvent le suivre. La mort n’est plus un mur contre lequel se brise toute espérance humaine ; elle est devenue un pont vers l’éternité. Un « pont des soupirs », peut-être parce que personne n’aime mourir, mais un pont, non plus un abîme qui avale tout. « L’amour est fort comme la mort, dit le Cantique des cantiques » (Ct 8,6). En Jésus-Christ il a été plus fort que la mort !

Dans son « Histoire ecclésiastique du peuple anglais », Bède le Vénérable raconte comment la foi chrétienne fit son entrée dans le nord de l’Angleterre. Quand les missionnaires venus de Rome arrivèrent dans le Northumberland, le roi local convoqua un conseil des dignitaires pour décider s’il fallait ou pas leur permettre de répandre le nouveau message. Certains y étaient favorables, d’autres pas. C’était l’hiver et dehors il neigeait et c’était la tempête, mais la pièce était éclairée et chaude. A un certain moment un petit oiseau entra par un trou du mur, voleta apeuré quelques instants dans la pièce, puis disparut par un autre trou dans le mur d’en face.

Alors une des personnes du conseil se leva et dit : « Sire, notre vie dans ce monde ressemble à ce petit oiseau. Nous venons, nous ne savons pas d’où, nous profitons de la lumière et de la chaleur du monde un instant et puis nous disparaissons à nouveau dans l’obscurité, sans savoir où nous allons. Si ces hommes sont en mesure de nous révéler quelque chose du mystère de notre vie, nous devons les écouter ». La foi chrétienne pourrait revenir sur notre continent et dans le monde sécularisé pour la même raison que celle qui l’a faite arriver : c’est-à-dire comme la seule à avoir une réponse sûre à donner aux grandes interrogations de la vie et de la mort.

* * *

La croix sépare les croyants des non croyants, car pour les uns celle-ci est « scandale » et « folie » et pour les autres « puissance » et « sagesse » de Dieu (cf. 1 Co 1, 23-24); mais dans un sens plus profond celle-ci unit tous les hommes, croyants et non croyants. « Jésus allait mourir […] non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés » (cf. Jn 11, 51 s.). Les cieux nouveaux et la terre nouvelle sont à tout le monde et pour tout le monde, car le Christ est mort pour tous.

C’est de tout cela que naît l’urgence d’évangéliser : « L'amour du Christ nous presse, à la pensée qu’un seul est mort pour tous » (2 Co 5,14). Il nous presse à l’évangélisation! Annonçons au monde la bonne nouvelle qu’« il n'y a plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, car la loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus nous a affranchis de la loi du péché et de la mort » (Rm 8,1-2).

Il y a un court récit de Franz Kafka qui est un puissant symbole religieux, et prend une signification inédite, presque prophétique, écouté le vendredi saint. Il s’intitule « Un message impérial ». Ce récit parle d’un roi qui, sur son lit de mort, appelle à son chevet un de ses sujets et lui susurre un message à l’oreille. Ce message est si important qu’il se le fait répéter, à son tour, à l’oreille. Puis il renvoie le messager qui se met en route. Mais écoutons directement de l’auteur la suite du récit, aux accents oniriques, proche du cauchemar, propres à cet écrivain:

« Avançant un bras, puis l’autre, le messager se fraye un chemin à travers la foule ; s’il rencontre de la résistance, il désigne sa poitrine qui porte le signe du soleil ; il avance ainsi, avec une très grande facilité. Mais la foule est immense, elle est partout. Si l’espace s’ouvrait devant lui, comme il volerait ! Tu entendrais bientôt le martèlement glorieux de ses poings à ta porte. Mais hélas, ses efforts restent vains ! Il continue de peiner pour se frayer un chemin à travers les appartements du palais central desquels il ne sortira jamais. Et s’il y parvenait, il n’en serait pas plus avancé ; dans la descente des escaliers, il aurait encore à se battre ; et s’il parvenait jusqu’en bas, il n’aurait encore rien fait, il lui faudrait traverser les cours ; et après les cours, le second cercle de palais, et de nouveau des escaliers et des cours, et de nouveau un palais ; et ainsi de suite durant les siècles des siècles. Et si enfin il se précipitait par la dernière porte – mais jamais, jamais cela ne pourrait se produire – il trouverait devant lui la Ville impériale, le centre du monde, la Ville ont sont entassées des montagnes de ses détritus. Là, personne ne pénètre, même avec le message d’un mort. Mais toi tu es assis à ta fenêtre, et tu rêves de ce message quand vient le soir ».

Sur son lit de mort, le Christ aussi a confié à son Eglise un message: « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). Il y a encore tant d’hommes qui sont à la fenêtre et rêvent, sans le savoir, d’un message comme le sien. Jean, nous venons de l’entendre, affirme que le soldat a transpercé le côté du Christ sur la croix afin que cette parole de l’Ecriture s’accomplisse : « Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé » (Jn 19, 37). Dans l’Apocalypse il ajoute: « Voici qu'il vient parmi les nuées, et tous les hommes le verront, même ceux qui l'ont transpercé, et, en le voyant, toutes les tribus de la terre se lamenteront » (Ap 1,7).

Cette prophétie n’annonce pas la venue finale du Christ, quand l’heure ne sera désormais plus à la conversion mais au jugement. Il décrit au contraire la réalité de l’évangélisation des peuples. En elle se vérifie une mystérieuse, mais réelle venue du Seigneur qui leur apporte le salut. Leurs pleurs ne seront pas des pleurs de désespoir, mais des pleurs de guérison et de consolation. Tel est le sens de l’Ecriture prophétique que Jean voit se réaliser lorsque le Christ est transpercé sur le côté, c’est à dire celle de Zacharie 12, 10: « Je répandrai sur la maison de David et sur l'habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont vers moi, celui qu'ils ont transpercé. »

L’évangélisation a une origine mystique; c’est un don qui vient de la croix du Christ, de ce côté transpercé, ouvert, de ce sang et de cette eau. L’amour du Christ, comme l’amour trinitaire dont il est la manifestation historique, est « diffusivum sui », tend à se répandre et à atteindre toutes les créatures, « spécialement celles qui ont le plus besoin de sa miséricorde ». L’évangélisation chrétienne n’est pas « conquête », n’est pas « propagande » ; c’est un don de Dieu au monde en son Fils Jésus. C’est donner à la Tête la joie de sentir la vie s’écouler de son cœur vers son corps, jusqu’à en vivifier ses membres les plus lointains.

Nous devons faire en sorte que l’Eglise ne ressemble jamais à ce château compliqué et encombré décrit par Kafka, et que le message puisse sortir d’elle libre et joyeux comme lorsqu’il a commencé sa course. Nous savons quels sont les empêchements qui peuvent retenir le messager: les murs diviseurs, à commencer par ceux qui séparent les différentes églises chrétiennes entre elles, l’excès de bureaucratie, les restes d’apparats, lois et controverses passées, devenus désormais de simples détritus.

Dans l'Apocalypse, Jésus dit qu'il se tient à la porte et frappe (Ap 3,20). Parfois, comme l'a souligné notre Pape François, il ne frappe pas pour entrer, mais frappe de l'intérieur pour sortir. Sortir à la «banlieue existentielle du péché, de la souffrance, de l'injustice, de l'ignorance et de l'indifférence religieuse, de la pensée et de toutes les formes de misère. »

C’est comme avec certains vieux édifices. Au fil des siècles, pour s’adapter aux exigences du moment, ceux-ci sont remplis de cloisons, d’escaliers, de salles et petites salles. Le moment arrive quand l’on s’aperçoit que toutes ces adaptations ne répondent plus aux exigences actuelles, qu’elles sont même un obstacle, et il faut alors avoir le courage d’abattre tout cela, et de ramener l’édifice à la simplicité et à la linéarité de ses origines. C’est la mission que reçut un jour un homme qui priait devant le crucifix de Saint Damien : « Va, François, et répare ma maison ».

« Qui peut-être à mesure de cette tache ? », se demandait atterré l’Apôtre Paul devant le devoir surhumain d’être « la bonne odeur du Christ » dans le monde; et voici sa réponse qui vaut encore aujourd’hui: « Ce n'est pas que de nous-mêmes nous soyons capables de revendiquer quoi que ce soit comme venant de nous; non, notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'Esprit ; car la lettre tue, l'Esprit vivifie » (2 Co 2, 16; 3, 5-6).

Puisse l’Esprit Saint, en ce moment où s’ouvre pour l’Eglise un temps nouveau, plein de promesses et d’espérance, réveiller chez les hommes, qui sont à la fenêtre, l’attente du message et chez les messagers la volonté de le leur faire parvenir, au prix même de leur vie.

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 23:43
topelement
MESSE CHRISMALE
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique vaticane
Jeudi saint, 28 mars 2013

 

Chers frères et sœurs,


C’est avec joie qu’en tant qu’Évêque de Rome, je célèbre cette première Messe chrismale. Je vous salue tous avec affection, vous en particulier chers prêtres qui vous souvenez avec moi aujourd’hui du jour de votre Ordination.

Les lectures, le psaume aussi, nous parlent de ceux qui ont reçu l’onction: le serviteur de Dieu chez Isaïe, le roi David, et Jésus, Notre Seigneur. Les trois ont en commun que l’onction qu’ils reçoivent, est pour oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs. Leur onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les opprimés… Une très belle image de cet « être pour » du Saint Chrême est celle que nous offre le psaume 133 : « On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descend sur les bords de son vêtement » (v. 2). L’image de l’huile qui se répand - qui descend de la barbe d’Aaron jusqu’à la bordure de ses vêtements sacrés, est l’image de l’onction sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux confins de l’univers représenté par les vêtements.

Les vêtements sacrés du grand prêtre sont riches de symboles ; l’un d’eux est celui du nom des fils d’Israël inscrit sur les pierres d’onyx qui ornaient les épaulettes de l’éphod, dont provient notre actuelle chasuble, six noms sur la pierre de l’épaule droite, et six sur celle de l’épaule gauche (cf. Ex 28, 6-14). Sur le pectoral aussi étaient inscrits les noms des douze tribus d’Israël (cf. Ex 28, 21). C’est-à-dire que le prêtre célèbre en chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en portant leurs noms gravés en son cœur. Revêtir notre humble chasuble peut bien nous faire sentir, sur les épaules et dans notre cœur, le poids et le visage de notre peuple fidèle, de nos saints et de nos martyrs, il y en a beaucoup à notre époque !

De la beauté de la chose liturgique, qui n’est pas seulement un ornement et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé, considérons-en maintenant l’action ! L’huile précieux qui oint la tête d’Aaron ne se contente pas de parfumer sa personne mais se diffuse et atteint toutes les ‘périphéries’. Le Seigneur le dira clairement : son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction, chers frères, n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que l’huile deviendrait rance … et le cœur amer.

On reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple ; c’est une preuve claire. Quand nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte : lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visage de ceux qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Évangile annoncé avec l’onction, lorsque l’Évangile que nous prêchons, arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche comme l’huile d’Aaron aux extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations limites, les ‘périphéries’ où le peuple fidèle est exposé à l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi. Les fidèles nous en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies, leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont encouragés à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver jusqu’au Seigneur : « priez pour moi, père, car j’ai tel problème… » ; « bénissez-moi, père » et « priez pour moi », sont le signe de ce que l’onction est parvenue jusqu’à l’extrémité du manteau car elle est transformée en demande, demande du Peuple de Dieu. Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois seulement matérielle ou même banale - mais elle l’est seulement apparemment -, le désir de nos fidèles de recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous la détenons. Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur, l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse lorsqu’elle toucha le bord de son manteau. Cet épisode de la vie de Jésus, présent au milieu des gens qui le pressent de partout, traduit toute la beauté d’Aaron vêtu comme prêtre avec l’huile qui descend le long de ses vêtements. C’est une beauté cachée qui resplendit seulement pour des yeux remplis de foi de cette femme qui souffrait de pertes de sang. Les disciples eux-mêmes - futurs prêtres - ne réussissent pas à voir, ni ne comprennent : de la ‘périphérie existentielle’, ils voient seulement la superficialité de la multitude qui presse de partout Jésus jusqu’à le suffoquer (cf. Lc 8, 42). Le Seigneur, en revanche, sent la force de l’onction divine qui arrive jusqu’aux bords de son manteau.
C’est ainsi que nous devons faire l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité rédemptrice : aux ‘périphéries’ où se trouve la souffrance, où le sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des prisonniers de tant de mauvais patrons. Ce ne sont pas précisément dans les auto-expériences ou les introspections répétées que nous rencontrons le Seigneur : les cours pour s’aider soi-même dans la vie peuvent être utiles, mais vivre notre vie sacerdotale en passant d’un bord à l’autre, de méthode en méthode, pousse à devenir pélagiens, à minimiser le pouvoir de la grâce qui s’actualise et croît dans la mesure selon laquelle, avec foi, nous sortons pour nous donner nous-mêmes et pour donner l’Évangile aux autres ; pour donner la petite onction que nous tenons à ceux qui n’ont rien de rien.

Le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie - je ne dis pas « jamais » car, grâce à Dieu, les fidèles nous ‘volent’ l’onction -, perd le meilleur de notre peuple, ce qui est capable d’allumer le plus profond de son cœur de prêtre. Celui qui ne sort pas de lui-même, au lieu d’être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire. Nous connaissons tous la différence : l’intermédiaire et le gestionnaire « ont déjà reçu leur récompense », et comme ils ne paient pas d’eux-mêmes, ni de leur cœur, ils ne reçoivent pas non plus un merci affectueux qui vient du cœur. De là provient précisément cette insatisfaction chez certains qui finissent par être tristes, des prêtres tristes, et convertis en collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés au lieu d’être des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’ – cela je vous le demande : soyez des pasteurs avec ‘l’odeur de leurs brebis’, que celle-ci se sente ‑ ; au lieu d’être des pasteurs au milieu de leur propre troupeau, et pêcheurs d’hommes. En vérité, ladite crise d’identité sacerdotale nous menace tous et se greffe sur une crise de civilisation ; mais si nous savons dompter cette vague, nous pourrons prendre le large au nom du Seigneur et jeter les filets. Il est bon que la réalité même nous pousse à aller là où ce que nous sommes par grâce apparaît clairement comme étant pure grâce, sur cette mer du monde actuel où seule compte l’onction - et non la fonction -, et seront remplis les filets jetés seulement au nom de Celui en qui nous nous sommes confiés : Jésus.


Chers fidèles, soyez proches de vos prêtres par l’affection et par la prière afin qu’ils soient toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu.

Que le Père renouvelle en nous, chers prêtres, l’Esprit de Sainteté par lequel nous avons reçu l’onction, qu’Il le renouvelle en notre cœur de telle manière que l’onction rejoigne tous, même les ‘périphéries’, là où notre peuple fidèle en a le plus besoin et l’apprécie. Que nos fidèles nous sentent disciples du Seigneur, qu’ils comprennent que nous sommes revêtus de leur noms, et que nous ne cherchons nulle autre identité ; qu’ils puissent recevoir, par nos paroles et nos œuvres, cette huile de joie que Jésus, l’Oint du Seigneur, est venu nous donner. Amen.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 21:07

L'œuvre

Au XXIe siècle, les experts attribuent avec certitude à Matthias Grünewald dix œuvres dont plusieurs polyptyques et 35 dessins, répartis dans des collections européennes et américaines. Sa première toile incontestée est l'émouvant Christ outragé, datant de 1503, conservé à la Alte Pinakothek de Munich, qui est très proche de la peinture du gothique tardif dans la vallée du Rhin. Son œuvre la plus célèbre est le Retable d'Issenheim, pièce maîtresse des collections du Musée Unterlinden de Colmar.

 

W UkrzyżowaniuOłtarza z Isenheim brak łotrów, rzymskich żołnierzy i obserwującej kaźń gawiedzi. Jedynymi świadkami wydarzenia są pogrążeni w rozpaczy najbliżsi. Na ogromnym krzyżu, na całą wysokość malowidła, wisi rozpięte umęczone ciało Chrystusa. Chociaż Grünewald dobrze zna prawa perspektywy, postać Chrystusa jest znacznie większa od pozostałych.

Malarz przedkłada uczucia nad „szkiełko i oko“ i nie odżegnuje się od średniowiecznej tradycji, która rozmiarem podkreśla znaczenie bohaterów przedstawień. Także brak symetrii (krzyż z Chrystusem przesunięty jest w prawo, z lewej widzimy aż trzy osoby, po prawej tylko jedną) wzmaga ekspresję i budzi poczucie niepokoju, jak gdyby wraz ze śmiercią Chrystusa została zachwiana równowaga świata.

Grünewald z niezwykłym realizmem ukazuje mękę Zbawiciela. Nigdy dotąd Chrystus nie został tak „ucieleśniony“, przedstawiony jako udręczony i torturowany człowiek. Cierpieniu fizycznemu towarzyszy rozpaczliwy żal bliskich. Postaci Marii odpowiada echem sylwetka Marii Magdaleny: obie umieszczone są na tej samej kompozycyjnej przekątnej, z rękami wyciągniętymi w podobnym błagalnym geście modlitwy. Święty Jan Ewangelista podtrzymuje omdlewającą z bólu Matkę Jezusa, odzianą w dziewiczo białą szatę. To cierpienie milczące i bezgraniczne. Bardziej uzewnętrzniony jest żal Marii Magdaleny, która klęczy wznosząc ramiona w stronę Chrystusa. Ręce wyrażają ból dobitniej niż twarze: wzniesione ku niebu, skręcone w śmiertlenym skurczu palce Chrystusa i wyłamane dłonie zrozpaczonych kobiet.

Z drugiej strony krzyża święty Jan Chrzciciel wskazuje Mesjasza. Napis przypomina jego słowa przytoczone przez świętego Jana Ewangelistę (3,30): „Trzeba, by On wzrastał, a ja się umniejszał.“ Jan Chrzciciel – stracony przed śmiercią Chrystusa – nie mógł byś świadkiem Męki. Malarz umieszcza go obok mistycznego Baranka: niewzruszony, posągowy prorok zdaje się nie cierpieć, rozumie cenę i wartość Odkupienia.

Chyba żaden artysta nie może mierzyć się z Grünewaldem pod względem dobitności przedstawionego cierpienia. Tu ból i dramat wypełniają każdy fragment obrazu. Powściągliwa kolorystyka i tło w postaci surowego, skrytego w ciemnościach pejzażu, który zajmuje dwie trzecie powierzchni malowidła, wzmacniają wrażenie tragiczności.

Fragment pochodzi z: „Wielcy Malarze“, nr 136: Matthias Grünewalda

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 22:11

      

 

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HOMELIE DU PAPE FRANCOIS

Chers frères et sœurs !

Je remercie le Seigneur de pouvoir célébrer cette Messe de l’inauguration de mon ministère pétrinien en la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie et Patron de l’Église universelle : c’est une coïncidence très riche de signification, et c’est aussi la fête de mon vénéré Prédécesseur : nous lui sommes proches par la prière, pleins d’affection et de reconnaissance.

Je salue avec affection les Frères Cardinaux et Évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses et tous les fidèles laïcs. Je remercie de leur présence les représentants des autres Églises et Communautés ecclésiales, de même que les représentants de la communauté juive et d’autres communautés religieuses. J’adresse mon cordial salut aux Chefs d’État et de Gouvernement, aux Délégations officielles de nombreux pays du monde et au Corps diplomatique.

Nous avons entendu dans l’Évangile que « Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt 1, 24). Dans ces paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph, celle d’être custos, gardien. Gardien de qui ? De Marie et de Jésus ; mais c’est une garde qui s’étend ensuite à l’Église, comme l’a souligné le bienheureux Jean-Paul II : « Saint Joseph a pris un soin affectueux de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps mystique, l’Église, dont la Vierge sainte est la figure et le modèle » (Exhort. apost. Redemptoris Custos, n. 1).

Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus.

Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ !

Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création ! La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien.

Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu ! Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme.

Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse !Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse.

Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !

Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits, ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25, 31-46).Seul celui qui sert avec amour sait garder !

Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4, 18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu.

Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné ! Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 15:30

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Rome, 24 février 2013 (Zenit.org) | 450 clics

Benoît XVI rappelle « le primat de la prière » dans la vie du chrétien, prière « sans laquelle tout l’engagement de l’apostolat et de la charité se réduit à de l’activisme ». C’est pourquoi il invite durant le carême à « donner le juste temps à la prière, personnelle et communautaire ».

Le pape a présidé le dernier angélus de son pontificat, ce dimanche 24 février 2013, avec des centaines de milliers de personnes du monde entier réunies place Saint-Pierre au Vatican. Paroles de Benoît XVI avant l’angélus (en italien)

 

Chers frères et sœurs,

 

Merci de votre affection ! Aujourd’hui, deuxième dimanche de Carême, nous avons un Evangile particulièrement beau, celui de la Transfiguration du Seigneur. L’évangéliste Luc met en relief particulier le fait que Jésus est transfiguré alors qu’il priait : il s’agit d’une expérience profonde de relation avec le Père durant une sorte de retraite spirituelle que Jésus vit sur une haute montagne en compagnie de Pierre, Jacques et Jean, les trois disciples toujours présents dans les moments de la manifestation divine du Maître (Lc 5,10; 8,51; 9,28).

Le Seigneur, qui peu avant, avait annoncé sa mort et sa résurrection (9,22), offre aux disciples une anticipation de sa gloire. Et dans la Transfiguration aussi, comme dans le baptême, résonne la voix du Père céleste : «Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le.» (9,35).

La présence de Moïse et d’Elie, qui représentent la Loi et les Prophètes de l’ancienne Alliance, est très significative: toute l’histoire de l’Alliance est orientée vers Lui, le Christ, qui accomplit un nouvel «exode» (9,31), non pas vers la terre promise comme au temps de Moïse, mais vers le Ciel.

L’intervention de Pierre : «Maître, il est heureux que nous soyons ici» (9,33) représente la tentative impossible de fixer une telle expérience mystique.

Saint Augustin commente : «[Pierre]…sur la montagne… avait le Christ comme nourriture de l’âme. Pourquoi aurait-il dû descendre pour retourner aux peines et aux souffrances, alors que là-haut il était rempli de sentiments de saint amour envers Dieu qui lui inspiraient par conséquent une sainte conduite ?» (Discours 78,3: PL 38,491).

 

En méditant sur ce passage de l’Evangile, nous pouvons en tirer un enseignement très important. Tout d’abord, le primat de la prière, sans laquelle tout l’engagement de l’apostolat et de la charité se réduit à de l’activisme.

Durant le Carême, apprenons à donner le juste temps à la prière, personnelle et communautaire, qui donne souffle à notre vie spirituelle. En outre, la prière n’est pas un isolement par rapport au monde et à ses contradictions, comme Pierre aurait voulu le faire sur le Tabor, mais l’oraison remet en route, ramène à l’action.

«L’existence chrétienne consiste en une ascension continue du mont de la rencontre avec Dieu pour ensuite redescendre, en portant l’amour et la force qui en dérivent, de manière à servir nos frères et sœurs avec le même amour que Dieu.» (n. 3).

 

Chers frères et sœurs, cette Parole de Dieu, je l’entends qui m’est adressée de façon particulière, en ce moment de ma vie (applaudissements). Merci ! Le Seigneur m’appelle à "monter sur la montagne", à me consacrer encore plus à la prière et à la méditation. Mais ceci ne signifie pas abandonner l’Eglise, au contraire, si Dieu me demande ceci, c’est justement pour que je puisse continuer à la servir avec le même dévouement et le même amour avec lesquels j’ai cherché à le faire jusqu’ici, mais de façon plus adaptée à mon âge et à mes forces.

Invoquons l’intercession de la Vierge Marie : qu’elle nous aide tous à toujours suivre le Seigneur Jésus, dans la prière et dans la charité active.

 

Paroles de Benoît XVI après l’angélus (En italien)

 

Chers frères et sœurs, Merci !

Remercions le Seigneur pour le rayon de soleil qu’il nous donne ! (En français)

Je vous salue affectueusement, chers amis de langue française ! En ce dimanche, je vous invite à poursuivre avec courage et détermination votre chemin de carême qui est un temps spirituel de conversion et de retour au Seigneur.

Je vous remercie de tout cœur de votre prière et de l’affection que vous me manifestez ces jours-ci !

Que Dieu vous bénisse ainsi que vos familles et vos communautés ! Bon carême à tous ! (A nouveau en italien)

J’adresse enfin un salut cordial à vous tous, de langue italienne.

Je sais que de nombreux diocèses sont présents, ainsi que des représentations de paroisses, associations, mouvements, institutions, et tant de jeunes, de personnes âgées et de familles.

Je vous remercie pour votre affection et pour votre solidarité, spécialement dans la prière, en ce moment particulier pour ma personne et pour l’Eglise.

A tous je souhaite un bon dimanche et une bonne semaine. Merci !

Dans la prière nous sommes toujours proches. Merci à vous tous !

 

© Libreria Editrice Vaticana Traduction de Zenit, Anne Kurian

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  • Congrégation des Soeurs Franciscaines
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Permanence :

de :   12h à 12h30

et de: 18h à 18h 30
Samedi et Dimanche sur RV

Soins infirmiers à domicile

Sur RV

Messes à Deuil et Montmorency

Messes dominicales à Deuil la Barre
Samedi à 18 h à Notre Dame

dimanche à 9h.30 
en l'église Notre Dame
Place des Victimes du V2
à 11h
en l'église Saint Louis
10 rue du Chateau

 

Messes dominicales à Montmorency

samedi à 18h30 à la Collégiale

dimanche à 10h

en l'église St.François

à 11h15

à la Collégiale

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